Saturne – Paris (75002)


29.03.12 - Guillaume
Saturne
17, rue Notre-Dame des Victoires
75002 Paris
01 42 60 31 90
Fermé samedi et dimanche
Métro : Bourse
- Le résumé -

Une très bonne table, avec un menu pas donné au déjeuner mais encore abordable (37 euros entrée-plat-dessert) et surtout qui vaut son prix : c’est léger, enlevé, pas gadget, les cuissons sont maîtrisées, les assiettes sont habilement garnies d’un mélange d’ingrédients classiques et d’autres plus rares, on finit l’estomac drôlement en fête d’avoir été aussi gâté. En plus le service est tout sauf hautain et ça, ça finit le tableau par une belle signature.

- Le lieu -

C’est l’un des points forts : on est très bien assis. J’aime les tables épaisses qui ne tremblent pas, la banquette est agréable et les fauteuils aussi. Il y a une petite salle à l’entrée et une grande salle sous verrière dans le fond. Cette dernière était très agréable en fin de service mais en début je l’ai trouvée un peu bruyante. J’étais pour ma part assis dans la 1ère salle. La déco est épurée et belle, tout le contraire du tape-à-l’oeil impraticable du Dauphin.

La petite histoire

Un resto français qui a fait beaucoup de bruit à son ouverture, si bien qu’on avait du mal à différencier le positif du négatif.
Puis un ami y est allé fêter un soir l’anniversaire de sa mère en famille et m’en a dit grand bien. J’y ai ensuite retrouvé un autre proche pour un café en fin de repas et j’ai pu constater que lui et ses convives étaient ravis de leur déjeuner. J’ai demandé à jeter un oeil à la carte et ça m’a plu. Rendez-vous fut pris et hop.

- L'équipe -

Elle est pour le moins variée : de jeunes apprenties, l’une très à l’aise, l’autre un peu moins, un chef de rang très sympa, ouvert et sérieux à la fois. Nous devions partir à une certaine heure et notre souhait a été respecté sans pour autant que notre repas vire à la bousculade. Vraiment sympa.

- Le menu -

Oursins, choux fleur, mulet

On attaque fort : des oursins, c’est rare à Paris!
Très bien, le mulet est top, les choux fleurs coupés si fins ça le fait et les oursins apportent leur magic touch : une entrée peu assaisonnée mais qui se tient fort bien.

Turbot, pieds bleus, poireaux, purée de celeri
Du merlu était prévu mais comme il n’y en avait plus, il a été remplacé par du turbot. Je trouve souvent que les poissons ne sont pas assez cuits dans les restos, là pour le coup il était un chouïa trop cuit mais ça allait encore; et surtout quand je l’ai dit au monsieur qui s’occupait de nous, il a bien réagi et m’a donné une bonne explication : comme ils avaient changé de poisson, ils ont cuit celui-là par petits bouts et ont moins fait gaffe.
L’ensemble du plat est top : les pieds bleus (des champignons), les poireaux et la purée de céleri sont disposés de façon impressioniste, comme posés à la volée mais tout se récupère parfaitement dans la fourchette pour faire des bouchées équilibrées.
En plus on est rassasié lorsqu’on le finit alors qu’il paraît léger de prime abord.

Cochon, topinambour, olives noires
Même degré de satisfaction chez la personne qui m’accompagnait.

Chocolat, asperule odorante (l’asperule a un léger parfum de foin), caramel
Carton plein chez la personne qui l’a prise.

Poire, bière, sarrasin
J’avoue ne pas avoir tout compris, il m’a semblé qu’il s’agissait d’une glace à la poire. Là encore la même façon de poser les élements par touches mais l’ensemble est cohérent en bouche.
Une très belle touche de fin.

Note : Je ne parle ici que du déjeuner, je ne me prononce pas sur le dîner dégustation qui a laissé plusieurs personnes sceptiques

- Le bilan -

104 euros pour 2 en rajoutant deux verres de vin, un Chenin Sauvignon et un « Trio » de Christophe Fouchet (menu pineau, Sauvignon), tous deux parfaits.

C’est bon, léger, le service est sympa, on est bien assis, l’ambiance côté clients était elle aussi détendue ce jour-là : c’est 37 euros au déjeuner et ça s’envole façon double le soir mais qu’est-ce que c’est bon et bien amené.
J’ai toujours aimé ce quartier de Bourse et je suis content que Saturne soit raccord avec l’ambiance élégante certes mais pas m’as-tu vu de cet îlot du 2.