El Cártel del Taco – Paris (75010)


23.06.21 - Guillaume - 716lavie
El Cártel del Taco
227 Rue la Fayette
75010 Paris
01 40 05 51 69
Fermé le lundi, ouvert du mardi au vendredi de 19h à 22h, le samedi de 13h à 22h et le dimanche de 13h à 17h
Métro : Louis Blanc (7, 7bis)
Bus : Louis Blanc (26, 54)
https://www.elcarteldeltaco.fr/menu
- Le résumé -

Une taqueria qui respecte totalement l’esprit du Mexique et c’est ça qu’on aime et qu’on attendait depuis longtemps à Paris car non seulement la cuisine mexicaine y est sous-représentée à Paris mais on voit par ailleurs se développer des enseignes à tacos dont les tacos ont autant à voir avec le véritable tacos qu’une pizza napolitaine avec une pizza à la dinde et à la crème fraîche. Ici c’est bon, bien emballé et authentique.

- La petite histoire -

Quand tu as mangé dans un nombre incommensurable de restos, tu as appris à ne plus jamais t’emballer, tu peux avoir des signaux au vert avant d’y aller, le début de repas peut être fantastique, tu attends toujours la fin pour te faire ton avis et quand je dis la fin, c’est qq heures après le repas. On en a trop fait des restos bien sous tous rapports et puis v’la la digestion qui te prend en traître et te fait réaliser qu’on avait habillé la mariée. Bref, là, concernant le Cartel del Taco, j’avais de nombreux signaux au vert, que ça même, mais j’attendais calmement. Pendant une période du covid ils n’avaient fait qu’à emporter et j’étais moyennement motivé d’aller là pour manger debout dans la rue. Ensuite le couple franco-mexicain est parti au Mexique pendant le 2ème confinement et je les ai suivis durant leur séjour car ils ont passé pas mal de temps à peaufiner des recettes et à en apprendre de nouvelles comme lorsqu’ils sont allés chez la grand-mère d’Ivan (un des serveurs?) pour qu’elle leur enseigne l’art de faire des « gorditas » (voir la vidéo), ces petits gâteaux de maïs à base de pâte de masa. Ils ont aussi rédigé ce post assez complet sur les spécialités culinaires qu’ils ont pu mieux connaître durant leur périple et les régions qu’il leur reste à parcourir lors d’un prochain voyage.

- Lieu -

J’aime l’absence de hype du lieu. Avec la même authenticité culinaire revendiquée, certains en auraient rajouté des tonnes sur le story telling, la déco clinquante, l’emplacement sur-fréquenté, la musique forte et les prix qui vont avec. Ici on mange au bord de la rue Lafayette au métro Louis Blanc, ambiance street food mexicaine, d’ailleurs il y a une science de la cuisine de rue au Mexique comme celle qu’on trouve en Asie, c’est souvent là qu’on mange le mieux certaines spécialités. On mange donc sur des tables hautes sur le trottoir, j’avoue ne pas savoir ce qu’il en est en hiver, si c’est seulement à emporter.

- L'équipe -

L’équipe de patrons est donc incarnée par ce couple qui n’hésite pas à se montrer sur les réseaux sociaux, elle est mexicaine, lui est français. Le reste de l’équipe m’a semblé largement mexicaine. J’apprécie le fait que le lien au Mexique ne se limite pas juste à “ma femme est mexicaine, on voulait reproduire ici des spécialités” car ça, on l’entend beaucoup dernièrement, ça peut cacher une chouette démarche mais ce n’est pas un gage de qualité : certains utilisent parfois leurs plus ou moins lointaines racines avec un pays pour revendiquer une légitimité et puis dans l’assiette et dans les prix on est parfois très loin de l’esprit réel du pays. Ici on sent une démarche en mouvement, j’ai vu passer des posts comme celui-ci où ils expliquent clairement qu’après des mois d’essais, leur liqueur ne vaut pas tripette. Pareil pour le lien au Mexique, il n’est pas fake mais vivant, actualisé par leurs voyages ou les nouveaux produits mais aussi incarné par l’équipe comme le serveur que nous avons eu, danseur de salsa, qui était une crème.

