Little Breizh – Paris (75006)


07.11.12 - Guillaume - 716lavie
Little Breizh
11, rue Grégoire de Tours
75006 Paris
01 43 54 60 74
Fermé les dimanche et lundi le site
Métro : Odéon
http://www.littlebreizh.fr
- Le résumé -

Menu déjeuner à 11,90 imbattable à Odéon car non seulement ce n’est pas cher, mais les crêpes sont bonnes.

- La petite histoire -

Je l’avais chroniquée en novembre 2012, il y a pile 10 ans lorsque c’étaient un frère et une soeur qui tenaient l’endroit. Durant ces années, je surveillais l’adresse via google afin de voir si ça ne s’était pas cassé la gueule et je voyais que les avis étaient toujours aussi bons. En entrant, j’ai tout de suite senti que ça avait changé. En discutant avec la patronne, j’ai appris qu’ils avaient repris à peine un an après ma visite, il y a 9 ans donc.

- Lieu -

La crêperie est située rue Grégoire de Tours, une rue qu’on avait l’habitude d’écarter d’emblée de notre cartographie gastronomique lorsqu’on cherchait un resto. Ces petites rues d’Odéon ou Saint-Michel sont aussi pourries pour les restos qu’elles ne sont bien situées et belles. Du coup quand on y trouve une bonne adresse pas chère comme Little Breizh, elles recouvrent illico tout leur charme et leur attrait.

 

- L'équipe -

Il y a le patron derrière ses billigs, un peu en hauteur, qui veille sur sa salle, ça c’est un net plus. En salle, on a une équipe bigarrée, la patronne et des jeunes femmes qui sont sympathiques et efficaces.

- Le repas -

Je reste très classique donc je m’en tiens au menu tradition à 11,90€

Complète (oeuf, jambon, fromage), je l’ai demandée brouillée, ils ont accepté alors qu’elles sont généralement servies miroir (c’est le cas dans la majorité des crêperies à Paris). Déjà, la crêpe est belle, ensuite on voit que le jambon est de qualité, il y a une certaine épaisseur, ce n’est pas une piste de patinoire rose et luisante qui fait un micro d’épaisseur. La crêpe est bonne, rien à dire.

La même en miroir.

J’ai été moins convaincu par la froment au citron (bien qu’il y ait deux beaux morceaux de citron, chose rare et qu’ils aient accepté de me la faire au menu à la place de la chocolat). La pâte est un peu trop épaisse pour moi et l’ensemble ne fonctionnait pas trop : pour un citron sucre c’est comme un sandwich jambon beurre, la magie du mélange opère ou pas. Mais je ne vais pas pinailler loin s’en faut, même si je n’ai pas été conquis, il n’y avait rien de scandaleux et j’ai apprécié la générosité.

En revanche la personne qui m’accompagnait a pris la chocolat et a été totalement satisfaite et c’est une personne qui a quelques heures de vol en termes de crêpe bretonne, pour employer un doux euphémisme.

En cidre, c’était du Val de Rance mais là aussi manquerait plus qu’on pinaille.

- Le bilan -

Vraiment rien à dire sur ce plan déjeuner dans un quartier ultra casse gueule de surcroît. C’est à leur honneur de délivrer de telles crêpes dans un menu aussi peu cher, bel esprit.

Dans la rue, quasiment en face, levez la tête et vous verrez cette sculpture d’un type rare à Paris. Jacques Hillairet, dans son Dictionnaire historique des rues de Paris, dont je ne peux me passer en tant que guide conférencier, la décrit ainsi : “Enseigne sculptée, du XVII° siècle, représentant un sauvage nu, vêtu d’une guirlande qui, pendant la Révolution, fit appeler cet immeuble la “maison du sans-culotte”.”