La Fourchette de Printemps – Paris (75017)


18.01.10 - Guillaume
La Fourchette de Printemps
30, rue du Printemps (à l'angle avec le Boulevard Pereire Sud)
75017 Paris
01 42 27 26 97
Fermé le Samedi midi et le Dimanche
Bus 53
- Le résumé -

C’est un super bon plan (le midi!) confirmé, avec un service qui slalome par moments, non parce qu’il est méchant mais justement parce qu’il est sympa, limité en nombre et sur le démarrage.
J’ai eu confirmation de ce que je craignais par des témoignages : le soir c’est bruyant et une partie de la clientèle peut être frime. Comme en plus, c’est vraiment plus cher, j’en reste à ma recommandation du midi pour le moment.
Ce sont deux potes, Nicolas pour les plats et Cédric pour la pâtisserie, gros bosseurs appliqués qui ont ouvert ce resto il y a 4 mois (automne 2009.
Faites gaffe : la salle du fond sans fenêtres est un peu sombre, si ça vous dérange pensez à réserver dans la salle principale donnant sur la rue.

- Le lieu -

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La petite histoire

Il figurait dans le Best Of 2009 de L’Express (meilleur bistro gastronomique) et avait été recommandé par le Figaroscope. Dans ce cas de figure, on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre et l’on se dit qu’il faudra écrémer le buzz avant d’y voir clair. Il n’en restait pas moins que le ton enthousiaste des journalistes, visiblement emballés par une cuisine de haute volée, ainsi que la localisation du restaurant (17ème près de Pont Cardinet, pas très sexy mais qui sonne sérieux du coup) donnaient envie d’y voir de plus près.

- L'équipe -

La petite anecdote qui marque
En partant, je discute avec Cédric, le chef pâtissier (dont le Paris Brest a beaucoup fait parler de lui) et lui explique que je compte chroniquer le restaurant. Du coup, il me demande si j’ai testé un certain resto dont on parle beaucoup en ce moment, je lui dis que non. Il me répond, l’air pas impressionné : « ouais ben, c’est pas terrible », du genre de ceux qui sont peu sensibles à la frime et veulent avant tout de la nouveauté dans l’assiette. J’ai bien aimé, c’était sans chichis et honnête, il n’y avait même pas l’intention de dénigrer.

- Le menu -

Le midi, formule qui claque : 30 euros (entrée-plat-dessert-2 verres de vin).

Le verre de vin est à 3,50 euros le midi et les bouteilles vont de 20 à 100.
Le soir Menu carte à 42 euros (entrée-plat-dessert).

La Fourchette de Printemps

En fait, je me rends compte que lorsque c’est vraiment bon :
– les photos sont faciles à réussir
– je n’ai pas grand chose à dire si ce n’est que c’est super bon.

Entrées
Tête de veau sauce ravigote
(une telle tuerie que je pourrais la prendre au petit-déjeuner)
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Tartare de saumon
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Plats
Daurade royale et piperade à la marjolaine
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Suprême de pintade, et choux de bruxelles aux lard et châtaignes :
impeccable, et tellement rare dans un restaurant à ce prix-là. La pintade aurait pu être un poil plus cuite par endroits mais ça n’enlève rien au plaisir que j’ai eu, vraiment rien. Toute la composition se tenait superbement. Hallucinant d’ailleurs de manger de manière aussi lègère et agréable un plat potentiellement aussi lourd.
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Dessert
Aumonière de pommes et poires sauce caramel : ben là c’est chapeau bas l’artiste, on finit en beauté. C’est tout l’intérêt d’avoir un chef cuisinier et un chef pâtissier car sinon il est rare d’avoir un dessert aussi bon que le plat dans un restaurant vu que ce ne sont pas les mêmes métiers. Là on finit sur le même niveau que celui auquel nous a laissé le début du repas. L’aumonière est une crêpe très fine qui une fois ouverte laisse jaillir des pommes et poires qui sentent bon la fraîcheur de l’hiver. Historiquement l’aumonière était une bourse que l’on portait à la ceinture d’où la forme du dessert.
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La café est servi avec un macaron capable de ruiner la maison Ladurée.
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J’ai photographié l’intérieur car c’est du grand art, poire et crème brûlée caramel, coulis poire- vanille.
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- Le bilan -

Hum, alors comment trancher dans le vif?
Le meilleur plan déjeuner que j’ai fait depuis un moment et qui a le double avantage d’avoir deux chefs qui ont la même qualité de travail et la même approche de la cuisine ce qui fait qu’on enchaîne nickel de l’entrée jusqu’au dessert, voire jusqu’au macaron du café.
Le hic, c’est que quand c’est bon, on en veut plus, on veut que tout soit parfait pour en profiter au maximum. Là nous nous sommes sentis bien mais sur 2, 3 détails on avait l’impression que ça se jouait à peu de choses qu’on reste sur notre faim… comme le vin au verre pour lequel on nous demande blanc ou rouge puis qu’on nous sert sans plus de précision. Pourtant ça s’est bien passé pour moi au final. Mais des amis venus le soir, s’ils ont aimé la cuisine, ne se sont pour autant pas sentis complètement à leur l’aise.
Du coup, super plan cuisine, excellent même mais à retester à l’occasion pour être sûr d’être complètement à l’aise dans ses baskets.