Le Guersant – Paris (75017)


13.03.20 - Guillaume - 716lavie
Le Guersant
30, bd Gouvion Saint-Cyr
75017 Paris
01 45 72 58 53
Ouvert du lundi au vendredi midi et soir
Bus : Porte de Villiers (PC)
Métro : Porte de Champerret (3)
- Le résumé -

Le Guersant est un bistrot gourmand et traditionnel dans un coin qui en est fort dépourvu : les boulevards maréchaux à hauteur de la porte de Villiers, entre la porte Maillot et la porte Champerret. Je suis client de leur menu déjeuner entrée – plat ou plat-dessert à 19.

- La petite histoire -

C’est un ami qui me l’a conseillé. Je n’en avais jamais entendu parler et j’ai donc invité une proche qui vit dans le quartier depuis de nombreuses années et qui ne le connaissait pas, à venir l’essayer avec moi. Le résultat m’a donné envie de revenir, ce que j’ai fait avec une tablée de 3 amis ayant un bon coup de fourchette, l’un des 3 étant par ailleurs un habitué des lieux. Cela m’a permis de voir les plats réussis et ceux qui l’étaient moins.

- Lieu -

Il est donc situé sur le boulevard Gouvion Saint-Cyr, un coin qui n’intéresse pas grand monde, à part les riverains et les personnes travaillant dans le quartier, pour la simple raison que c’est un lieu de passage, sans charme particulier et, qui plus est, en travaux à l’heure où j’écris ces lignes. C’est donc une option à considérer quand on est en galère à Porte Maillot par exemple ou à Porte de Champerret.

Le bistrot date de 1936 m’a-t-on dit et certains éléments sont restés dans leur jus dont ces portes en bois au sous-sol, je n’en connais pas beaucoup d’équivalentes dans Paris.

La clientèle est bigarrée et j’aime ça, c’est même ce que je recherche dans une bonne table authentique, surtout le midi : se mêlent les personnes du 3ème âge qui font une sortie, des pompiers gradés échappés de la caserne Champerret, des collègues, des amis, des familles, différents âges et différents revenus se mêlent le plus simplement du monde. Sur les maréchaux, on n’est pas là pour être vu, on est là pour manger et on se sent hors des regards du parisianisme du centre, les rapports sont ainsi tout de suite plus détendus.

- L'équipe -

L’équipe actuelle a repris l’établissement il y a une quinzaine d’années semble-t-il. Il y a le couple de patrons et une serveuse. Le service est efficace, plus ou moins souriant, mais jamais désagréable. On aurait parfois envie de quelque chose d’un poil plus détendu, mais l’ambiance de la salle est chaleureuse, peut-être qu’il faut être un habitué pour se sentir plus à l’aise.

- Le repas -

Repas 1

Le menu du midi est à 19 euros entrée – plat ou plat – dessert. Sur la carte ci-dessous, le choix est à effectuer parmi les plats marqués d’une croix rouge.

Le vin

Il y avait du poulet en plat du jour et ça, j’aime ça. C’est trop rare pour ne pas en profiter, surtout qu’il en va du poulet comme de la crêpe citron, de la bavette ou de la tarte aux pommes, ou encore du premier baiser : tu sais tout de suite à qui tu as à faire. Ces éléments-là sont une mine d’or informative concernant leur auteur, son rapport au travail, à la gourmandise, aux matières premières, etc… (ces comparaisons ne s’appliquent pas toutes au baiser, entendons-nous). Alors ici, analyse du poulet. Déjà il est servi avec des pommes allumettes, c’est devenu rarissime et pourtant c’est le summum de la frite à française, bien réussi, c’est un accompagnement imbattable. Le poulet? Il est servi généreusement, il y a de la matière et de la mâche quelque part entre un Label Rouge de compét’ et un poulet plus lambda. Le jus est très bon, il a du goût et une belle consistance.

J’avais fait l’impasse sur les desserts, mais la personne qui m’accompagnait avait choisi le crumble aux pommes, satisfaite.

 

Repas 2

Entrée

En entrée je prends une salade de lentilles, saumon et oeuf poché, 8 euros c’est très cool comme prix, quand on sait que certains ne se gênent pas pour facturer 8 euros un oeuf mayo. Ce n’est pas forcément la grande classe, le saumon n’a sans doute pas remonté une rivière en jouant des coudes mais ça joue très bien son rôle, c’est une entrée gourmande et l’association marche bien.

Plat

J’ai choisi le pavé de boeuf que j’ai demandé saignant. Il était effectivement cuit comme demandé, là aussi accompagné de pommes allumettes, qui s’en plaindrait?

Une des personnes qui m’accompagnait s’est régalée avec un boudin – purée.

Une autre avait choisi le tartare qui s’est révélé trop liquide selon son goût et le mien aussi je dois dire.  Quant au dessert, elle avait choisi une île flottante qui manquait d’air pour le coup, elle était un peu trop compacte. C’est pourquoi il convient ici de bien choisir ses plats, on ne peut pas se jeter sur n’importe lequel avec la même confiance aveugle. C’est normal aussi qu’à ce prix, la formule ne fasse pas mouche à chaque fois. Je vois très bien certains “néo-routiers” du centre se gargariser d’une telle cuisine, au moins ici elle est servie sans ambages ni artifices inutiles, pas besoin de raconter des histoires.

Nous avons bu ce Faugères, Château Estanilles 2016, que j’ai trouvé tout à fait correct pour accompagner un tel déjeuner. Les personnes qui m’accompagnaient, plus calées que moi en vins, trouvaient que la carte manquait de fond de jeu pour un dîner gourmand par exemple, mais elle reste honorable pour un bistrot avec menu à moins de 20 euros.

- Le bilan -

Une bonne pioche, sans chichis, gourmande et discrète.

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