2 ou 3 choses que je sais de Marseille en 2019 – Marseille (France)


26.01.19 - Guillaume - 716lavie
- Infos Pratiques -

Y venir 

En train : Ouigo propose des départs depuis la gare de Marne-la-Vallée-Chessy-Disneyland, Roissy Charles de Gaulle 2 et désormais aussi depuis la gare de Lyon. J’ai décidé d’essayer le Ouigo depuis Marne La Vallée, c’est un peu une mission d’y aller mais une fois dans le train, c’est rapide et confortable à condition d’avoir pris l’option “tranquillité”, billet à 15 euros au lieu de 10. Sinon il y a les trains Sncf classiques depuis Montparnasse. Tous ces trains arrivent directement à la gare Saint-Charles dans le centre ville de Marseille.

En avion : la compagnie à bas prix d’Air France Hop! propose des vols ainsi qu’Air France. Une navette relie l’aéroport de Marseille à la Gare Saint-Charles pour 8,30 euros l’aller simple ou 13,40 euros l’aller retour.

Sur place

Le vélo public marche bien,1 euro les 7 jours, prix imbattable ! En revanche quand on s’éloigne un peu du centre, dur d’en trouver, par exemple quand on est allé dans le quartier de Capelette, nous n’avons pas trouvé de stations.

D’avril à octobre, une navette maritime relie le vieux port de Marseille à celui de l’Estaque pour 2 euros.

L’Office du Tourisme
11 la Canebière
Tél :
+33 826 50 05 00
le site

- Le résumé -

Quand on est blogger, c’est compliqué de parler de Marseille, compliqué parce que :

– c’est une ville riche et diverse et il est donc difficile de la résumer en quelques mots
– j’y séjourne rarement plus de 5 jours d’affilée donc faut savoir rester à sa place aussi
– Marseille change mais est-ce en bien? en mal? les deux? C’est une question con mais le fait que Marseille change avec ses bons et ses mauvais côtés est beaucoup revenu dans la bouche des marseillais que j’ai rencontrés.

Ce préalable étant posé, je précise donc que cet article ne se vaut en aucun cas exhaustif, encore moins représentatif des adresses qui font le buzz : il est juste le fruit de 4 jours d’exploration intensive avec un gros travail en amont comme à chaque fois. Je tiens à remercier tous ici ceux qui ont partagé avec moi leurs bonnes adresses :

– Nuno Aires de Kêtu records
– Julie Demuer de l’association Hôtel du Nord
– Damien de l’association Phocéephone
– Ignatius Reilly du club electro Danceteria
– Phred Noir du club electro Dame Noir
– et aussi Aziz Adda, Azaiez Mami, Jeremie Feinblatt, Hélène Rocco, Marie Abeille, Ariane Grumbach
– enfin, et non des moindres, le site saymynem, qui répertorie en les chroniquant les restaurants asiatiques de Marseille. Je cherchais un blog type 716lavie sur Marseille pour trouver des inspirations mais j’avais du mal à trouver, j’ai d’abord exploré Le Garde Manger du Sud, un blog qui recommandait, entre autres, Nguyen Hoang un vietnamien qui me faisait envie. De là, en cherchant plus d’infos sur le resto, je suis tombé sur saymynem qui l’avait aussi chroniqué. Au final, je n’aurai pas eu le temps d’y aller.

Marseille, c’était la 3ème fois que j’y allais (voir mon article précédent). J’aime Marseille car je m’y sens à l’aise. Je ne sais que trop bien, vivant à Paris, comment me comporter dans une telle grande ville et trouver le moyen de me connecter avec les gens sans les importuner. A partir de là, j’y mène le même travail que sur 716lavie, chercher la bonne énergie. Et à Marseille je la trouve toujours. Quand il y a des plans pénibles, je le mets sur le compte de la part de déchet inéluctable qu’on rencontre dans toute grande ville, je ne remets pas pour autant en compte ma vision de la ville.

