Septime – Paris (75011)


19.04.12 - Guillaume
Septime
80, rue de Charonne
75011 Paris
01 43 67 38 29
Fermé dimanche et lundi
Métro : Charonne
- Le résumé -

Un excellent resto : service pas frime, grosse équipe en salle et en cuisine, menu déjeuner à 26 euros bien envoyé : cuisine légère, précise, maîtrise des consistances assez balèze.

 

- La petite histoire -

Quand il a ouvert y a eu un tel brouaha que je n’arrivais plus à distinguer de signal clair. Dans ce cas-là je laisse traîner mon oreille sur le long terme. Jusqu’à ce que je vois des chroniques posées de la part de gens que j’estime, que l’on me le recommande un an après son ouverture comme une adresse solide. Alors j’ai eu envie de voir et j’avoue que comme je le dis plus bas dès l’accueil téléphonique j’ai été rassuré sur les possibles à-côtés négatifs d’un buzz excessif. C’était cool, sympathique sans être familier.

- Le lieu -

Deux salles, l’une avec musique (je suis mélomane mais je déteste la musique au resto), une autre salle plus bruyante, on a eu de la chance d’avoir une table top au fond. A voir si ce n’est pas trop bruyant quand c’est plein ou lorsqu’on a une table moins heureuse. J’aime beaucoup les tables en bois brut.

 

- L'équipe -

Ca c’est le 2ème point fort de l’endroit après la cuisine. J’avais craint une attitude vu l’affluence mais déjà au téléphone j’avais été rassuré : ton sympathique, précis.
Lorsque je suis entré, cela s’est confirmé. Nous avons eu un serveur absolument super et deux autres sont venus de temps en temps. Il y a je crois 5 personnes en salle dont une derrière le bar et genre 7 en cuisine. Le cuisine est ouverte sur la salle.

- Le menu -

P1170426

Entrées
Ris d’agneau, faisselle, pommes de terre nouvelle
Les ris d’agneau sont parfaitement cuits, les radis sont cuits façon pickle comme s’ils avaient été marinées au préalable, dès l’entrée on sent l’influence de la cuisine de Passard dans les cuisines duquel le chef Bertrand Grébaut est passé – après celles de Robuchon – : les herbes sont présentes, à la naturelle, comme jetés mais elles habillent et lient le tout de façon équilibrée.

P1170428

Oeuf de poule, bouillon de champignons, Tanaisie
Succès : le mix réussi d’une saveur forestière et d’un bouillon de type japonais, on s’y croit. La Tanaisie est une herbe aromatique qui était très utilisée au Moyen Âge semble-t-il.

P1170432

Plats

Epaule d’agneau, asperges, anchois
Là aussi on a à faire à un plat équilibré qui se mange de manière tellement naturelle : épaule d’agneau grillée sur le dessus, tendre à souhait en dessous, asperges al dente mais pas sèches, blettes (?) qui achèvent de verdir le tout.
J’ai demandé un verre pour arroser le tout on m’a apporté un vin grec impeccable! Un rouge fruité comme il fallait pour accompagner gaiement mon assiette, impossible de me souvenir du nom. Refroidi par mon verre de vin à 16 euros chez Spring, je demande au serveur combien ça va me coûter : « oh 5, 6 euros max. je ne sais plus exactement », oui là ça me parle, même si ce n’est pas le même vin évidemment. Enfin j’ai beaucoup aimé celui-là et des vins grecs au resto c’est rare.

P1170438

Dessert
Pomme crumble glace au foin
Je dirais que quand le dessert apparaît on est déjà arrivés, l’estomac est en fête, on sait qu’il n’y aura pas de gadget. J’aurais peut être ajouter un biscuit pour pouvoir ramasser facielement le tout dans l’assiette. Mais ça n’enlève rien ou si peu à l’impression finale : la compote de pommes, la glace au foin, le crumble, on se pose en beauté. Un dessert de déjeuner pas trop lourd ni trop sucré qui conclue d’une belle note de déjeuner décidément bien enlevé.

P1170442

- Le bilan -

Je différencie bien les menus déjeuner des repas du soir car je me suis rendu compte que des personnes avaient été manger le soir dans des restos que j’avais chroniqués le midi et ne s’y retrouvaient pas : il est vrai que lorsqu’on mange pour 2 fois plus cher les attentes ne sont pas les mêmes. Donc dans un souci de précision je vais concentrer mon bilan sur le midi. Ce déjeuner était top pour 26 euros, cela m’a évoqué la Gazetta quelque part, non pas tant dans la cuisine que dans la formule bien troussée, les plats variés et l’absence de gadgets.