10 restaurants 716 fétiches à Paris, top gourmand pour ceux qui ont de la truffe


12.07.18 - Guillaume - 716lavie

Des top il y en a partout, il en faut bien quelques-uns sur 716lavie, surtout qu’en l’occurrence il s’agit d’une question qu’on m’a posée lors du dernier mystère et que je pose moi-même quasi-systématiquement aux personnes que je rencontre. En fait j’ai deux types de questions :

– Quels sont tes derniers coups de coeur food?

– Quels sont les restaurants dans lesquels tu retournes souvent?, sans te prendre la tête sur si c’est branché ou pas, gastro ou pas, ça peut être un petit resto de quartier

Voilà, vous savez tout d’une partie de ma méthode. Maintenant qu’on a dit ça, on dit quoi? Et bien voilà une liste de restos que je porte dans mon coeur, il y a certains dans lesquels j’allais beaucoup et où je vais moins aujourd’hui, tout simplement parce qu’ils me correspondent désormais moins en termes d’ambiance, mais dès que j’entends quelqu’un en parler en bien, je me rends compte que mon amour n’a pas bougé; c’est juste que j’y ai trop été aussi parfois. Je n’ai pas cherché à être exhaustif, comme je l’ai déjà dit, je pense que l’exhaustivité tue le métier de guide gastronomique : il ne faut pas chercher à couvrir tous les territoires comme s’ils étaient identiques, on se retrouve alors à diluer notre filtre, juste pour avoir un contenu équilibré. Il faut assumer ses choix.

C’est parti!

1) Ramona

J’y ai été tellement de fois, j’ai écrit tellement d’articles. Ramona, c’est ce resto espagnol qui fait sans doute la meilleure paëlla de Paris, enfin disons-le autrement, LE restaurant à Paris qui propose une paëlla comme en Espagne, simple et de bon goût. C’est d’ailleurs ahurissant de voir le peu des restaurants espagnols à Paris quand on compare leur nombre à ceux des italiens. Il est situé rue Ramponneau à Belleville et il faut aller au 1er étage de cette épicerie pour découvrir le resto.

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2) Au Petit Bar

J’en ai tellement parlé ici que j’hésite à vous bassiner encore avec ça. C’est mon QG du centre de Paris, quand je suis vers la place Vendôme. Je sais qu’à n’importe quelle heure de la journée, je peux y boire un diabolo, y manger un bon sandwich avec un ballon de rouge ou alors goûter au plat du jour concocté par la maman. La famille qui tient l’endroit depuis 50 ans se partage les tâches : les deux fils au service et derrière le bar, la maman aux fourneaux, le papa aux sandwiches. Chaque jour de la semaine a son plat du jour attitré : du rosbeef frites (maison bien sûr) au rôti de veau lentilles, je les connais bien sûr tous.

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3) Les Routiers et Pyrénées Cévennes

Attention, l’établissement Pyrénées Cévennes a changé de mains à l’automne 2018 et je n’y suis pas encore retourné.

Pourquoi mettre ces deux-là ensemble? Parce qu’à défaut d’avoir la même atmosphère, j’y vais à peu près pour les mêmes raisons : quand je veux bien manger français traditionnel. Les Routiers, rue Marx Dormoy, c’est le dernier véritable resto routier à Paris encore debout : bien que les routiers ne parquent plus leurs poids lourds, il les a servis pendant de longues années, de même que les autres routiers qui existaient autour de lui à l’époque. C’est un survivant qui a changé de mains dans la continuité il y a 2 ans. C’est toujours Jean-Luc en cuisine (à mon avis le seul chef de Paris en place depuis plus de 35 ans dans le même resto et n’ayant jamais manqué un jour) et Jocelyne, la serveuse, dont on aimerait parfois qu’elle soit plus facile d’accès. Avec moi je n’ai pas de soucis, nous nous connaissons bien, mais je sais que lorsque j’envoie des gens, ils ont parfois un peu de mal. Que cela ne vous dissuade pas d’y aller taper la croûte, les portions sont dingues. Quant à l’Auberge Pyrénées Cévennes c’est aussi un business familial : Françoise gère la salle, Daniel est en cuisine. Ici ça envoie un cassoulet d’exception, de même qu’une frisée aux lardons, un foie de veau croûté ou une tatin légendaire. Un effort pourrait être fait sur les vins.

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4) Naturellement

Mon resto italien préféré à Paris, bien que ce ne soit pas de la cuisine italienne. Oui, mais Giovanni est italien et c’est le plus authentique des passionnés de vin que je connaisse à Paris. Ici ce ne sont que des vins naturels italiens que Giovanni vous décrira par le menu : vigneron, cépage, vinification. Non seulement c’est très bon mais question vin, ça s’envole. Et vous pouvez vous laisser aller à parler des vins comme bon vous semble, une fois je lui ai dit : “c’est Alain Delon qui perd le contrôle de son coupé dans un virage de montagne”, il m’a dit “je vois très bien” avec un sourire entendu. Il faudrait juste que les desserts se renouvellent un peu, le tiramisu à la madeleine, c’est bien, mais l’offre sucrée est un peu en-déçà de tout le reste. Un de mes 5 restos fétiches à Paris, je m’y sens toujours bien. Et puis ça vous fait découvrir un coin du 15 que vous êtes 95% à ignorer, et tel était mon cas.