Ma passion pour Naples ou Istanbul m’aide à comprendre Marseille. Evidemment que ces 3 villes sont différentes mais elles ont en commun le côté vivant, cosmopolite, ensoleillé, la culture de rue des grands ports méditerranéens : ce sont des villes qui ont joué un rôle clé dans l’histoire par les brassages qu’elles ont permis et leur positionnement stratégique. Je décode facilement le côté chaotique de Marseille et j’y trouve ainsi la poésie, l’ouverture, la culture, l’intelligence de vie aussi. A Marseille, il faut tenter, pousser des portes, être ouvert et malin, respectueux et disponible, alors Marseille se livre.

photo : gymnastique sur le port

Marseille est à la mode, notamment auprès des Parisiens. Ils vont y vivre, y ouvrent des restaurants et la presse de suivre avec des articles qui vantent “le renouveau de la cité phocéenne” , expression consacrée. Evidemment, c’est cool pour Marseille, simplement Marseille ne saurait se résoudre à cela et c’est toute la difficulté d’y venir pour quelques jours seulement dans le but d’en sortir des bonnes adresses. D’ailleurs qu’est-ce que j’appelle des bonnes adresses? Des bonnes adresses 716, des endroits dans lesquels on se sent bien et qui nous donnent à sentir une certaine vérité de la ville et de ses habitants. Déjà qu’à Paris je sature des tendances uniformes dans la scène food, il ne manquerait plus que je ne me contente que de relayer ce dont parlent déjà tous les médias à propos de Marseille, parce que ça bouge oui, mais aussi parce qu’elles sont faciles à déceler. Ce sont toujours les adresses en dehors des lumières et de la mode qui sont les plus dures à dénicher.

Photo : la boulangerie libanaise Le Cèdre dans le quartier de Noailles

Par ailleurs, Marseille est une des rares villes françaises à avoir encore en son centre des quartiers très populaires. Cela bouge. La série TV “Plus belle la vie” a contribué à populariser le quartier du Panier, si bien qu’il est devenu une halte pour les touristes des croisières qui font escale en ville le temps d’une journée. Il y a donc énormément d’airbnb et aussi des adresses qui répondent à ce nouveau besoin des visiteurs. Les adresses populaires du Panier se font plus rares. Le quartier de Noailles a, lui, souffert dans son sang des deux immeubles qui se sont effondrés rue d’Aubagne entraînant la mort de 8 personnes. La rénovation du quartier prend un tour nouveau et si toute rénovation permet de venir à bout de l’insalubrité, elle s’accompagne fréquemment d’un renouvellement des populations. Pour toutes ces raisons, Marseille change et il faut encourager certaines adresses à résister en leur accordant la publicité qu’elles méritent. Loin de moi l’idée d’opposer “branché” à “populaire” mais pour que les deux cohabitent, il faut parler des deux.

Photo : le quartier de Noailles

- Un peu d'histoire -

Dans la partie “Un peu d’histoire”, j’ai décidé de vous raconter quelques expériences à Marseille qui résument bien l’effet que me fait cette ville, l’énergie que j’y trouve :

Jour 1

En sortant de la gare, je découvre une station Vélib’ juste devant. Je me crée un abonnement pour la semaine à seulement 1 euro et je file à la galerie 3013 qui fût créée comme le off de Marseille capitale européenne de la culture en 2013. C’était fermé mais j’ai toqué, voyant un homme s’activer à l’intérieur. Il m’ouvre, c’est l’artiste Hypo check’s qui organise le vernissage de son expo qui aura lieu le lendemain. Marseille, ça commence.

Il m’explique que le 1er visiteur est précieux et me dédicace une carte postale de sa création. Peut-être qu’à Paris, je ne me laisse plus autant porter, refroidi par des “non” déplacés ou alors blasé par mon quotidien, pourtant j’essaie de rester ouvert et continue d’être beaucoup dans la rue, le seul endroit où les surprises sont de vraies surprises.

En  marchant pour nous diriger au restaurant Apsara, nous tombons sur un magasin d’optique qui fête son ouverture : champagne, petits mets. Nous rentrons, ça tombe bien ma copine cherche des lunettes et moi j’ai faim et soif, allez champagne ! C’est Marseille.

On continue notre route jusqu’au restaurant Apsara où nous faisons un très bon dîner (voir chronique dans la partie “Restaurants”). Nous rentrons dans notre très bon airbnb à 40 euros dans le quartier de Sainte-Marguerite.

Photo : le départ à l’école dans le quartier Sainte-Marguerite fait de petites rues

Jour 2

Le lendemain je suis en visite avec Marion Favre de l’office du tourisme. Elle me connaît et c’est donc bien pratique de travailler avec qqn qui vous donne toute latitude pour “faire du 716”.

