La bonne cuisine roumaine maison de Bucovina – Paris (75020)


31.10.19 - Guillaume - 716lavie
Bucovina
50 boulevard de Picpus
75012 Paris
01 43 45 18 43 - 06 05 92 26 42
Fermé le lundi, ouvert midi et soir du mardi au samedi, le dimanche seulement le midi ou le soir sur réservation
Métro : Picpus (6)
Bus : Picpus (29, 56)
- Le résumé -

Bucovina est une découverte qui m’a fait plaisir, de la cuisine roumaine maison à Paris. Jusqu’ici je n’en avais jamais vu, des traiteurs oui et il fallait faire le tri,  mais pas de restaurants de ce type. Attention ils sont en difficulté et leur existence est menacée d’ici décembre 2019 à cause de travaux devant chez eux qui les cachent de la rue et gênent fortement leur activité. Donc allez-y tant qu’il est temps.

- La petite histoire -

Chloé de Bouiboui m’avait proposé de manger ensemble et m’avait suggéré plusieurs adresses, j’avais choisi celle-ci car j’étais curieux de tester un restaurant roumain à Paris, fort de mon expérience en Roumanie.

- Lieu -

Le restaurant est assez petit soit, mais convivial, j’aime la disposition des tables, il est ouvert depuis 2016.

La déco est traditionnelle. Il y a une télévision qui diffuse des clips de musique roumaine, certains sont kitsch à souhait.

- L'équipe -

Comme je suis arrivé en avance, j’en ai profité pour tailler une bavette avec la serveuse, Dalina. Au début elle ne souriait pas beaucoup mais lorsque j’ai engagé la conservation, elle a accepté de discuter. J’ai raconté que j’avais été en Roumanie et que des bons amis Roumains m’avaient récemment envoyé des produits artisanaux.

La chef, sa maman, entendait depuis sa cuisine et elle est donc venue nous rejoindre. Le moment était sympathique et nous avons pu échanger à propos de la Roumanie et de ses produits. Eux sont de la région de Bucovina, au nord-est de la Roumanie, loin de Sibiu au centre ouest où j’ai été deux fois – Sibiu est la capitale européenne de la gastronomie en 2019.

- Le repas -

La carte a une bonne gueule, il y a les principales spécialités mais elles sont bien présentées, il est précisé que “Tout est simplement fait maison”.

J’aime que la carte soit courte et efficace avec une belle photo pour chaque plat. Elles ne sont pas données, mais c’est le signe du frais et du plat qui a pris le temps de mijoter.

Je veux me sentir comme là-bas alors je prends une zvuika (4 euros) en début de repas, en Roumanie on dit que ça ouvre l’appétit.

Quand je vois qu’il y a une ciorba au menu (6,90 euros), la soupe de tripes, je sais que j’ai à faire à un restaurant sérieux. Ce n’est évidemment pas le premier plat qu’un français prendrait ici, c’est donc le signe d’une cuisine authentique qui ne cherche pas à se travestir. J’avais adoré la ciorba dans le restaurant légendaire de Sibiu, Prima, au sous-sol d’une maison. La ciorba ici est délicieuse, je me souvenais qu’on la servait avec du citron et j’en ai donc demandé, mais Dalina m’a précisé qu’habituellement on met du vinaigre blanc et non du citron, ce que j’ai fait.

Le vinaigre qui va bien avec la soupe

Ces petits accompagnements montrent encore une fois qu’ici c’est du sérieux et du frais.

Chloé prend le choux farci avec polenta : 15,50 euros certes, mais le plat a une super gueule. Déjà la polenta est une spécialité roumaine et vous reconnaîtrez qu’il est rare d’en manger une bonne au restaurant à Paris. C’est comme la purée, il y a la polenta en sachet tipiak et la polenta maison, arriver à la bonne consistance, la bonne chaleur, le bon goût, n’est pas chose aisée. On voit qu’elle est belle. Le chou farci est recouvert de crème fraîche et d’aneth, enfin le tout est accompagné d’un bon gros lard qui a lui aussi une belle gueule. Pour ne rien gâcher les plats en bois sont jolis. C’est une cuisine de l’est qu’il est malheureusement difficile de trouver à Paris, soit ça verse dans le tradi-touristique, soit c’est un peu trop simple et ça manque d’un bon goût maison, ici on a le parfait juste milieu.

Signalons que le café est bon, j’ai demandé à Alina, ils ont effectivement pris du temps pour choisir un expresso qui leur plaisait, c’est du Malongo,  2 cafés, 3,60 euros.

- Le bilan -

Un plan rare à Paris, souhaitons qu’il puisse durer. La Roumanie a besoin d’ambassades de ce type.

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