Samesa – Paris (75017)


06.05.10 - Guillaume
Samesa
13, Rue Brey
75017 Paris
01 43 80 69 34
Fermé le dimanche
Métros : Etoile, ternes RER A Charles de Gaulle Etoile
- Le résumé -

Un italien coup de coeur et pour celles et ceux qui suivent ce blog, ils savent que ça arrive rarement : l’italien vraiment sympa et vraiment bon, et qui n’assassine pas au niveau des prix; celui dont on ressort joyeux et non mal à l’aise.

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- Le lieu -

Il est situé dans le 17ème arrondissement à deux pas de l’avenue de Wagram. C’est une zone dans laquelle il y a facilement du coup de fusil mais finalement ce coin là qui est dans le 17ème et non dans le 8ème recèle quelques bonnes surprises point de vue qualité/prix (comme le Bistro d’Angèle quasi en face même si je n’en ai pas fait un coup de coeur total.)

Là c’est sérieux et vraiment gentil, on voit tout de suite qu’on n’a pas à faire à des frimeurs et encore moins à des mauvais coucheurs. Le sourire est posé, bien sur ses pattes, ce n’est pas un masque.
Pour le côté technique, j’ai entendu qu’il y avait deux un chefs, l’un des Abruzzes et l’autre sarde, bon faudra qu’à l’occasion j’approfondisse ce côté-là que je maîtrise mal mais ce jour-là j’avais surtout envie de manger et de kiffer.La déco

C’est assez classe et élégant sans être ronflant. Les tables sont espacées les unes des autres et ça j’aime vraiment bien : on est tranquille. Comme en plus le service est prévenant, on a le plaisir d’être isolé sans la crainte d’être abandonné.

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- L'équipe -

Un service dingue!!!! Déjà le chef en salle, ça ne court pas les rues, et quand il est calme et gentil et passe de table en table (et pas juste à celle de ses amis pour mettre des tapes sur les épaules), ça met tout de suite bien. On voit le mec qui assume. Ensuite le jeune qui a pris le relais au moment où je demandais du vin blanc en lui faisant confiance a dit : « je préfère demander à mon père ce qu’il vous recommande » et là le père-chef est revenu avec un verre largement rempli en m’annonçant la couleur « un verre de Pecorino ».

Et la jeune femme qui nous a aussi servi était adorable et travaillait nickel : prévenante, pas étouffante, simple, sympa.
A re-tester pour approfondir la carte et la titiller dans les recoins mais j’ai plutôt confiance.

- Le menu -

Il y a une formule entrée-plat-dessert le midi à 19 euros avec une entrée imposée, un choix entre deux plats et un dessert. Ce jour-là il y avait des pâtes en plat (je cite de tête) et en dessert un sabayon de fraises.

Nous optons pour le menu à 23 euros entrée-plat, j’irais me faire plaisir en prenant aussi le dessert, du coup 30 euros.
On en a eu pour 67 euros avec deux entrées, deux plats, un dessert, un verre de vin et un café. Ca va.

Entrées
J’ai vu mon voisin qui se régalait d’une assiette d’antipasti donc j’ai demandé où elle était dans la carte. Le chef lui-même, puisqu’il passait de table en table avec son tablier et tout, m’a répondu qu’on pouvait tout à fait le prendre dans le menu à 23, allez hop c’est parti.

– Assiette d’antipasti
Superbe, bonne (mais alors bonne! …) et bien équilibrée. A la fin il me restait assez de mozzarella pour en faire ma dernière bouchée avant de rincer la sauce avec mon pain terriblement bon comme un moussaillon passerait le balais sur le grand pont.
Une pinaillade : en réfléchissant à toutes les qualités de l’assiette qui m’a bluffé, je me disais que si je devais chercher le seul petit défaut serait peut-être que certains légumes étaient un poilou frais. Plus ils sont à température ambiante, plus j’aime. Mais c’est un resto, il y a des contraintes, tout ne peut pas rester dehors et ça reste l’une des meilleurs assiettes d’antipasti que j’ai mangées dernièrement car simple et tellement légère.

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Plats
– Espadon
Ce qui remplissait le plus l’assiette c’était l’espadon et ça tombe bien : c’était ce qu’on voulait manger.
Il était accompagné d’un gratin de pommes de terre, de navets et d’un beau demi citron, celui qui sert vraiment à inonder l’espadon.
Moi qui suis fan de citron, je me suis régalé car ça me gonfle ces tranches coupées au bistouri avec lesquelles on ne peut rien faire d’autre que les éclater d’un coup entre ses doigts pendant que tout le jus part sur la nappe et le bout de notre chemise plutôt que sur le poisson.

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Dessert
– Tiramisu
Quand c’est bon, on continue, c’est pour ça qu’il faut faire gaffe avec les drogues. Hop le tiramisu, la carte d’identité, la crêpe citron italienne, le classique qui permet de voir vraiment la personnalité du boss.
Bien le tiramisu, pas trop gras, un peu sage peut-être mais ce n’est pas grave, on s’était régalés avant et je l’avais pris comme une gourmandise servant d’introduction au café.

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- Le bilan -

Une réussite ce repas!

Va falloir que je convainque mes potes spécialisés « Italiens » d’aller faire un tour dans ce quartier qui ne compte pas parmi leur favoris parce que ce n’est pas tous les jours que je mets ma main à couper sur un restaurant italien à Paris.
La chose qui me rassure, c’est que décidément pour la cuisine transalpine à Paris, il n’y a aucune règle en matières de quartier, de prix, de style!
L’authenticité sautera toujours à la gueule comme une pochette surprise et il faut être prêt pour ça à en essayer un paquet. Tout le monde rêve d’Italie et comme pour tout rêve, on nous vend souvent de l’illusion.