Escale a Saigon – Paris (75014)


08.03.11 - Guillaume
Escale a Saigon
41, Rue de la Tombe Issoire
75014 Paris
01 45 65 20 48
Fermé le Dimanche
Métro : Saint Jacques
- Le résumé -

Voilà un restaurant vietnamien qui m’a été recommandé et dans lequel j’ai apprécié mon repas – j’étais en plus en compagnie d’une chef d’origine vietnamienne qui a validé l’authenticité de la recette. Une bonne adresse qui mérite une visite mais le service, gentil mais sachant peu « vendre » sa carte pourtant riche limite le plaisir.
Note méthodologique
Je ne reviens pas sur mon principe de ne parler que des restos dont j’estime qu’ils méritent une visite 100% réussite, cela étant il y a quelques adresses comme celle-ci qui sont bonnes à connaître et qui sans être un coup de coeur total méritent néanmoins de l’estime.

- Le lieu -

Il est situé dans cette rue de la Tombe-Issoire qui est galère à joindre si vous êtes motorisé et ne venant pas du Parc Montsouris pour résumer. C’est même un enfer illogique pour venir ici lorsqu’on arrive de la Seine mais passons.
Il a le mérite d’être au calme, loin de l’agitation parisienne finalement et déjà ça, ça vous calme en rentrant. On respire un grand coup.
Ensuite la salle est d’un bloc, assez vaste. C’est plutôt bien décoré et dans le genre les toilettes étaient très clean et classe.

 

- L'équipe -

Lorsque j’arrive on m’accueille avec un bonjour et le sourire et l’on me prend tout de suite le casque des bras, casque que l’on pose sur un meuble qui sera face à moi et sur lequel j’aurai donc une vue pendant tout le repas. Classe. Ca c’est de l’accueil.

Dommage ensuite que les serveuses ne soient pas plus à l’aise avec la carte.

- Le menu -

Ben là c’est vraiment dommage en tout cas je n’arriverai jamais à m’y résigner : on a une carte longue comme le bras, avec visiblement des spécialités déclinées de plusieurs façons et des plats qui intriguent comme cette anguille paysanne mais lorsqu’on demande conseil c’est un peu le grand flou.
J’interroge, on me conseille la marmite du chef. Pourquoi pas ?, mais LE plat du chef en recommandation, disons que j’aurais préféré un plat caché de la carte. Du coup je précise ma requête en demandant à la serveuse, très sympathique au demeurant, si elle n’avait pas un plat favori à partager. Elle me répond : ou alors y a le bobun…
Caramba, encore raté !
Tant pis, mon amie qui connaît le patrimoine culinaire vietnamien m’oriente vers les Mi Khô, Mi: pour nouilles jaunes et Khô: pour sec. Le plat est traditionnellement accompagné d’un bouillon et là il y avait en plus une création du chef, une galette à base de pommes de terre et de curcuma.

Mais je ne peux m’empêcher de m’interroger : quand on n’a pas avec soi une amie d’origine vietnamienne pour vous guider, on fait comment ?

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En tout cas c’est bien présenté, on voit tout de suite que c’est fait avec soin, il y a de belles couleurs, les aliments ont tous une belle gueule, chacun a la texture qu’il lui faut.

On attaque.
Déjà contrairement à ce que je croyais, on ne mélange pas les deux plats, ils se mangent en parallèle.
Bouillon : impeccable. C’était mon préféré des deux car j’ai trouvé le goût parfait, absoulement pas fade, ni trop marqué par un quelconque ingrédient, une réussite pour un bouillon.

Le plat de pâtes : les pâtes en elle-mêmes sont super. Et je trouve toujours dur de réussir la cuisson de ce type de pâtes qui peuvent vite être trop sèches. La viande était belle, bien cuite avec vraiment une bonne tête et j’ai aussi beaucoup aimé la galette sur le côté.
Là où le bât blessait un peu c’est la sauce qui était un peu trop sucrée à mon goût et qui avait tendance à plomber quelque peu le bel équilibre.

Cela étant, à 10,50 euros, il y avait un soin général, une volonté de bien faire qui faisaient plaisir à voir, et à manger ! On sent tout de suite que le cuistot n’est pas un touriste désintéressé.
Bien.

- Le bilan -

On y retourne à l’occasion et on est bien content d’avoir une adresse sympa de plus dans ce coin (en ce qui concerne 716, il y a à côté le Bistro Montsouris et l’Assanabel).

On regrette juste que les serveuses ne soient pas plus à l’aise avec la carte. de même j’avais réservé pour deux, une fois sur place j’ai demandé aux deux serveuses laquelle j’avais eue. Ce n’était aucune des deux et apparemment c’était plutôt la responsable derrière son comptoir et sa caisse, responsable qui n’aura eu aucun contact avec les clients : ni bonjour, ni au revoir, ni même venir nous voir lorsqu’elle voit que ses serveuses sont un peu en peine avec la carte, j’ai trouvé ça pour le moins curieux comme gestion.
Enfin au vu de cet unique déjeuner qui incite à la prudence, je me permettrais tout de même de conclure que le resto porte bien son nom : une escale à Saïgon, escale heureuse certes mais pas une mise à quai définitive pour autant.
Post Scriptum
L’amie avec qui j’étais ce jour-là a commandé des plats à emporter quelques jours plus tard. Ses Mi Khô étaient toujours aussi bonnes, en revanche elle s’est montrée sceptique sur un poulet à la citronnelle à 11 qu’elle a trouvé très basique et pas dingue. Comme il a fallu lui ajouter un riz cantonnais à 4 ou 5 euros (je ne connais pas les prix je lui fais confiance mais ça vaut le coup de vérifier pour avoir le montant précis), ça faisait un plat à emporter aux alentours de 15 euros.
Par ailleurs en allant chercher ses plats, elle a trouvé l’accueil sympathique, et loin des « faux sourires » qu’on trouve parfois mais elle a regretté que cela manque  » d’une meilleure communication et convivialité. »
« Je n’arrive pas à trouver le sens du partage de la culture. » a-t-elle ajouté.