- Le repas -

Nous y avons été à deux avec un ami qui m’avait fait découvrir ce qui fût longtemps le meilleur mole poblano de Paris selon nous (à part peut-être celui de l’Anahuacalli que je n’ai jamais goûté), celui de Casa Palenque qui était rue Saint-Maur avant de partir près de la Gare Montparnasse et de finalement disparaître. Bref, ici la carte est ramassée, guacamole à 7, assortiment de tacos à 10, Margarita à 6.

Nous avons donc pris le guacamole qui est bon, fait maison évidemment, ça se sent, les nachos sont aussi de qualité, la patronne nous a indiqué qu’ils n’étaient pas faits par eux mais préparés par un artisan, c’est d’autant plus appréciable que les nachos sont souvent le tue-l’amour number one de nombreux spots mexicains. Je me suis permis de dire à la patronne que selon moi le guacamole manquait un peu de percutant, du citron sans doute, je dis bien “à mon goût” et je ne décrète rien. Elle était ouverte aux remarques.

Ils ont fait un réel effort de sourcing sur les bières et c’est là aussi fort bienvenu car très rare à Paris dans de nombreux restaurants de cuisine étrangère. Toutes les bières sont à 6 euros. Il y a évidemment des soucis d’approvisionnement et des coûts qu’on imagine fort bien mais je trouve que ce serait top d’en avoir une ou deux un peu moins chères si jamais on veut en prendre deux. Bon du coup j’avoue qu’à prix égal on prend direct la bretelle de sortie pour la Margarita qui est d’ailleurs parfaite. Tout autour du verre, il y a cette poudre de piment mexicain mélangé à du citron, Tajin, qui ajoute un contraste fantastique.

J’attaque avec 3 tacos : langue, suadero (boeuf confit) et cactus. C’est beau, j’apprécie d’avoir un morceau de citron vert pour chaque taco, trop souvent le citron fait de la figuration, on a juste de quoi mettre trois gouttes et ça ne sert à rien, là c’est généreux et authentique. Dans le même ordre d’idées, il y a beaucoup de coriandre et d’oignons, car on avait dit “oui” à la question de savoir si on en voulait, ça vit. Les tortillas sont elles aussi très différentes de ce qu’on a l’habitude de trouver à Paris, elles sont tendres et fraîches. J’ai aimé les trois tacos, tous très bons, chacun dans son registre : le cactus servi froid est rafraîchissant, le boeuf est bien tendre et lentement revenu, celui à la langue est goûtu mais je trouve qu’il aurait pu être servi un peu plus chaud, j’en ai parlé à la patronne et elle m’a dit qu’ils souhaitaient acquérir des lampes pour garder les plats au chaud avant d’envoyer.

2 sauces pour accompagner : une chipotle et une autre au piment vert je crois bien.

On avait encore faim alors on a pris un 2ème round et on s’en est mangé un et demi chacun : al pastor (porc à la broche), suadero (boeuf pour l’ami) et barbacoa (agneau). Impeccable aussi.

On a finalement pris une bière Modelo sur les conseils sur serveur Ivan : bien, mais la prochaine fois j’essaierai autre chose car je ne suis pas client du colorant caramel dans une bière qui a déjà plein de sucre.

- Le bilan -

Donc 4,5 tacos par personne, honnêtement c’est ce qu’il faut pour un bon appétit, 1 guacamole partagé, une margarita et une bière par personne, cela fait 30 euros. Si on a faim, c’est ce qu’il faut compter. Mon bémol serait qu’il manque peut-être une boisson non alcoolisée authentique ou une bière à 5 euros au menu – à titre de comparaison, El Guacamolé propose les 3 tacos + 1 boisson (dont soda, agua fresca, …) à 10 euros -, afin qu’on puisse s’en tirer pour moins tout en buvant si jamais on ne veut pas faire un dîner aussi complet que le nôtre. Mis à part ça, c’est un sans fautes dans un coin qui manquait de bons plans, Louis Blanc. Il faudra que j’y retourne pour avoir un avis sur le long terme.

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