Casa Bini – Paris (75006)


30.03.10 - Guillaume
Casa Bini
36, rue Grégoire de Tours
75006 Paris
01 46 34 05 60
Ouvert tous les jours
- Le résumé -

Ici, on peut goûter des spécialités toscanes, ce qui n’est pas si courant.

Note :
Je n’y suis pas allé depuis un moment et François Simon en a récemment fait une critique assassine donc par précaution, je le mentionne ici

- Le lieu -

Le restaurant est classe. Situé dans la partie calme de la rue Grégoire de Tours, il est sur deux étages. En revanche comme il y a de la hauteur sous plafond (au 1er étage) et des tomettes au sol, c’est vite assez bruyant. Et comme c’est le quartier des éditeurs, il ne faut pas faire d’allergie particulière à « oui, si tu veux, elle a claqué toute son avance de Gallimard, moi je lui ai dit : bon, attends…  »

La petite histoire
Récemment une personne m’a recommandé ce resto comme étant l’un de ses bons plans du 6ème. J’étais un peu sceptique, tout simplement parce que je paranoïe vite sur les italiens du 6ème. Souvent l’impression que ça devient cool au-dessus de 40 euros. Et puis en regardant à droite, à gauche sur le net, le resto semble susciter une vraie sympathie du coup hop, je l’ai tenté le midi.
Il y a une formule à 23 (entrée-plat ou plat-dessert) qui est très bien, en revanche le soir il faut compter 40, 50 et le week-end aussi car la formule déjeuner ne marche pas.

La petite histoire 2      716 que je tape dans le Mille

Hier j’ai fait la tournée des popotes afin de laisser des cartes 716 dans différents restos que j’aime bien. Ca m’a donné l’occasion aussi de prendre le pouls de certains dans lesquels je n’avais pas mis les pieds tout récemment.

Il y a eu des bonnes et des mauvaises surprises et ceux égaux à eux-même.

Parmi les mauvais, je pense à un serveur désagréable qui prenait un ton compassé qui le dépassait et qui finissait toutes ses phrases en regardant une note qu’il avait entre les mains. « Les patrons ne sont pas là », « ah ok, est-ce que vous savez quand est-ce que je pourrai les voir? », « n’importe quand, ils sont là tout le temps », « je peux repasser ce soir alors ? », « non ce soir ils ne seront pas là », « ok, de la balle, je kiffe discuter avec toi, trop puissant, j’apprends plein de trucs, on continue comme ça une demi-heure ou bien ? » Cette dernière phrase je me la suis dite dans ma tête et j’ai mis les voiles. Ca confirme des doutes que j’avais : c’est un resto qui marche bien mais l’équipe est très changeante et on cherche souvent un(e) maître à bord auquel s’accrocher.

Dans les bonnes surprises, il y a ce resto au Michelin que j’aime bien. Je me disais avant d’entrer : bon le mec va peut-être me dire : « 716 t’es gentil mais pas de ça ici ». Au lieu de ça pas du tout, le patron avait lu ma chronique, il trouvait le site bien fait et m’a pris des cartes avec plaisir. Et comme par hasard, à la différence de l’établissement cité précédemment, j’ai eu à faire au patron directement comme à chaque fois que j’y vais. Alors ok dans le 1er le patron est le chef, ce qui n’est pas le cas dans le 2ème. Mais quand même, si le capitaine est occupé qu’il délègue la salle à un second solide sur lequel les clients puissent compter.

Enfin j’en viens au titre de l’article. Je me pointe à Casa Bini et là j’avais un peu peur de tomber sur quelqu’un que je ne connaissais pas car l’équipe est assez large ici aussi, bien que souvent sympa. Là je tombe sur le serveur à queue de cheval que j’aime bien -il est hyper sympa et hyper pro -, je lui fais le topo sur 716, il mate la carte et me dit : « mon fils est né un 7, ma fille un 16, et ma plaque d’immatriculation c’est 716 ! » Putain y a pas de mystères. La force des chiffres quoi.

- Le menu -

La formule déjeuner entrée-plat à 23 euros est super honnête (27 euros entrée-plat-dessert). En effet, il n’y a pas je ne sais quelle restriction à la carte, le choix est large, ce jour-là il y avait le choix entre 8 entrées et pour la suite entre 7 pâtes et 2 plats, ça laisse de la marge.

Notre serveur sicilien avec sa petite queue de cheval était terrible : sympa, tonique, arrangeant, poli. Je n’ai pas forcément eu l’impression que toute l’équipe était du même acabit. Pour le coup, ça change tout un repas ça.

Entrées
Assiette de légumes grillés et mozzarella
Du frais croquant, la personne qui m’accompagnait était contente.

Poêlée de seiches « inzimino »
Là je me suis régalé, les seiches en elle-même étaient cuites comme il faut, pas très chaudes mais ça allait très bien, les blettes qui les accompagnaient étaient elles aussi en pleine forme car pas trop cuites non plus. Et le pain était divin, bien chaud pour le coup tout en étant encore souple, prenant bien la sauce. C’est rare que je sois fan de la manière de griller le pain au resto, ça fait souvent un peu convenu et il manque le kif, là c’était carton plein.

Plats
Tagliata de thon sur poêlée de légumes
Déjà rien que sur la photo, c’est beau. Et dans l’assiette, ça suivait. Les légumes étaient en forme et le thon aussi. Ce dernier était à peine saisi par endroits, ce qui est le propre de la tagliata.

Spaghetti botargua « poutargue de mulet »
Et bien comme ça, j’ai pu goûter cette fameuse poutargue qui n’est pas donnée et c’est bon, bien goûtu. L’ensemble donnait un plat simple mais cela ne me dérange pas quand il s’agit de pâtes, cela se se tenait bien et les spaghetti étaient cuites comme il faut. J’ai l’impression qu’ils maîtrisent bien les cuissons ici. En revanche après ça, j’étais calé.

- Le bilan -

Nous avons agrémenté ça d’une grande bouteille d’eau gazeuse, de deux verres de vin et de deux cafés : 68 euros pour 2.
Alors oui ce n’est pas donné, on le savait en arrivant mais vu le prix de la formule de départ et la qualité de ce que nous avons mangé, franchement ça le fait. La cuisine est sérieuse bien qu’il y ait de nombreux choix à la carte, et ça ce n’est pas donné à tous les restos.
Le seul point qui mériterait confirmation, c’est de savoir si le service est toujours de cette qualité. Je dis ça, j’ai eu le feeling qu’on était tombé sur la perle de l’équipe, et qu’il souriait pour 2, voire pour 3.