Nous faisons le tour de nouvelles adresses du centre : Deep, café branché, ne me fait pas un effet bœuf. Il n’y a que deux tables de dînette pour se poser, le conseil est assez minimal, je n’a pas eu l’impression de pouvoir parler de café pendant des heures, on nous demande plutôt juste la boisson : expresso, filtre, etc… En revanche le gâteau au chocolat est bon.

Photo : le café branché Deep

Nous partons ensuite pour Scoby, un petit resto vegan monté par une diététicienne parisienne ayant décidé de changer de vie et dans lequel ça joue du gros reggae. Elle nous fait goûter son parmesan vegan à base d’huile de tournesol et nous explique qu’à partir du moment où elle mange de tout, de manière raisonnée, elle ne peut pas ne pas servir une cuisine strictement vegan dans son lieu. Elle cherche surtout à conseiller en direct ses clients car facturer des consultations lui a paru assez vain. A tester pour ceux qui sont concernés.

Marion m’emmène ensuite aux sandwiches de Chez Fanny. Malheureusement elle n’est pas là, elle a besoin de repos et s’est faite remplacer. C’est un kiosque qui propose des sandwiches originaux à 5 euros et des burgers à 6.

Nous passons dans le quartier de Noailles chez Moon’s Kitchen, à Bagels world, au Vieux Cèdre, puis on remonte la Canebière, on s’arrête chez Picone et enfin on finit au syrien Ashourya, au-dessus de l’église Saint-Vincent de Paul quand on remonte la rue Consolat (retrouvez toutes ces adresses dans la partie Restaurants plus bas).

Photo : le four à bois de la pizzeria familiale Picone

Le soir, nous retrouvons Damien de Phocéephone dans un bar du quartier du Panier qu’il aime bien, le Barjac, place de Lenche. Nous buvons du Casanis, le pastis Corse parce que Marseille c’est déjà un peu la Corse surtout le Panier qui a hébergé une grosse communauté corse qui s’y est installée au début du 20ème siècle (voir ce documentaire de l’INA).

Photo : le Casanis, “le pastis corse”

Nous le quittons ensuite pour rejoindre Nuno qui se produit comme dj à l’Antre De Monde. Après avoir marché une centaine de mètres, nous passons devant ce qui ressemble à un petit resto dans lequel un groupe d’amis festoie. 2 jeunes femmes fument une cigarette dehors et papotent. Le resto a la porte ouverte. Nous rentrons, on nous explique que le lieu n’est pas encore officiellement ouvert, il le sera d’ici quelques jours, mais nous sommes bienvenus. C’est un genre de bar à huîtres qui vend aussi des oursins. “Attends, je vais voir s’il en reste, je suis désolé, ce soir nous avons déjà bien vidé les stocks” dit l’un des deux gérants, ennuyé. Par chance il reste assez d’oursins pour que nous en ayons. Ils ont été pêchés par un plongeur qui pratique encore la pêche artisanale dans le coin.

Photo : l’assiette d’oursins du Petit Sétois

Malheureusement me dit l’équipe du resto, il n’y a quasiment plus d’oursins autour de Marseille car les locaux ont pris pour habitude de les ramasser lors de leurs pique niques ou autres, ce qui a fortement amoindri la population. Les huîtres viennent elles de l’étang de Thau près de Sète. Nous nous régalons, le vin est en revanche un muscadet quelconque voire pas bon facturé cher, c’est dommage de ne pas accompagner de tels produits d’un breuvage plus intéressant. Quoi qu’il en soit nous passons une très belle soirée. Nous discutons avec tout le monde, nous sommes bienvenus alors que nous sommes des intrus sans le vouloir. Beaucoup de gens ici ne sont pas originaires de Marseille mais sont venus y habiter quid pour le travail quid pour les études. Je tombe alors sur un jeune homme originaire du village de ma grand-mère maternelle dans le Dauphiné. Nous repartons de très bonne humeur vers l’Antre De Monde. Le bar à huîtres et fruits de mer s’appelle Le Petit Sétois. J’ai malheureusement égaré la carte de visite et il n’est pas encore référencé sur google mais il est au 33 rue Caisserie.

