Chez Aline – Paris (75011)


01.10.13 - Guillaume - 716lavie
Chez Aline
85, rue de la Roquette
75011 Paris
01 43 71 90 75
Ouvert de 11h à 18h du lundi au vendredi
Métro : Voltaire
- Le résumé -

Cette ancienne boucherie chevaline transformée en plan sandwich qualitatif et cuisine de poche pour plats maison a fait le buzz. Je voulais voir de plus près de quoi il en retournait. Au final une adresse sérieuse à n’en point douter, on fera le tri dans la carte afin de sélectionner ce qui convient à notre bourse car tout n’est pas du même tonneau.

- Lieu -

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L’endroit ne manque pas de charme mais est vite pris d’assaut le midi, surtout que cette partie de la rue de la Roquette était restée étonnamnent pauvre en termes d’offre gastronomique selon moi. Des brasseries avec des fausses horloges en bois ça y en avait mais du street food intelligent ou du petit resto de quartier dans lequel on a plaisir à revenir, pas trop, à part le Grain de Riz rue Cavaignac et encore je ne suis pas trop fan. Si en lisant ces lignes vous fulminez parce que j’ai oublié une adresse de fou dans ce petit coin, dites-moi.

Donc revenons au lieu, il a du caractère et les tables sur la rue sont fort bienvenues! A l’intérieur ça se bouscule donc on est content de déguster son sandwich à 7 euros dehors au calme.
Quelques détails pourraient être améliorés :
– les serviettes sont seulement à la caisse, j’en mettrais d’autres sur le comptoir qui lui fait face si bien qu’on n’aurait pas à se frayer une chemin à travers la file d’attente pour attraper une serviette.
– pour se laver les mains, on vous laisse utiliser le lavabo qui sert à la cuisine, aucun souci là-dessus c’est même sympa. En revanche ce serait bien de mettre à disposition un savon en plus du liquide vaisselle, quand on a les mains fragiles, ça décape sec. Or avant de manger un sandwich on est content de se laver les mains.
Voilà ce sont de petites remarques faites dans un esprit bienveillant.

- L'équipe -

Elle est bien, dans le speed le midi. Elles étaient deux à épauler Aline ce jour-là. Aline, elle, a le pied marin, elle tient sa barque quand ça tangue.
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- Le repas -

 La carte
Elle est intéressante et un peu curieuse aussi car les prix varient pas mal.
Ce qui m’avait finalement décidé à venir ce jour-là c’est la description plus qu’enthousiaste du sandwich bonite en escabèche-mayo-guindillas-œuf dur-salade par Bertrand Grébaut dans le Figaroscope.

Je découvre qu’il est à 8,50, désolé mais 8,50 pour un sandwich je ne peux pas, je comprends que ceux qui peuvent se l’offrir le fassent avec plaisir, je ne crie pas au scandale non plus, mais c’est tout de même pas possible en ce qui me concerne.

7 euros passent encore si c’est de la balle et ça tombe bien car je me mets à lorgner sérieusement sur le Milanaise-sauce gribiche, un coup d’oeil aux milanaises qui attendent sagement devant moi dans un plat sur le comptoir, grillées comme des retraitées de Miami, elles ont l’air exquises. Voilà de plus un plat qu’on voit rarement réussi à Paris et qui plus est glissé dans un sandwich.
Il y avait ce jour-là en plat du jour un axoa de veau à 9,50 ce qui me paraît pour le coup pas cher du tout.

Le sandwich
Milanaise, sauce gribiche
Le voilà qui arrive à ma table, ça c’est cool aussi le “Installez-vous, on vous l’apporte”, on ne vous fait pas galérer debout à attendre vitre dwich.
Qu’il est beau! Il y a du relief, du croquant, ça se voit tout de suite : les couleurs sont superbes.
L’une de mes obsessions, la salade verte, a l’air en pleine forme, splendide.
On croque dedans et là c’est parfait, la gribiche est au rendez-vous, je dirais même plus au garde à vous. C’est le plus discret des ingrédients et c’est pourtant sur elle que repose le plat.
Une réussite totale ce sandwich.
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Ce que je regrette c’est qu’il n’y ait aucune formule, pas même avec un café ou une boisson sympa.

Je comprends qu’avec le peu de place qu’il y a, ça peut être une galère si tout le monde vient chercher un expresso mais quand même, pour ce prix-là, une fois attablé, on a envie que l’avion se pose doucement, pas qu’il atterrisse en rase campagne au milieu de nulle part tel un convoyeur de coke.
Là après avoir enfilé mon dwich et bu qq verres d’eau, j’étais reparti en espérant que le nirvana dans mon bide dure le temps que je trouve un endroit où me poser pour un café, c’est ballot.
Peut-être qu’ils proposent des cafés mais je ne l’ai pas vu.

- Le bilan -

Le sandwich est un art, on l’a souvent dit ici, il ne s’agit pas d’empiler des ingrédients, c’est la combinaison qui compte : ici c’est mission parfaite pour le milanaise. On aimerait pour se fidéliser qu’il y ait une formule avec boisson ou café, une carte de fidélité, quelque chose qui nous fasse revenir de loin et nous donne envie de nous poser ici même quand on veut mettre 10 euros max.