Ichirin – Paris (75015)


16.11.22 - Guillaume - 716lavie
Ichirin
75 Rue Vasco de Gama
75015 Paris
09 73 52 81 78
Ouvert du lundi au samedi midi et soir
Métro : Balard (8), Porte de Versailles (12)
Bus : Lecourbe - Vasco de Gama (42), Lycée Louis Armand (39)
Tramway : Desnouettes (T3a)
- Le résumé -

Ichirin est un super plan au fond du 15 à Porte de Versailles, en mode izakaya discrète tenu par un couple qui a officié dans diverses adresses du quartier japonais dans le 2ème arrondissement avant de venir se poser ici en mars 2020.

- La petite histoire -

Cela faisait un moment que je lorgnais sur ce quartier, j’aime bien les maréchaux et pense que dans plusieurs endroits de Paris, ce seront des quartiers propices à des adresses abordables et gourmandes. En passant ce quartier au peigne fin, j’étais tombé sur ce resto présenté comme “un ramen authentique” sur google, ce qui m’avait tout de suite étonné : pour le moment, en 2022, on ne trouve quasiment pas de ramen authentiquement japonais en dehors du 2ème arrondissement.

- Lieu -

J’ai compris ensuite, il y avait auparavant un restaurant japonais que j’avais chroniqué, plus chic, il était dans le Michelin. Là on sent que c’est décoré un peu à la va-vite j’ai envie de dire (le bas de façade abîmé par exemple), on sent que l’équipe réduite (le couple) ne peut tout gérer à la fois.

A l’intérieur, c’est tout en long. Il y a une première salle sur la gauche pour 7 convives avant d’entrer dans la grande salle. Ensuite on a la cuisine sur la gauche avec des places au comptoir, quelques tables à droite et enfin des tables au fond.

- L'équipe -

Le chef est donc seul en cuisine et sa compagne assure le service. C’est l’autre bon point, le contact facile de l’équipe. Au début la patronne ne me saluait pas car elle est speed et concentrée, ils ne sont que deux, lui en cuisine, elle en salle; mais dès qu’on se met à lui parler, elle est bien présente et trouve d’ailleurs toujours le temps d’apporter quelque chose même quand elle est en train de servir ailleurs. Son français parfait aide au contact d’ailleurs. Bon elle ne voulait pas conseiller un ramen, disant que tout est bon, que ça dépend des goûts, j’ai donc attendu qu’elle ait le dos tourné et demandé directement au chef qui m’a répondu que lui aimait l’authentique, celui au soja.

- Le repas -

Coup d’oeil à la carte, bon les ramen sont vite à 15, c’est devenu le prix à Paris, il faut s’y faire. Je l’ai compris après mais l’esprit d’ici, c’est izakaya, bar dans lequel on mange. Ainsi on ne vient pas tant chercher de la haute gastronomie qu’une cuisine gourmande destinée à accompagner la boisson, c’est l’esprit. Evidemment les gens viennent ici dans l’esprit d’aller au resto mais ce que je veux préciser à de possibles détracteurs, c’est que oui les ramen ne sont pas les meilleurs du monde (on n’est ni chez Naritake, ni chez Sanjo, ni chez Menkicchi), le chef est seul et assure en même temps le reste de la carte donc nécessairement les attentes des clients ne doivent pas être les mêmes. De même, les desserts ne sont pas maison. Cela étant, ça n’empêche en rien de passer un moment gourmand, ce qui importe aussi, c’est le cadre, l’équipe, on a envie de se poser ici.

Le menu du soir est pas mal pour le coup.

Allez on se lance, 2 menus.

La Kirin en pression est à 4 euros le demi, on est dans les prix. Il n’y a pas de pinte car la patronne n’a pas de place pour les verres. Je ne l’ai pas lâchée du repas, sur un ton humouristique, sur le fait qu’une pinte à 7, surtout dans un lieu qui se présente comme une izakaya plus que comme resto (voir la devanture qui le mentionne clairement en japonais, avec une pinte dessinée en plus), c’est important. Et ce n’est pas tant pour le 1 euro d’économie que pour l’esprit. Ici on a envie de rester, d’explorer la carte, de boire et manger des trucs différents, rien à voir avec un ramen speed du 2ème où on prend ce qu’on a à prendre puis on se barre. Je suis même revenu à l’intérieur montrer la photo de la pinte en devanture au chef, il s’est marré.

Les gyoza étaient fous car particulièrement fins et croustillants, le chef a bossé dans plein d’endroits dont une boulangerie, cela pourrait expliquer la maîtrise de la pâte.

L’omelette est sympa, rien à dire.

Ramen sauce soja au châshu (porc rôti) à 15 balles, très bon et généreux en viande (4 tranches), 15 euros est devenu le prix du ramen à Paris, faut s’y faire. Alors je me suis déjà expliqué plus haut (parce que j’ai reçu une critique de ce ramen), on ne traverse pas Paris en se disant (“je vais me faire ce ramen de fou”), on vient là pour kiffer et vous verrez, dans cet état d’esprit, le ramen passera crème.

J’ai goûté le curry de la personne qui m’accompagnait, ce plat ne m’a jamais retourné mais là il était bien relevé, ça le rendait à mon sens plus intéressant et la personne qui m’accompagnait, connaisseuse du sujet, en était très contente.

Les desserts ne sont pas maison mais ça passe crème.

Je me suis fait plaisir avec une Umeshu, liqueur de prune, à 5 balles, servie généreusement : très bien. C’est le genre de lieu où on a envie de taper dans les saké entre amis.

 

- Le bilan -

L’ami qui habite juste là ne me le pardonnera pas mais le 15 plein sud est un des next spots à Paname, ça fait un moment que je le dis, vous verrez.