Coup de gueule


04.02.11 - Guillaume - 716lavie

Franchement j’évite les coups de gueule ici parce qu’il y a déjà tellement de motifs d’être mécontent dans la vie qu’autant se concentrer sur la bonne énergie. C’est en tout cas mon point de vue vis-à-vis de 716, parlons de ce qui est productif et positif.Ce n’est pas pour autant qu’on est chez les Bisounours car je fais une sélection sévère des restaurants ou des musiques dont je choisis de vous parler.

En même temps il y a des fois où un bon coup de gueule fait du bien. C’est le cas aujourd’hui.Evidemment je ne citerai pas ce restaurant car ça ne sert à rien. Je vais plus m’en servir comme un tremplin pour un constat plus général.
La petite histoireAu départ, je repère cette table sur des blogs, présentée comme une jolie petite maison tenue par un jeune couple. Je suis pour les initiatives d’une manière générale donc ça m’intéresse.Ensuite c’est dans un quartier, Villiers-Batignolles dans lequel j’ai chroniqué peu de restaurants pour deux raisons : j’y vais rarement et j’ai eu plusieurs fois des déceptions sur des restos qu’on me présentait comme super sympas et qui au final n’étaient pas renversants et ne dépassaient pas la mentalité resto de quartier (on est surtout sympa avec les habitués, c’est sympa pour les gens du coin mais y a pas de quoi faire deux changements de métro). Après je ne blackliste pas non plus cette zone sous prétexte que tous les restos seraient les mêmes, loin s’en faut !Mais là je me suis dit : voilà l’occasion d’étoffer cette partie de Paris sur le blog.
Le repasQuand j’entre, je sens assez vite qu’on va être correct mais pas chaleureux. Tout le repas ne fera que confirmer cela.L’épouse est en salle et ils sont trois en cuisine.Je vais être bref :- menu super bien pensé à 22 euros entré-plat-dessert- entrées super- un plat apprécié, un autre, le mien, qui m’a paru déséquilibré : une énorme échine de porc, bien cuite cela étant, posée sur quelques feuilles de chou. Il y avait trop de viande pour un petit accompagnement, j’aurais bien aimé un 2ème accompagnement et je n’avais pas forcément besoin d’autant de viande.- dessert ok mais pas dingue
Il n’y a pas de quoi s’énerver sur ce repas même si je savais déjà que je ne le chroniquerai pas. J’aime être sensible à une assiette, celle-là ne me parlait pas assez, beaucoup de viandes et peu de légumes ce n’est pas mon truc.
L’accueilLà où le bât blesse, c’est le service et derrière la dynamique générale de l’accueil.Alors ok la patronne est seule en salle, il y a du taf, je respecte ça.- Et-ce une raison pour nous laisser chaque assiette vide ou à moitié pleine devant les yeux pendant 5 à 10 minutes ?- à part tout geste “utile” (servir, débarrasser), nous n’avons eu aucun contact avec cette dame : pas un “ça a été?”, pas une petite visite impromptue, ne serait-ce qu’une seule pour rapporter du pain ou une carafe d’eau. C’est à vous de gérer entièrement votre table et quand vous demandez, vous n’êtes pas très à l’aise.- on vous débarrasse votre assiette dans laquelle il reste un gros bout de viande, on ne sait pas vous demander avec rondeur si quelque chose n’a pas été ou au moins s’encquérir avec bonhomie de ce qui aurait pu expliquer cette assiette non finie- le pompon car il y a un pompon. On vous apporte l’addition, vous réglez en cash dans la soucoupe. La personne passe et repasse devant vous sans encaisser et attend que vous ayez passé complètement le pas de la porte pour vous lancer “un merci, au revoir”.
Non, désolé. On a laissé 55 euros, si on n’est pas capable de lâcher un sourire, de dire merci, de s’intéresser un minimum aux gens qui sont venus dépenser de l’argent chez vous, y a vraiment un truc qu’on n’a pas compris. En tout cas un truc que je recherche systématiquement dans les restaurants que j’essaie de vous recommander : sans faire dans le pompeux, ça s’appelle juste une certaine intelligence de vivre.Et c’est pourquoi je chronique autant des restaurants peu chers que des plus chics car cette intelligence de vivre n’a rien à voir ni avec le standing ni avec le niveau de vie.
En revanche pour être tout sourire à la table de cadres du quartier qui semblent venir manger régulièrement, ça y avait du monde.

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