Sanukiya – Paris (75001)


03.05.12 - Guillaume
Sanukiya
9, rue d'Argenteuil
75001 Paris
01 42 60 52 61
Ouvert tous les jours de 8h à 2h
Métro : Pyramides
- Le résumé -

Voilà un restaurant comme j’attendais d’en trouver depuis longtemps : un très bon restaurant de udon, avec une équipe nombreuse qui veille sur ses clients et des prix sympas. Le tout dans la calmissime rue d’Argenteuil, le genre de spots que j’adore.

- Le lieu -

Nous y étions le soir et c’est vrai que c’était calme donc ma chronique est biaisée en ce sens : je n’ai pas vécu l’éventuel rush du midi. Nous avons ainsi pu manger à table dehors, la terrasse est très bien éclairée par de puissants spots qui chauffent un peu aussi, on s’y sent divinement bien. A l’intérieur, il faut manger sur des chaises face à un comptoir.

La Kirin est servie en bouteille ou à la pression ce qui est rare à Paris. La très bonne idée : proposer un happy hour de 15h à 19h avec les 50 cl de bière ou de Calpis, boisson à base de lait, au prix des 25, soit la pinte à 4 euros au lieu de 7, cool non.

La petite histoire

Kunitorya, ce nom revient régulièrement lorsqu’on parle d’udons et pourtant la file d’attente est souvent maousse costaud et l’ambiance souvent impersonnelle. Je ne suis pas fan même si c’est bon. Sanukiya a été créé par un ancien de Kunitoraya qui a visiblement voulu se créer son havre de paix et de bon goût en séloignant du traditionnel quartier japonais et donc en traversant l’avenue de l’Opéra. Mission réussie.

 

- L'équipe -

J’insiste sur ce point : voilà une équipe de choc. Déjà elle est  très nombreuse, je ne sais pas comment il fait pour payer tout le monde mais c’est vraiment tant mieux pour le client! En plus les serveuses sont sympathiques, réactives, pro et offrent un service chaleureux et avec personnalité, ce qui est fort bienvenu.

 

- Le menu -

On attaque.
Edamame : signifie « haricot sur branche » en japonais, cette fève de soya fraîche est un amuse-bouche typique pour s’ouvrir l’appétit en douceur.

Kakiage : friture de légumes avec beignets de crevettes.
On verse une sauce dessus, c’est délicieux.

 

Kaisou : udon aux algues et goémon
Nous n’avions pas envie de manger trop lourd, ce udon est parfait, il apaise l’estomac et nourrit avec calme.

Tsukemono : légumes marinés à la japonaise, top.

En fin de service, Shiho notre serveuse vient nous poser l’addition sur la table, c’est clair, net précis.

Les Edamame ont été offerts suite à une incompréhension.

- Le bilan -

C’est une adresse limpide : l’intérieur est clair et à l’image de l’ensemble de la prestation, c’est calme, clair, net et précis. J’aime beaucoup.
2 udons Kaisou, 2 entrées (Tsukemono et Kakiage), 2 bières pression 25cl. = 20 euros par personne, ça va franchement, le tout avec service aux petits soins, grande carafe d’eau incluse ce qui est rare chez les restaurants japonais où l’on préfère souvent servir un verre d’eau.

La petite histoire 2
J’étais avec une personne qui n’est pas d’origine française, en sortant j’ai vu arriver un groupe de jeunes et j’ai senti une mauvaise vibe sans pouvoir l’identifier. Je les ai regardés, ils étaient une dizaine, dans la vingtaine, c’est sur les trois derniers que mon esprit a tilté : un vrai look de petit facho.
Le dernier a collé des stickers que je suis allé regarder : la photo d’un bébé avec le slogan « le droit d’être français c’est d’abord le droit du sang ». Ca m’a fait flipper mais bon, mon Udon Kaisou me tapissait l’estomac avec bienveillance et ça a fait contre-poids à mon stress soudain.