- Guide -

Hôtel du Nord
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Hôtel du Nord est “une coopérative d’habitants pour découvrir Marseille-Provence avec ceux qui y vivent, travaillent et habitent.” J’ai rencontré Julie Demuer via le comité départemental du tourisme de Seine Saint-Denis avec lequel je travaille pour mes visites guidées. En effet la responsable du développement, sachant que je partais à Marseille, m’avait suggéré de contacter une structure avec laquelle ils avaient déjà collaboré dans le domaine des balades urbaines.

L’Hôtel du Nord propose aussi bien de séjourner chez l’habitant que des balades.

Ces balades sont ambitieuses puisqu’elles sont le fruit de nombreuses visites préparatoires auxquelles participent des experts de la thématique abordée ou de la zone concernée, ainsi que des locaux, c’est la fabrique de balades. Chacun fait part de ses réflexions durant ces visites préalables. Une synthèse est réalisée qui permettra de proposer une balade finale, pouvant être animée par différentes personnes.

- Lieux -

Marseille

Musées

Le Mucem
1 Esplanade J4
13002 Marseille
Tél : 04 84 35 13 13
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Evidemment le Mucem, le musée des civilisations d’Europe et de Méditerranée, à la fois pour son architecture et le site au bord de la mer autant que pour ses collections / expositions

Musée Regards de Provence
Avenue Vaudoyer
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Cette ancienne station sanitaire de Marseille, juste derrière la cathédrale La Major, a été reconvertie en musée d’art dédié à la Provence. Au r-d-c, des expositions temporaires, alors qu’au 1er étage, on trouve des peintures de différentes époques consacrées à la ville et sa région. Si les qualités picturales des oeuvres sont assez aléatoires, il n’en reste pas moins que c’est une source documentaire sur l’histoire de la vie ici fort intéressante.

 

Lieux alternatifs

Le chapiteau à la belle de Mai
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Ce lieu culturel et écologique accorde une large place à la musique (les deux fondateurs se sont rencontrés dans une fête électro) et au respect de la nature via notamment l’utilisation de produits locaux et biologiques. Ils ont par ailleurs récupéré un ancien bar de supporters de l’OM et il y a un énorme terrain de pétanque.

Couvent Levat
52 Rue Levat
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Suite au départ des soeurs fin 2016, cet ancien couvent a été reconverti en espace culturel géré par l’atelier Juxtapoz:plus de 90 résidents se partagent les 40 ateliers destinés aux artistes, artisans et structures culturelles. Outre le réaménagement du couvent, l’idée est aussi d’ouvrir rapidement le jardin afin de créer un espace vert de plus dans un quartier qui en manque. Nous y avons été pour le marché de Noël et n’avons pas été conquis par ce qui s’y vendait sur les stands de petits créateurs, néanmoins c’est un lieu dont l’actualité mérite d’être suivie.

Afriki Djigui Théâtre
27 Rue d’Anvers
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Cette association de promotion et de diffusion de l’art et de la culture africaine à Marseille qui organise de nombreux spectacles propose aussi le festival « Miroirs d’Afrique » sur le cinéma africain contemporain et le festival de contes « Paroles de la diversité ».

Les Têtes de l’Art
Comptoir de la Victorine, 29 rue Toussaint
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Les Têtes de l’Art promeuvent “l’accès à la culture et aux pratiques artistiques participatives comme vecteur d’une citoyenneté active”. Pièce de théâtre à la Prison Des Baumettes, le média participatif Boulègue TV, organisation de débats, ateliers d’audiovisuel, les activités sont nombreuses et variées, l’association est bien structurée, animée par une équipe importante aux forts convictions.

Dar Lamifa
127 Rue d’Aubagne
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Dar Lamifa est un lieu atypique, situé au bas des escaliers du Cours Julien donc entre le Cours Julien et le quartier populaire de Noailles. A travers des projections de films, du théâtre, des bals, des concerts, des ateliers, ce lieu se veut une maison de passage et de rencontre entre les générations et le cultures/

Galerie Tripostal
2 Place Francis Chirat
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Pas exactement un lieu alternatif, mais une galerie d’art atypique. En revenant du musée Regards de Provence, nous avons poussé la grande porte en bois et sommes rentrés dans la cour, intéressés que nous étions par l’affiche que nous avions vue sur la porte d’une expo de photos animalières. Nous avons ainsi fait connaissance du lieu, mais aussi d’Ambre Gaudet la photographe, qui est aussi journaliste et bloggueuse : sur son blog 48h chrono, elle propose des voyages depuis Marseille, le temps d’un week-end.

