Auberge Pyrénées Cévennes – Paris (75011)


26.10.16 - Guillaume
Auberge Pyrénées Cévennes
106 rue de la Folie Mericourt
75011 Paris
01 43 57 33 78
Ouvert du lundi au vendredi midi et soir et le samedi uniquement le soir
Métro : République (3, 5, 8, 9, 11)
https://www.facebook.com/Auberge-Pyrenees-Cevennes-137018909684422/
- Le résumé -

Voilà une auberge comme on les aime et comme on n’imagine pas (plus?) en trouver à Paris. La direction, en place depuis bientôt 20 ans, propose un mélange de cuisine lyonnaise (l’origine de la patronne) et du sud-ouest. Il y a un menu midi et soir pour un peu plus de 30 euros.

- La petite histoire -

Pour tout  dire, j’y avais déjà été 2, 3 fois et si j’avais apprécié la cuisine, je ne m’étais pas toujours senti à l’aise avec le service que j’avais trouvé par moments franc du collier. C’est un ami à moi, fine gueule, qui m’y avait emmené. Puis j’y suis retourné dans le cadre d’un reportage durant lequel on a passé du temps avec le chef et là, j’ai beaucoup mieux compris.

- Le lieu -

La déco est traditionnelle au possible et c’est ce qui fait son charme.

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Avec Véronica de l’émission « Me voy a comer el mundo » sur Canal Cocina (http://canalcocina.es/programa/me-voy-a-comer-el-mundo)

Pas étonnant que Jean Dujardin, un habitué des lieux, ait suggéré l’endroit pour le tournage d’OSS 117 : « comment est la blanquette? »

- L'équipe -

Le couple de patrons est adorable et haut en couleurs : Françoise en salle et Daniel en cuisine. Daniel est un véritable passionné. Nous sommes arrivés à 19h pour le tournage de l’émission « Me voy a comer el mundo » et figurez-vous que Daniel était seul en cuisine : il avait préparé chacun des deux plats qu’il avait prévu de présenter, un cassoulet et une tatin, trois fois, si bien que pour l’équipe de télé, c’était très facile de montrer les étapes de la recette à l’antenne. Ce genre de détails signe un chef.

- Le menu -

Du coup, j’y suis revenu quelques jours plus tard. Nous avons pris deux menus à 35 euros entrée-plat-dessert. Je recommande régulièrement en entrée la frisée aux lardons avec oeuf poché car c’est un plat qui a l’air simple mais qu’on ne trouve quasiment plus à Paris, ou alors il est systématiquement bâclé. Ce reliquat d’une cuisine française à l’ancienne, simple et bien vue, dans laquelle chaque détail compte, est un délice quand il est exécuté avec soin. Il y avait aussi celle de la Grille, le restaurant dans le 10 ème, mais elle était chère et l’équipe d’alors s’est retirée.

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Moi j’adore les harengs pommes de terre tièdes, et ici ils sont parfaits.IMG_1081

Ensuite, la personne qui m’accompagnait a pris un saucisson de Lyon, avec les pistaches qui vont bien.IMG_1082

Amateur inconditionnel de foie de veau, je me suis rué vers ma bête préférée. J’avoue que je le préfère non fariné au préalable, là il l’est, mais qu’importe, le plaisir de manger un plat généreux et savoureux l’emporte sur les détails.IMG_1088

Qui n’a pas goûté la Tatin de l’auberge Pyrénées Cévennes ne peut mourir en paix. C’est bien simple : quand la présentatrice de l’émission « Me voy a comer el mundo » a goûté la Tatin, elle n’en revenait pas. Je lui ai demandé quels plats elle avait préféré durant ces 18 destinations parcourues au cours de l’émission – sur les 21 au total -, elle m’a dit : un restaurant au Pérou, un ceviche en Laponie (!) : on leur avait pêché un poisson à travers un trou dans la glace et on leur avait servi cru sur le champ, la Tatin de l’auberge Pyrénées Cévennes et je ne sais plus quel autre plat, c’est dire.IMG_1091

Une coupe colonel pour la route, ici elle est parfaite.IMG_1093

- Le bilan -

Une valeur sûre de Paris, comme il n’y en a plus beaucoup. Je pense aussi au Bistrot Montsouris, au Villaret, aux Routiers, si vous en avez d’autres dans le genre dites-moi, je suis preneur.