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Le Bistrot Montsouris 3ème visite – Paris (75014)


25.03.13 - Guillaume - 716lavie
Le Bistrot Montsouris
27, Avenue Reille
75014 Paris
01 45 89 17 05
Fermé Dimanche soir et Lundi
Métro : RER B Cité Universitaire
- Le résumé -

Une table de province proposant une cuisine bourgeoise à l’ancienne (omelette norvégienne incroyable, escalope de veau sauce “bergère”, …); sauf qu’on n’est pas à Saumur mais au Parc Montsouris à Paris. Une table solide comme on n’en trouve quasiment plus à Paris et qui ne fait pas de faux bond. Quand on sent qu’on est d’humeur pour cela, alors il faut y aller!

Attention on est vite à 45 euros par tête et il n’y a pas de menu! Plutôt pour les grandes occasions.

 

- Lieu -

Il est là, tout beau face à la réserve d’eau. L’intérieur est assez sombre mais bien décoré et très confortable. On voit que c’est propre, bien tenu, les idées sont claires sur la marche à suivre.

 

- L'équipe -

Monsieur est en cuisine avec un aide, Madame est en salle avec un serveur. Tout ce petit monde se connaît et est bien rôdé.

 

- Le repas -

Il y a des propositions du jour inscrites sur de grandes ardoises. Regardez-moi ça, cela se passe de commentaires.

Entrées

Moules farcies au beurre de Guérande. Délicieuses. Pas d’autre mot. Comme l’a dit la patronne, elles ont été farcies une à une, on ne fait pas dans le surgelé, l’assiette est bien remplie, c’est divin.

Terrine de caille aux morilles

 

Plats
Boudin au foie gras, purée maison. C’était très bon, le foie gras frais très agréable, la personne qui l’a mangée étant originaire du Poitou et donc spécialiste du boudin, a trouvé qu’il aurait pu être un peu plus fort en goût, ce que j’ai trouvé aussi par rapport à ce que j’ai goûté. Cela étant c’est de la très bonne viande et un bien beau plat, réconfortant et sans entourloupes.

Fricassée de rognons de veau à la pointe de moutarde à l’ancienne, galette de pommes de terre
Les rognons sont rosés comme il faut, gros faible pour la galette de pommes de terre. Déjà lors d’une précédente visite, j’étais tombé amoureux de leur gratin dauphinois, c’est donc le signe que le chef sait travailler la pomme de terre. Comme il nous l’a expliqué c’est tellement compliqué de faire des frites maison, à cause du temps que ça prend mais aussi de la difficulté à trouver de la pomme de terre qui soit adaptée, qu’il préfère travailler la pomme de terre de façons différentes (purée, galette, gratin dauphinois).

Desserts

L’omelette norvégienne pour deux. Que dire? Chef d’oeuvre. On n’en voit plus des comme ça à Paris. Là vous ne voyez que la moitié de la bête. Magnifique, sublime. L’une des deux personnes que j’emmenais manger m’avait demandé de trouver un restaurant dans lequel elle pourrait manger de l’omelette norvégienne, et bien elle n’a pas été déçue!!!

- Le bilan -

Il est tout vu.
On mange bien, c’est une “belle maison”, sans chichis mais avec l’art et la manière.
Et même si tout n’est pas exactement du même tonneau, il y a un soin général constant apporté à la cuisine et au service, une envie de bien faire, à l’ancienne, qui ne peut que me ravir et me toucher.
J’ajouterais que, comme je l’ai déjà dit,  je suis de plus en plus sensible à la digestion qui suit un repas au restaurant, en l’occurrence celle-ce ci se fit en douceur alors que nous avions pourtant fort bien festoyé pour un déjeuner.
C’est le signe d’une cuisine qui ne triche pas, ni sur les produits, ni sur la matière grasse.
Un bien beau resto dont on peut d’ores et déjà regretter qu’il ne soit pas voué à l’immortalité.