La Belote – Paris (75017)


13.12.21 - Guillaume - 716lavie
La Belote
58, rue de Saussure
75017 Paris
01 42 67 46 90
Ouvert du lundi au samedi le midi, jeudi, vendredi et samedi soir
Métro : Rome (2), Malesherbes (3), Villiers (2, 3)
Bus : Legendre (28, 94)
https://www.facebook.com/labeloteparis/
- Le résumé -

La Belote est une bonne pioche portugaise présente sur le site depuis 2009, là elle vient de changer de mais et c’est encore mieux qu’avant.

- La petite histoire -

J’avais chroniqué la Belote pour la 1ère fois en 2009 lorsqu’il y avait la voiture totalement lookée FC Porto garée devant (j’ai laissé la chronique en ligne pour l’histoire, avec le photo de la caisse). A l’époque c’était un bar-resto portugais, QG aussi de fans de foot. Autant vous dire que pendant 10 ans, j’ai été le seul à chroniquer l’endroit. Il a changé de mains plusieurs fois et c’était toujours bien. Samedi dernier je devais manger avec un proche et je cherchais un resto tranquille où on pouvait manger des portions généreuses, en ayant la place et sans lâcher plus de 40 euros. J’ai passé 2h à passer en revues beaucoup de recos qu’on m’avait faites et de restos que j’avais repérés, partout la même tendance de dînette : assiettes à partager, petites portions, tables serrées, tu manges et bois bien pour min. 60 euros sans être sûr que le service soit détendu. Finalement j’ai eu envie de revenir à la Belote sans du tout me douter qu’il y avait eu un sujet sur @ttbontv qq jours avant. Effectivement en rentrant, j’ai tout de suite repéré des têtes que je n’avais pas l’habitude de voir ici. La patronne m’a ensuite confirmé que les personnes étaient venues par l’émission.

- Lieu -

Connaissant le lieu, je repère bien ce qui a été changé question déco : on a laissé les poutres apparentes, tant mieux, mais désormais les murs sont fraîchement blancs, les drapeaux des pays lusophones achèvent d’habiller le plafond. On se sent bien ici. Les tables sont assez serrées les unes des autres mais

- L'équipe -

Après être passé entre plusieurs mains durant ces 10 ans, il a finalement été repris  en février 2020 par cette dame d’origine cap-verdienne qui tenait avant un petit traiteur rue de Budapest appelé Belem, 2 semaines après c’était le confinement : dur. Elle est pour le moment aidée de ses 2 filles, une en cuisine, une en salle mais cherche du personnel qualifié pour l’épauler. ls avaient de la difficulté à remplir les soirs jusqu’ici mais le passage dans l’émission de Très Très Bon leur a amené soudainement du monde ce qui est tant mieux mais forcément il y a un moment d’adaptation d’où l’attente que nous avons eue. Je lui souhaite de trouver le personnel qu’elle cherche.

- Le repas -

D’emblée il faut dire que c’est très bon et que les prix sont doux comme un … cochon:

– demi de super Bock en entrée à 2,80 euros

– beignets de cochon de lait à 2,30 mamma mia
– beignets de morue à 1,60
Les deux sont parfaitement réussis : bien frits, sans être gras, on sent qu’ils ont été confectionnés il y a peu.

La sauce épicée verte réveille un mort de manière efficace et pas grasse.

Morue parfaite aussi, pas trop salée, tendre, une à minhota pour moi, une à bras pour la personne qui m’accompagnait. Minhota (ci-dessous) est un plat typique de la région du Minho, au nord du Portugal, elle est cuisinée ici avec poivron rouge, ail, vin blanc.

La morue à Bras – le nom vendrait de son inventeur M. Brás – consiste à émietter la morue et la mélanger avec des pommes de terre et et à la faire revenir sur le feu avec des oeufs battus.

Bouteille de Borba blanc, très bien, après on n’est pas là pour chercher une super quille de vin nature, après peut-être qu’on peut apporter la sienne et s’acquitter d’un droit de bouchon.

Seul bémol, nous avons beaucoup attendu entre les entrées et les plats, plus d’une une heure et la patronne s’en est excusée. Elle a eu une avalanche de condition qui ont créé cette situation : une table ayant réservé plus tôt a finalement vu le reste de ses convives arriver tard, le resto était plein, nous avons commandé pile dans un trou d’espace temps. J’avoue qu’à la fin, j’en avais marre mais elle nous a bien expliqué le pourquoi du comment et je pense que petit à petit, cela ne se produira plus et si cela venait à se reproduire de manière exceptionnelle, la personne au service aura une attention envers les clients. Le fait est que nous n’étions pas énervés du tout après avoir mangé et discuté avec la patronne mais je me dois de le raconter.

Flan impeccable pour finir, pas gras et pas trop sucré, léger

- Le bilan -

69 balles pour 2, faites que Paris garde des options comme ça, des endroits où on peut se mettre bien, rester longtemps et prendre plein de choses tout en étant au calme et sans dépasser les 40 euros.