Miznon – Paris (75004)


09.12.13 - Guillaume
Miznon
22, rue des Ecouffes
75004 Paris
01 44 78 01 89
Ouvert du lundi au jeudi de 11h à 00h, le vendredi de 12h à 15h et le dimanche de 12h à 00h
Métro : Saint Paul
- Le résumé -

Un resto à succès israélien débarque à Paris et fait le buzz. Les avis s’opposent : certains adhèrent à l’état d’esprit authentique, la cuisine sur le pouce et savoureuse, d’autres fustigent la hype trop grosse, certains serveurs ne parlant pas français, les prix excessifs. 716 y est allé, est tombé sur un serveur sympa et pédagogue, a trouvé que les prix passaient bien lorsqu’on était deux à manger et donc valide. C’était un dimanche soir cependant et donc hors heures d’affluence.

Note :

Le souci c’est que la qualité de la prestation dépend vraiment du jour et de l’heure, en cas d’affluence, cela peut vite être un peu brouillon. Mais cela reste un bon plan, frais par ses produits et son esprit.

 

- Le lieu -

La déco est réussie dans le genre antique/vintage/baraque de vacances squattée par des potes.

Détail important pour moi, ils ne donnent pas de carafe d’eau mais seulement des verres en plastique si bien que j’étais bien content de squatter la table du fond proche des toilettes, je pouvais aller me resservir d’eau au lavabo qui se trouve à l’extérieur.

- L'équipe -

Elle est curieuse au sens positif du terme. On ne sait pas bien qui vient d’où, Paris ou Tel Aviv, qui parle français. Je suis tombé sur un serveur israélien parlant français et très sympa. Il a pris le temps de me conseiller et même de bavarder avec moi. Il m’a d’ailleurs confié quelque chose d’intéressant : alors que je lui faisais remarquer que c’était dommage que le choix de desserts se limita à une tatin et une Pita au chocolat, il me confia que le Miznon de Tel Aviv n’est pas casher. Ils ont ainsi là-bas un éventail de possibilités beaucoup plus grand : ils servent de la viande avec du lait, des crevettes, etc… A Paris ils ont choisi cet emplacement du Marais qui est stratégique d’un point de vue commercial mais la zone étant à dominante cacher, ils ont dû se mettre au diapason, si bien qu’il doivent « inventer » des recettes pour être créatif malgré la restriction.

- Le menu -

Il n’y avait plus grand chose en ce dimanche soir, je me laissais conseiller par le jeune homme sympa à la commande.

Steak egg (9,50 euros)
Ca passe tout seul : un oeuf au plat, de la viande de boeuf me semble-t-il, des tomates, le tout servi chaud dans une Pita, envoyez-moi ça.

Aubergine (je suis désolé, je n’ai pas noté le nom du plat et je ne le retrouve pas sur la carte)
Bon là aussi il y avait de l’oeuf si bien que ça faisait un peu beaucoup pour un dîner mais c’est en tout cas très original, un plat typique de Tel Aviv. L’aubergine est grillé façon carbonisée et héberge en son sein cette joyeuse mixture.

Pita banane chocolat
Le genre de dessert qui ne m’enthousiasme guère mais qui était là drôlement réussi. En guise de chocolat, il m’a semblé reconnaître du Nutella plutôt.

- Le bilan -

Le bilan est contrasté, c’est beaucoup plus « frais et nature » dans l’esprit (en tout cas un jour de calme comme ce dimanche) que ce qu’on pourrait craindre à la lecture de certains articles. Il y a des choses bonnes et ça change des sempiternelles falafel qui alignent désormais des files d’attente de tire-fesses; c’était bon mais tout ne m’a pas non plus laissé un souvenir impérissable.
A refaire mais regard bienveillant pour le moment.