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5) Coupi Bar

Merci au feu Gastronome Parisien, Alex, de m’avoir soufflé l’adresse à l’époque. Stéphane est devenu un ami car son lieu réussit ce pari de combiner un banh mi authentique (le sien est délicieux, ce banh mi de boeuf mon dieu) à prix normal (3,40) avec un lieu plus dans l’air du temps qu’une cantine asiat’ normale de Chinatown : on y sert du bon café, on peut s’y poser à la cool, la déco et l’équipe sont fraîches :), enfin il y a une terrasse d’anthologie. Stéphane et sa femme ont été les 1ers à oser s’installer de l’autre côté de la ligne de tram’, qui était la frontière de Chinatown jusque-là. Nul doute que dans quelques années, on les considérera comme des pionniers. Ce déplacement peut sembler anodin, mais il ouvre la voie à un nouveau Chinatown plus aéré.

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6) Sandwich du Petit Vendôme

Le sandwich est une science, il ne s’agit pas d’empiler des ingrédients de qualité à l’intérieur d’un pain, il faut que tout se tienne pour en faire quelque chose de confortable à mâcher, d’agréable au goût et de facile à manger. Voilà pourquoi certains sandwiches peuvent aussi être parmi les plus simples. Au Petit Vendôme, ça ne rigole pas, il y a la queue tous les midis, mais avec une attente rarement au-delà de 10 min, pour le comptoir à sandwiches sur le côté droit du bar de ce bistrot par ailleurs plein le midi pour déjeuner. Je n’y vais que pour les sandwiches faits minute : tout est à la commande, le pain est délicieux et les produits utilisés sont en quantité imposante et d’aspect renversant.

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7) Sandwich du Vieux Cèdre

Tant qu’on est dans les sandwiches, on y reste. Des traiteurs libanais à Paris, il y en a des centaines, mais celui-là est immortel. Cela fait au moins 20 ans qu’il délivre des sandwiches de l’aurore jusqu’à 2h du matin. L’atout? La qualité est constante car ce mini traiteur se fait livrer chaque jour par le restaurant mère, tout comme les 2 autres traiteurs du même nom situés dans le 5ème. C’est rapide, pas cher et fréquenté par tout le monde. Ensuite allez le déguster place de la Contrescarpe qui vient d’être refaite et permet de s’assoir en son centre.

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8) Lao Chaleune

Lors de ma visite guidée du 13ème arrondissement, j’explique qu’il s’agit plus d’un Indochinatown qu’un Chinatown, dans la mesure où la population chinoise du quartier a immigré depuis le Vietnam, le Laos et le Cambodge. Voilà pourquoi vous ne pourrez quasiment pas manger de cuisine régionale chinoise dans le 13ème, à l’exception de Lao Cai Ragoût par exemple, mais vous trouverez pléthore de cuisine vietnamienne (phô, banh mi), cambodgienne (lok lak) ou laotienne… quoi que non, des tables laotiennes, il n’y en a que 3, c’est le moins représenté des pays du sud est asiatique. Lao Chaleune est une valeur sûr tenue par la même famille depuis plus de 20 ans et c’est la fille Elodie qui a repris la suite. Salade riz croustillant au porc, assortiment de boeuf et saucisse séchés, ou encore salade de boeuf cru pimenté, tout est bon, souvent épicé. La cuisine laotienne est pour moi entre la vietnamienne et la thaïlandaise. On retrouve la fraîcheur et le parfum de la cuisine vietnamienne, mais il y a l’aspect épicé et coloré de la cuisine thaï. Attention le resto est petit, mieux vaut réserver. Il est par ailleurs situé dans la discrète rue du Château des Rentiers, loin du bouillonnant coeur de Chinatown que sont les avenues d’Ivry et de Choisy. Profitez-en pour vous promener dans les passages alentour : passage National, passage Bourgoin, Villa Robert Doisneau, Villa Tolbiac. Saviez-vous que la cité Jeanne d’Arc était un des coins les plus chauds de la capitale, une cité dans laquelle la police ne pouvait pas rentrer. Il fallût beaucoup de temps pour pacifier l’endroit.

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9) May Hong

Il y eût le grande mode des bobuns, vous vous souvenez il a 6, 7 ans? Ca parlait de bobun à tout bout de champ et chaque fois qu’une personne s’exprimait : elle disait “le meilleur bobun de Paris”,…. ça m’a toujours gonflé. Je ne vais pas refaire le coup avec le phô, un de mes plats préférés. Des phô, il y en a aussi beaucoup de bons à Paris. Pour un phô, il faut un bouillon maison, du temps, de l’attention. Ici il y a tout ça, même si c’est une cantine qui débite. J’y vais régulièrement et la qualité ne bouge pas d’un poil, le tout pour 9,50 euros. Deux autres avantages : puisque vous êtes dans la galerie commerciale Oslo face à la dalle des Olympiades, il y a beaucoup de locaux et vous avez vue sur mer (c’est comme ça que j’appelle la vue sur la dalle).

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10) Abri

Il n’y a rien à faire, même s’ils ont toujours refusé de mettre le sticker 716lavie sur leur porte (à la différence d’autres sites), je ne peux pas leur en vouloir car c’est bon, sérieux et honnête : un des meilleurs rapports qualité-prix de la capitale, 26 euros pour 2 entrées – 1 plat – 1 dessert au déjeuner. Ce prix modique est notamment rendu possible par l’exiguïté du lieu (loyer plus bas), mais malgré tout on y est bien assis, sans avoir l’impression d’être entassé. Une de leurs autres grandes qualités est de n’avoir jamais baissé depuis l’ouverture fin 2012, ce qui est très rare à Paris pour un resto qui a fait le buzz.

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