716 Exclusive Mix – Boulo Disjoké : Soul et Neons Mix


17.04.16 - Guillaume
SOIRÉE 716 LE SAMEDI 23 AVRIL AU 9B, PARIS (75020)

716lavie.com organise sa 1ère soirée musicale à Paris le samedi 23 avril au 9B, 68, boulevard de la Villette, Paris (75020), métro : Colonel Fabien ou Belleville, entrée gratuite.

Dans le cadre de la soirée Pacifique Force que j’organise au 9B le samedi 23 avril 2016, Boulo Disjoké a réalisé un mix spécial. Boulo Disjoké est disquaire en ligne et aux Puces de Saint Ouen, au marché Dauphine, sous le nom de GeminiCricket. Ce chercheur de vinyles fournit bon nombre de djs de la capitale ainsi que des djs internationaux de passage à Paris. Sa passion pour la musique antillaise est née sur les brocantes. Lorsqu’il s’est mis à chiner de manière active en 2007, il est tombé sur des lots de disques antillais (on en trouvait plus facilement qu’aujourd’hui). Si au départ, c’est le côté groovy des titres les plus dansants et les noms surprenants des groupes qui l’ont attiré (Les Vikings, Les Léopards, …), c’est bien l’empreinte de cette culture des petits orchestres (musique destinée à être jouée « live » dans les bals, les concerts, les fêtes), l’authenticité des interprétations, qui l’ont définitivement séduit. Boulo Disjoké a réalisé une série de mixes appelés Disjoké, consacrés aux sons antillais des années 70/80. La chose intéressante, c’est que l’une des compilations majeures qui fit connaître cette musique au plus grand nombre, « Tumbélé » est à l’initiative d’un dj anglais, Hugo Mendez Je l’avais d’ailleurs interviewé à l’époque et il nous expliquait pourquoi selon lui, ça avait pû être plus facile pour un anglais de se pencher sur la question.

For the Pacifique Force Party I’m organizing the saturday 23rd april at the 9B in Paris, Boulo Disjoké has done a very special mix. Boulo Disjoké owns a record shop at the Paris Flea market, also available online. This records hunter provides music to numerous djs from Paris, but also international ones who came for a gig in the capital. His passion for the French Caribbean music was born during garage sales and other flea markets. When he started to dig intensively, he found some batches of French caribbean records (it was easier 10 years ago). If the catchy side of most groovy tracks was what first appealed to him – and also funky band names such as Les Vikings or Les Léopards), later on, that is mostly this culture of « live music » played by orchestras (in ballroom dancings, clubs, cabarets, street parties, …), 100% genuine, totally at the opposite side of a music formated to seduce major companies. Boulo Disjoké has made a series of mixes dedicated to music from the West Indies in the 70’s/80’s. An interesting thing is that one of the main compilations that introduced this music to a wider audience, Tumbele, was made by the English crate digger Hugo Mendez. I had interviewed him at the time and he explained us why it might have been easier for English to investigate that field.

De fin en aiguille, Boulo a exploré la musique africaine et, là aussi, il est allé au-delà de la porte d’entrée souvent la plus évidente pour des non initiés, à savoir l’afro-beat ou l’afro-funk issu de pays anglophones (Nigeria, Ghana), pour apprécier également des musiques moins dansantes, plus lentes, ou bien de pays francophones. Je laisse Boulo expliquer la démarche qui fut la sienne sur ce « Soul & Néons Mix ».

« Quand Guillaume de 716 m’a proposé de faire un mix orienté ‘tropical’ pour son site, en mettant des disques de côté, je me suis vite rendu compte que j’arrivais à un condensé de musiques qui devaient retentir dans les arrières salles des restaurants parisiens des années 70/80. Des restos qui auraient plu à 716, sans chichis, où on mange antillais, entouré de lambris, un néon vert au bout de la salle. Une époque pas si lointaine ou le meilleur maffé se déguste chez ‘Marie Louise’ et où la musique n’était pas là en simple fond sonore mais véritablement pour danser, avant ou après le dessert. Les tampons de restaurants sur certains de ces disques en témoignent, la sélection était large et mélangeait musique antillaise, highlife, soukous, afro disco, musique latine, musique mandingue, brésilienne etc…
Ce mix est un peu la bande son imaginaire d’un esprit disparu mais que ces vieux disques ravivent chaque fois qu’on voudra bien bouger dessus… »  Boulo Disjoké

