Le Relais du Bois – Paris (75116)


28.06.22 - Guillaume - 716lavie
Le Relais du Bois
1 Rue Guy de Maupassant
75116 Paris
01 45 04 27 60
Ouvert du mardi au dimanche midi et soir
Bus : Nicolo - Jean Richepin (52)
Métro : Rue de la Pompe (Avenue Georges Mandel) (9)
https://www.lerelaisdubois.com/
- Le résumé -

Certains me sont tombés dessus en voyant mes photos du menu : “ce n’est pas possible, cela ne peut pas être du frais, la carte est trop longue”, je ne suis pas là pour trancher, mais si j’ai décidé d’en parler c’est que ça m’a paru sérieux et par ailleurs le gérant est là depuis 60 ans donc je suppose qu’il connaît son affaire. Par ailleurs, je ne raisonne pas qu’en termes de table ultime, mais aussi en termes de quartier, il y a plein de quartiers dans lesquels on ne sait pas où manger convenablement, tout simplement parce que la presse gastronomique parle beaucoup des adresses dans le vent et que celles-ci par définition se situent dans les quartiers à la mode. Quid des autres?

Donc voici un plan utile et sérieux pour qui se retrouve dans ce coin du 16, il est par ailleurs voisin d’un autre resto que j’avais déjà chroniqué, le mauricien Les Filaos.

- La petite histoire -

Je devais retrouver quelqu’un dans ce quartier et j’ai donc cherché les bonnes tables. C’est étonnant car ce croisement rue Guy de Maupassant et rue Mignard est assez vivant avec ses trois restos. Le troisième, outre les deux sus-nommés, est le restaurant gastronomique marocain Beldi mais les prix étaient tout à fait dissuasifs pour moi (couscous 3 merguez à 23 euros).

- Lieu -

Ce qui a achevé de me convaincre, c’est la présence d’une terrasse en ces temps de grosse chaleur. De plus, dans ce coin-là, il n’y a pas trop de voitures donc profite pleinement du fait d’être dehors. Cela étant, si nous avions bien une table en extérieur comme j’en avais exprimé le souhait au moment de réserver, nous étions dans le passage, on me passait juste dans le dos et ce n’était pas la place idéale. L’intérieur m’a paru un peu confiné et moins enthousiasmant.

- L'équipe -

Lorsque je suis arrivé, le moins que je puisse dire c’est qu’on ne m’a pas accueilli avec le sourire, alors que j’avais réservé. Disons que la chaleur était très variable selon les personnes, il y avait une femme souriante et à l’écoute. Le patron s’est détendu, mais ça a mis du temps. Il y a aussi cette séquence bizarre où une personne qui ne s’était pas occupée de nous jusque-là est venue nous déposer sans aucune forme une addition que nous n’avions pas demandée et qui de plus n’était pas la nôtre. Je lui ai fait remarquer, il l’a reprise sans un mot et nous avons trouvé cela cavalier et je lui ai dit par la suite mais il n’a pas réagi, je pense qu’il n’a pas compris la manière dont nous l’avons ressenti. En cours de repas et sur la fin, nous avons bien discuté avec le patron et c’était fort intéressant.

Il vient du coin de Lamballe dans les Côtes d’Armor, s’est mis à bosser ici comme commis en 1962 quand il avait 16 ans. Il a ensuite fait une pause de 1965 à 1972 car il était dans la Marine, puis revenu au resto, il a gravi les échelons. Il nous expliquait qu’il proposait encore des plats à l’ancienne comme la cervelle à la grenobloise – comme à l’Auberge Saint-Jean de Luz, les carottes râpées. Concernant le boudin noir, ils nous a raconté que là où il a grandi, on tuait un cochon toutes les trois semaines et on distribuait les différents morceaux dans le village, par exemple on donnait le boudin aux enfants qu’on préparait sucré avec des raisins de Corinthe. Il perpétue cette recette en le proposant ici légèrement sucré.

