L’Ami Jean – Paris (75007)


27.02.13 - Guillaume
L'Ami Jean
27 rue Malar
75007 Paris
01 46 05 86 89
Fermé dimanche et lundi
Métro : La Tour-Maubourg
http://www.lamijean.fr
- Le résumé -

Voilà une table qui fait l’unanimité depuis des lustres, la référence incontournable rive gauche et pourtant je l’évitais car elle me semblait trop chère pour moi.
Il y a en fait des menus à 35 et à 42 le midi et ça les vaut.
Le jour de ma visite j’ai pris à la carte et je me suis régalé, il faut juste savoir avant d’y aller qu’on sera les uns à côté des autres et que ce sera bruyant. Passés ces détails, le service est bien et pas hautain (même si un peu funky par moments) et l’on mange divinement bien.

La petite histoire 
On peut s’étonner que pas plus de publicité n’ait été faite autour du menu. D’ailleurs même une fois installé, il m’a fallu 10 minutes pour trouver les menu à 35 et 42  euros sous forme de cartes postales dissimulées dans le classeur qui tient lieu de carte; et encore c’est ma voisine qui m’a informé de l’eur existence. Le serveur ne m’en avait pas dit un mot.
Merci à Sophie Brissaud de m’avoir récemment parlé de l’établissement ce qui m’a incité à sauter la pas.

- Le lieu -

C’est une auberge, on est les uns sur les autres, les tables sont en bois. Il y a un côté sympa, de même la devanture détonne rue Malard, on dirait celle d’un vieux bistrot, pas celle d’un restaurant dans lesquels les plats à la carte sont vite autour de 40 euros.
Les toilettes sont originales, plus ça va plus je trouve que les toilettes des restos sont souvent complètement ratées, d’un point de vue pratique d’abord et esthétique ensuite.
Ici c’est bien joué.
En plus on voit la salle à travers une vitre fumée, c’est intrigant.

- L'équipe -

Lorsque j’ai réservé, j’ai été agréablement surpris, on m’avait décrit un service bruyant et speed, je découvrais au bout du fil un monsieur calme et courtois. J’ai rappelé une demi-heure avant notre venue pour prévenir d’un léger retard et là encore alors qu’il était 12h45, on m’a répondu avec calme.
Lorsque je suis arrivé, pareil, la personne qui m’a accueilli était d’ailleurs celle que j’avais eue au téléphone.
Une fois à table c’était différent, notre serveur était plus bourru sans être méchant, mais on pourrait attendre un peu plus de conseils, ne serait-ce que pour nous expliquer en nous remettant la carte qu’il y a un menu. C’est speed je veux bien mais quand même, à 4 en salle, il doit y avoir moyen de mieux s’organiser.
Cela étant, le chef Stéphane Jégo surveille sa salle comme le lait sur le feu, on sent le capitaine à la proue.
Il fait partie de la salle, il interpelle ses serveurs depuis sa tour de contrôle, lorsque deux serveurs ne voient pas que j’essaie de leur demander quelquechose c’est le chef qui leur demande de s’occuper de moi.
Bref je ne dis pas que c’est facile mais par moments on se dit qu’on doit pouvoir faire plus méthodique question service malgré le speed.
A côté de ça, ils ont tous un bon fond et sont de bon conseil.
Attention tout de même, la blague que j’ai entendue en fin de repas : le serveur qui dit au couple d’américains à mes côtés dont la carte bancaire ne passe pas : « dans ce cas-là je garde la femme pendant un mois ».
Ce qui est sûr c’est que c’est généreux, autant du côté du chef que des serveurs : agneau royalement servie, il ne reste plus assez dans la bouteille pour me faire un 2ème verre du même vin, on me sert donc un autre vin pour mon 2ème verre mais on me donne quand même gratuitement ce qui reste de la bouteille du 1er soit tout de même deux tiers de verre.

- Le menu -


Il y a un menu à 35 euros tout à fait intéressant et un autre à 42.
Ma voisine avait pris le menu à 35, elle était ravie.

Ce jour-là, c’était fête et nous avons pris à la carte.

Entrée
Nous avons commencé par une assiette de jambon qui est à 16 euros si je me souviens bien mais qui est venue accompagnée d’une assiette de chorizo.
Comme quoi ici il faut mettre le prix mais on est vite récompensé.

En plat du jour nous avons pris celui recommandé par le chef, un « agneau des Pyrénées » rôti entier au four avec garniture paysanne : 40 euros.
Il y a cela étant une bonne douzaine de plats du jour, présentés avec la mention « Cours du jour ».

L’agneau était divin et très bien servi. En plus le serveur m’a complètement suivi lorsque je lui ai demandé si c’était un sacrilège de demander à empoter le reste : « au contraire m’a-t-il dit, sinon on va jeter tout ce qui reste, ce serait quand même dommage pour un tel agneau ».
Et hop, le plat apporté dans une boîte en plastique. Bon esprit.

                                             

On peut juste regretter la purée de pommes de terres qui est arrivée bien après et ce, sans un mot.
Pour 40 euros si on a tout en même temps, c’est quand même mieux.
Purée délicieuse.

Mais bon pour ce prix, cela m’a fait deux repas, chez moi je me suis régalé.

Dessert
Excellent dessert : crémeux citron, réglisse de fine gelée, pistachée.
Recommandé par le serveur, approuvé par le client! Parfait après un repas costaud.

- Le bilan -

Comment résumer tout ça?

Cuisine ultra solide.
C’est cher. Pour ce prix, rien à redire question qualité de cuisine et générosité des portions mais on peut regretter un service un peu slalomant par moments alors que cela semble évitable.
On retient le menu à 35 le midi.
C’est convivial, on parle avec ses voisins, on ne regrettera pas cette promiscuité du moment qu’on en a été averti.
Une table solide à faire lorsque le portefeuille l’est aussi.
Sinon on vient pour un menu le déjeuner.