Morabeza – Paris (75014)


17.05.16 - Guillaume
Morabeza
61 rue de l'Amiral Mouchez
75013 Paris
01 45 89 08 15
Fermé le dimanche
http://www.morabeza.fr/
- Le résumé -

Morabeza est un restaurant cap-verdien ouvert  début 2016. On y mange bien et c’est plutôt un peu chic (plats autour de 16-17 euros) mais il y a un plat du jour le midi  à 9,80 euros. L’ambiance est très bonne et on s’y sent drôlement bien.
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- La petite histoire -

Je sortais d’une table ronde sur la gastronomie à laquelle j’avais été invité par l’école PPA. Les professeurs m’avaient demandé si je pouvais leur conseiller une table dans le coin  de l’école. J’ai aimé le challenge et suis parti en mode exploration. J’ai demandé à une jeune femme dans la rue mais elle ne savait pas quoi me conseiller, à part la Butte aux Cailles. Je suis passé devant Morabeza, ça m’a interpellé mais le plat du jour ne me faisait pas trop envie (linguine aux fruits de mer quand on revient de Calabre où on s’en est mangé des frais, tout juste sortis de l’eau, pendant une semaine, un peu chaud). Je suis donc allé à la boulangerie et j’ai demandé conseil : les boulangers connaissent souvent les bons restos de leur quartier, ne serait-ce que que parce qu’il leur arrive de les livrer. « Moi je n’y ai pas été mais ma collègue et ma patronne y ont mangé et elles m’ont dit que c’était super bien », m’a dit la dame. Parfait. hop, je reviens sur mes pas.

Dans le Petit Futé sur le Cap Vert, je trouve : « Morabeza est un terme générique du parler capverdien. Il est synonyme de douceur, gentillesse et amabilité et symbolise une philosophie de vie du peuple local. »

- Le lieu -

La salle est assez joliment décorée et aménagée. On est assis confortablement et il y a de l’espace.

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- L'équipe -

Il y avait une serveuse très sympathique qui travaillait là depuis 2 jours et j’ai eu l’occasion de discuter avec la propriétaire. C’est un couple qui s’est lancé dans l’aventure de la restauration après avoir rencontré une chef ayant 25 ans de métier.

- Le menu -

Il y avait des linguine aux fruits de mer en plat du jour à 9,80 euros. J’ai dit à la serveuse que j’étais embêté car je n’étais pas emballé par le plat mais que j’avais quand même bien envie de manger là. Elle m’a dit très gentiment qu’elle pouvait aller demander au chef s’il était prêt à faire autre chose. Ca partait bien. Elle est revenue en me proposant une feijoada, ce qui est très sympathique.

Le riz est très réussi, nature mais avec beaucoup de goût. Quant à la feijoada,  elle a belle allure, la viande est bonne, ça se voit. Il lui manquait peut-être un côté mijoté plus longtemps mais on me l’a envoyée rapidement et la serveuse m’a bien dit que la prochaine fois je ne devais pas hésiter à demander à réchauffer le plat. Je pinaille, j’étais très content.

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Qu’est-ce qu’on boit avec ça au Cap Vert? « Du grogu » me dit la serveuse. Du grogu? « Oui, ben nous on en boit un peu toute la journée, vous savez ». Bon alors un verre de rhum blanc du Cap-Vert s’il vous plaît. Comme il venait d’un petit producteur local, il n’y avait pas d’étiquette, m’a dit la serveuse. Très bon, ça réchauffe!, mais ça se marie bien avec la feijoada.

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- Le bilan -

Il faut tester la carte mais, dans ce contexte là, c’était très bien et pour ce que j’en ai vu, je trouve que c’est une table authentique et originale qui ne correspond pas à un business model vu et revu : un cap-verdien élégant aux abords du Parc Montsouris, c’est une surprise.