Kokoro – Paris (75005)


26.11.13 - Guillaume
Kokoro
36, rue des Boulangers
75005 Paris
01 44 07 13 29
Le restaurant est ouvert le mardi soir et du mercredi au samedi midi et soir, le salon de thé est ouvert du mercredi au samedi 15- 18h
Métro : Cardinal Lemoine
http://restaurantkokoro.blogspot.fr
- Le résumé -

Un restaurant de poche dans une rue du 5ème dans laquelle on ne va jamais : c’est bon, original, sur le fil, on a envie de le recommander et envie aussi de le voir s’affirmer encore un peu plus.
Une bonne pioche pas donnée dans un quartier qui en manque.

 

- Le lieu -

J’en avais entendu parler mais c’est en tombant sur cette chronique du Gastronome Parisien que l’envie me prit d’aller y faire un tour.

C’est marrant, autant je suis souvent dans le quartier, autant cette rue des Boulangers, parce qu’elle est à sens unique, m’était relativement inconnue.
Kokora détonne avec sa façade jaune dans cette rue, certes mignonne par sa taille mais grisouille en cette journée d’automne (il n’y a pas beaucoup de lumière).
Nous y voilà, je ne m’attendais pas à un restaurant sur deux étages : on a la cuisine ouverte au rez-de-chaussées ainsi qu’une ou deux tables puis on accède à l’étage, plus cosy.
Je recommande de réserver à l’étage, la table collée à la rambarde qui a vue sur l’entrée est sympa.

 

- L'équipe -

Ils sont deux en cuisine, lui est français, elle est japonaise. La personne au service est aussi la sommelière – si j’ai bien compris, elle s’était mise à travailler il y a peu ici et commençait donc tout juste sa refonte de la carte des vins.

Elle est sympathique et disponible et a un goût sûr sur les vins.

- Le menu -

Au déjeuner menu à 19,50 entrée-plat ou plat-dessert à choisir parmi le velouté du jour, le plat et dessert du jour. Autre menu à 29 euros entrée+plat+dessert à choisir à la carte.

Ils annonçaient du perdreau en plat, mais comme les 4 qu’ils avaient étaient déjà partis à 12h45, il avait donc été remplacé par du porc basque.

Entrées
Chips Vitelotte, gnocchi au foin, cresson, jus d’herbes
Je pars là-dessus, des gnocchi au foin, sur le papier c’est enthousiasmant. Effectivement ça l’est, l’ensemble est curieux car il n’y a pas forcément de liant entre les aliments mais ça marche, c’est bon, sain et goûteux. Les gnocchi sont délicieux.

Bouillon à la langue de cochon, oignons brûlés, champignons du Jura, vinaigre.
Là aussi, c’est très réussi, on est entre la soupe japonaise et le bouillon forêstier:)

Plats
Porc, purée de rutabaga, choux cabu, Trévise, dés de kaki

Lieu jaune de ligne et mêmes accompagnements.
C’est très fin, réussi. Même si les portions paraissent congrues sur la photo, on est repus car les entrées étaient consistantes. On peut regretter que les accompagnements soient exactement les mêmes.

Sur les conseils de la serveuse, je suis parti sur un Saint Joseph 2011, Domaine des Hauts Chassis de Franck Faugier. Elle m’a expliqué qu’il était peu tannique pour un Saint Joseph, légèrement sulfité.
Ce que j’en dirais, c’est qu’il m’a beaucoup plu, tout ce que j’aime chez un rouge qui accompagne ce genre de plats légers et doucement fruités : pas lourd mais avec beaucoup de goût, très agréable. Sans doute le vin que j’ai préféré parmi ceux de mes derniers repas.

Dessert
Marrons en croûte, sablé aux châtaignes, clémentines au jasmin
C’est original, le marron en croûte est une réussite. Dommage qu’il n’y ait pas plus de clémentines, d’agrumes dont l’acidité trancherait plus nettement avec le marron en croûte certes bon mais consistant.

- Le bilan -

Un bilan dans l’ensemble très positif car on sent de la bonne intention derrière tout ça.

Les +
1) C’est original : la déco sur deux étages et ses renfoncements cosy, le côté resto/salon de thé, la cuisine qui cherche des associations intéressantes
2) C’est très bon et fin
3) Ils sont très sympas

Les réserves
1) 9,50 euros d’écart selon qu’on prenne deux ou trois plats c’est excessif selon moi
2) Les associations sont à travailler encore un peu plus me semble-t-il, elles ont le mérite d’évacuer les sauces ce qui est un tour de force et donne une cuisine très peu grasse et sur le produit. Mais là où l’équilibre était réussi sur les entrées, il m’a semblé plus paresseux sur les plats (même accompagnement) et moins élaboré sur le dessert.

Une adresse qu’on encourage et dont on aura plaisir à suivre l’évolution.
Reste encore à essayer le salon de thé.