Pour illustrer ce mix, nous voulions une photo qui témoigne de cette époque. Je me suis mis à chercher activement sur google images mais je ne trouvais rien. Je fouillais alors autrement via google texte et là, je suis tombé sur le travail exceptionnel de Bill Awka Betoté qui a couvert toute cette scène parisienne dans les années 70-80 : un témoignage unique sur une étape clé de la scène culturelle et musicale parisienne. Ce qui se passait à Paname à cette époque-là rayonnait dans le monde entier, beaucoup d’étrangers ont d’ailleurs découvert la musique africaine Paris, et ces soirées étaient à la fois authentiquement antillaises et africaines mais aussi totalement parisiennes. Un mix unique. Actuel parlait de métissage, les sapeurs congolais étaient des rock stars, les plus grands musiciens africains se produisaient à la salle des fêtes de Montreuil, et j’en passe. Jetez un oeil à ce reportage de Bill Akwa Betoté. Je salue la Bellevilloise qui avait consacré une très belle exposition au travail de Bill. Nous vous laissons avec ce mix « Soul & Néons » et on espère que vous aurez autant de plaisir à l’écouter que nous avons à le publier.

Then, Boulo investigated the African music and, again, he moved on from the catchy afro-beat of afro-funk tracks from English speaking countries, to some slower music, different grooves from French speaking countries. I let Boulo introduce to you what was his goal for this « Soul & Neons Mix ».

« When Guillaume asked me to do a tropical mix for 716, I started to put records on the side, and quickly realized that I was getting a mix of records that should have been played in some African restaurants in Paris in the 70’s/80’s. Some restaurants that could have suited perfectly the 716 website, no fancy, where you enjoy a Caribbean cuisine, surrounded by walls lined with panelling, a green neon lightning the back of the room. Some not so distant times where the best maffé could be tasted at « Chez Marie Louise », and where the music was not just simply background music, but was really aimed to make you dance, before or after the dessert. As shown on the stickers on the records, the selection was wide and included Caribbean music, highlife, soukous, afro disco, latin music, mandingue music, Brazilian, etc… This mix is the imaginary soundtrack of this bygone era, but you can still travel in time by playing these records. Also there is till a huge African/West Indies restaurants/club scene in Paris and maybe it’s time to dig into that.

To illustrate this mix, we wanted to use a photo from that era. It was hard to find some in google, until I discovered the amazing work of Bill Akwa Betoté who covered all this scene during twenty years. His work is a unique and exceptional testimony about this scene that has been a cornerstone in the musical and cultural life in Paris. What was happening in Paris at the time was having an influence abroad, some foreigners had their first contact with African music in Paris. Have a look at these photos from Bill they speak by themselves and don’t tell me you don’t want to just travel in time and dance with those people right now. Now enjoy this « Soul & Neons » Mix and we hope you’ll enjoy listening to it as much as we do publishing it.

Balla et ses Balladins « Sakhodougou » (Guinée)
Orchestre Boaobab « El Fuego » (Senegal)
Dikoto Mendengue « Mangeur d’Hommes » (Cameroun)
Orchestre Bawobab « Kelen atilen » (Senegal)
Monsieur Dolor et Ses Guitar Boys ‘Panty’ (Antilles)
Ry Co Jazz « Oh ma mama » (Antilles / Congo)
Christian Coco et son orchestre « Maman Cherie » (Antilles)
Les Vikings « Cé pou Rhum » (Antilles)
Kabaka International Band « Onuru Olu Nwa Bia Za » (Ghana)
Djeli Moussa Diawara « Foté Mogoban » (Mali)
Novos Baianos « Com Qualquer Dois Mil reis » (Bresil)
Youssou N’Dour « Diongoma » (Senegal)
Zaiko Langa Langa « Papa Omar » (Congo-Kinshasa)
Ali &Tam’s avec L’orchestre Malo « Tcheko » (Zaire)
The Kusum Beat « Kyeke Pe Aware » (Ghana)
Les Leopards « D’L’eau Coco » (Antilles)
City Boys Band « Nya Asem Hwe » (Ghana)
Super Jamano De Dakar (Chant : Omar Pene) « Manduleen » (Senegal)
Dany Play « Fawaka » (Antilles)
Feeling Kreyol « Las Palé » (Antilles)
Midnight Groovers « Groovers Funky » (Antilles- Dominique)
Beaujour Et Ses Diables Du Rythme « Ti té Ya » (Antilles)
Melvin Ukachi « Evolution » (Nigeria)

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One comment
    17.04.16 - 16 h 41 min - Pierre Matet

    Présentement agréable à écouter