Naritaké – Paris (75002)


30.12.11 - Guillaume - 716lavie
Naritake
31, rue des Petits-Champs
75002 Paris
Pas de téléphone
Fermé le dimanche
Métro : Pyramides
- Le résumé -

Ramen la bonne soupe!” Mis à part l’attente – qui peut être rédhibitoire – mais qu’on a réussi à esquiver ce soir-là, la cuisine et l’accueil sont deux tons au-dessus des ramens que je connais. J’ajouterais aussi, qu’à part Kunitoraya (qui ne m’a jamais convaincu), c’est le seul restaurant du quartier dans lequel il y a autant si ce n’est plus de Japonais que de Français.

- La petite histoire -

Ca faisait longtemps que je n’étais pas retourné rue Sainte Anne me faire un jap’ avec envie. J’avoue que ces dernières années trop de restaurants semblables se sont montés et l’augmentation des queues devant m’a totalement dissuadé d’y aller : des files de 20, 25 personnes sous la pluie pour manger (une soupe) ? Du gros n’importe quoi.
D’un autre côté cela me faisait bizarre de ne plus y aller car depuis la création de ce blog, l’article le plus consulté est en permanence “Les japonais de la rue Sainte Anne” qui pourtant date un peu.
Aussi quand j’ai vu Naritaké recommandé dans l’Express comme un ramen de haute volée (évidemment ils disent tout de suite “le meilleur”), j’ai été attiré. Citons quand même le journaliste du Figaroscope qui dans le genre : “je ramen ma fraise en crachant dans la soupe sans la mettre du tout en perspective” remporte la palme. On a évidemment le droit de ne pas aimer les ramen mais en parler comme ça est assez détestable.
Je me méfiais donc de l’emballement médiatique pour un jap’ survendu (il y en a eu plusieurs) mais je voulais voir. Je n’ai pas été déçu.

- Lieu -

Il est petit, et ça m’aurait ennuyé d’être au comptoir ce jour-là mais ça tombe bien il y avait des places assises.
C’est sûr que pour ceux qui sont allergiques, ça sent (un peu) le graillon, mais bien moins que dans d’autres cantines du quartier.
C’est plutôt pas mal je trouve, les murs orange apportent de la chaleur.

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- L'équipe -

Ils sont tous très sympas, même si un peu à la rue question premier accueil à cause du monde attendant debout. Une fois qu’on est assis en revanche c’est impeccable : carafe d’eau changée alors qu’elle est aux trois quarts vide, le chef qui nous apporte lui-même les soupes. Très sympa.

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- Le repas -

Gyoza 5 euros
Plus fins qu’ailleurs, moins gras aussi. Bien.

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Ramen rôti de porc 12 + oeuf mollet 1, sauce soja
J’en ai avalé du ramen mais je n’en avais jamais goûté un pareil, il est effectivement très salé et gras, mais c’est bon. Le porc est meilleur que chez les autres. Nous avons demandé à nos voisines japonaises ce qu’elles avaient pris, elles avaient toutes les deux choisi un ramen au miso avec porc et oeuf mollet en supplément.
Nous avions donc commandé le même mais j’ai quand même demandé son avis à la serveuse qui nous a dit que pour elle la miso était trop salée et qu’elle préférait le ramen à la sauce soja.
Nous avons donc opté pour celle-ci mais ça reste salé de dieu. Du coup j’ai demandé le supplément de bouillon qui permet de diluer. C’est original et très intéressant. Je n’ai pas pu finir car trop salé mais je n’étais pas écoeuré et déjà repus donc pas de soucis.

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Retour à Naritake le 16 avril 2018, soit 6 ans et demi après ma chronique :

Ce ramen supposé être celui de Paris le plus fidèle à la tradition, gastronomiquement parlant, est toujours aussi bon; attention il ne plaît pas à tout le monde car il est bien plus épais et salé (surtout celui à la sauce miso) que les autres ramen parisiens. On n’y va pas toutes les semaines non plus car son goût est fort, mais ce ramen sauce miso avec des oeufs était savoureux (11 euros).

Naritake - Paris (75002)

Les gyoza sont très délicats (6 euros désormais).

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Le soir il faut s’hydrater car c’est très salé. La durée d’attente dehors est raisonnable. Ce qui m’a choqué et que j’ai trouvé pingre et déplacé dans un resto qui se veut une telle référence du bon goût japonais, c’est la canette pas très fraîche de Kirin (ou Asahi) à 6,50 euros et, comble de l’horreur, servie dans les mêmes petits verres en plastique que pour l’eau. Je leur ai demandé s’ils n’avaient pas des grands verres de bière Kirin, non. Autant vous dire que mes 6,50 euros se sont envolés dans les airs eu égard au peu de plaisir que j’ai eu à boire la bière. Quand on pense que Sanukiya propose des belles pression au même prix.

- Le bilan -

J’aime. Le point noir c’est l’attente, je déteste faire la queue, surtout pour manger dans un boui-boui donc à voir. Mais vu que nous avons rapidement trouvé des places, nous avons pu nous concentrer sur la bouffe, le service et le confort et j’ai trouvé que sur ces trois points, c’était réussi. La soupe est plus chère, 12 euros, voire 13 avec l’oeuf mais elle est plus impressionnante aussi car pleine de graisse de porc et donc particulièrement riche! Dîner réussi, à refaire.