- Le repas -

J’ai demandé un jus de tomates, on m’a demandé : “assaisonné ou non?”, j’ai répondu “assaisonné” car dans les restos à l’ancienne, j’aime voir comment ils le préparent. Celui-ci était parfait. Au Dauphin par exemple, j’avais demandé un jus de tomates il y a longtemps et on me l’avait apporté nature, j’avais demandé s’ils avaient de quoi l’assaisonner, le serveur était parti longtemps avant de revenir avec seulement un Tabasco vert. Le jus de tomates est une culture qui se perd.

La veille lorsque j’avais cherché un endroit où manger, j’avais ausculté les sites et pages google des différentes options du quartier élargi. Ce qui m’avait décidé à venir ici, c’est que le seul plat du jour annoncé sur leur site était des rognons de veau. Le prix n’était pas indiqué et j’avais donc appelé le resto pour leur demander, le patron m’avait alors répondu : “oh ben c’est très cher, combien voulez-vous les payer?”, ce qui était assez déroutant comme type de réponse, comme si la question du prix le surprenait. Il m’avait finalement donné le prix (il avait dit 19 et non 19,50) et je m’étais dit que même si c’était la tranche haut, cela restait très correct pour de bons rognons correctement cuisinés dans le 16ème.

Quand on regarde la carte, il n’y a pas de logique unitaire de prix selon moi, c’est-à-dire  qu’il y a des trucs chers et d’autres non, un foie de veau à 25,50, c’est normal pour un prix parisien mais un tartare à 24,60 c’est élevé, une salade de museau à 9,30 ça va carrément, une Tatin à 12,20 c’est dissuasif en ce qui me concerne. Voilà, mais je ne souhaite pas commenter plus que cela, partant du principe que si je le répertorie sur le site, c’est que j’estime que cela peut être un bon plan.

 

Colin froid sauce Aurore

Par ce jour de grosse chaleur, je n’aurais pas rêvé mieux. Un colin froid, je n’en ai pas vu depuis des lustres et à Paris, je n’en ai jamais vu. Voilà un plat qui devrait revoir le jour sur les cartes des restos, en effet on a vu apparaître ces dernières années sur les menus parisiens les carpaccio et ceviche de poissons mais pourquoi ne pas inclure aussi le colin froid quitte à la revisiter pour ceux qui en éprouvent le besoin. J’ai bien aimé les petits légumes croquants tout autour, on voit que c’est frais, coloré et coupé minute.

 

Je ne savais même pas ce que c’était que la sauce Aurore, on m’a expliqué : une mayo légèrement tomatée, ici avec ketchup et tabasco m’a dit le serveur si je me souviens bien.

Simple mayo pour la personne qui m’accompagnait.

La salade verte en dit long aussi sur la fraîcheur des ingrédients, elle est magnifique. Je ne vais pas refaire mon laïus sur les salades vertes dans les restos mais sachez que 80% (90 selon moi) des restos n’ont aucune culture de la salade verte et ne la respectent pas.

Il n’y avait rien qui nous disait en dessert donc on a laissé passer et puis le coup de l’addition nous en avait dissuadé.

En repartant, il y a l’église espagnole du Coeur-Immaculé-de-Marie, de style néo-gothique.

Et vous avez aussi cet immeuble super intéressant au 9 rue de Siam, je n’ai trouvé aucune info dessus, si vous en avez, je suis preneur.

- Le bilan -

C’est un plan utile et réjouissant, je pense avoir tout dit, il faut trouver son chemin dans la carte mais voilà assurément une adresse sérieuse du quartier, bien au-dessus de brasseries impersonnelles.

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Commentaires (1)
    06.07.22 - 14 h 55 min - Isabelle KERAUDREN

    Je vous recommande le restaurant L’Arrosoir, café jardin dans le 12è, joli décor sous les voûtes du Viaduc des Arts, 75 av. de Daumesnil. Tout est fait maison, bon rapport qualité-prix. En outre grande capacité entre le dedans et le dehors.




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