Cinémas

Deux cinémas indépendants dans lesquels voir des films, acheter des livres mais aussi manger :

Videodrome 2
49 Cours Julien
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La Baleine
59 Cours Julien
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Salles de spectacles

Théâtre du Gymnase
4 Rue du Théatre Français
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Il est groupé avec le grand théâtre à Aix et les Bernardines ci-dessous : musique classique, théâtre, danse

La Criée
30 Quai Rive Neuve
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Belle salle sur le port qui a des accointances avec Marseille concerts et le festival international de piano de la Roque d’Anthéron. Outre le théâtre et les concerts, y sont organisés chaque année “Oh les beaux jours!” : deux jours de musique continue, avec tarifs accessibles et y compris des spectacles pour les enfants; le modèle est calqué sur la Folle Journée de Nantes.

Opéra de Marseille
2 Rue Molière
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L’opéra a une très bonne programmation avec de bons interprètes.

Les Bernardines
17 Boulevard Garibaldi
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Ce lieu est dédié à du théâtre plus marginal, plutôt d’avant garde

 

L’Estaque

Lieux alternatifs

La Machine Pneumatique
Traverse du Regali
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La Machine Pneumatique est un espace d’arts et de cultures des quartiers nord proposant à la fois des rencontres, des concerts, des spectacles, des projections, des ateliers ainsi qu’un bar-restaurant

La Déviation
210 Chemin de la Nerthe
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Située dans une ancienne cimenterie à l’Estaque, la Déviation invite chaque artiste permanent ou accueilli à prendre part à l’organisation commune : cette résidence d’artistes travaille contre une privatisation de l’espace et défend une recherche esthétique des formes minoritaires . L’équipe de 20 personnes bénévoles issues du monde l’art finance elle-même la location du lieu et monte une guinguette afin d’assurer l’entretien et l’aménagement de l’espace.

- Restaurants -

Apsara
151 Rue Sainte
Tél : 04 91 55 55 71

Ce restaurant cambodgien, soi-disant le plus vieux resto cambodgien de France, a été le coup de coeur de notre séjour. On mange très bien dans cette table créée en 1970 par la belle famille de l’actuel patron, qui était arrivée en France en 67 donc avant les boat people fuyant la dictature communiste.

Lire l’article 716

 

Moon’s Kitchen
17 Rue Thubaneau
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Moon’s Kitchen. Moi et les noms anglais ça fait 18, mais j’ai été agréablement surpris. Le resto est à l’arrière d’un magasin de sapes. Il ne faut pas hésiter à rentrer et aller au fond. Nous avons papoté avec Mouna Gerchi qui était en train de préparer le déjeuner avec sa seconde (ça se dit ça ? On dit bien un second donc pourquoi pas une seconde ?). Nous nous sommes posés dans la cour, très agréable qui jouxte le Mémorial de la Marseillaise. Elle nous a servi son bissap. Ce que j’ai aimé, c’est que ça sentait la bouffe, ça s’entendait aussi, j’aime quand ça saisit à feu soutenu, qu’on entend le grésillement des oignons et des légumes.

 

Pastels World
29 Rue d’Aubagne
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Nous allons tester les pastels sénégalais de Pastels World qui m’avaient été conseillés par Damien de Phocéephone. Face à la déco moderne, je craignais d’être déçu et bien pas du tout, les pastels sont à 5 euros les 4 ce qui est super correct. Par ailleurs les farces concoctées par le mari d’origine sénégalaise sont savoureuses, ça a mijoté, il y a du goût, de la matière (les oignons sont coupés assez gros par exemple). Voilà typiquement une adresse moderne qui, de par ses prix, respecte l’âme populaire de Noailles.

 

Le Cèdre
39 rue d’Aubagne

Marion me montre un spot libanais là depuis 1970, le Cèdre. Damien de Phocéephone me l’avait aussi recommandé car ils font de très bons kebbé, chaussons et autres éléments du mezzé. A première vue, ça ne m’a pas paru d’une propreté époustouflante mais les adresses à l’ancienne ont du bon. Dj Anticlimax du club Danceteria (voir la partie “Clubs” plus bas) qui me l’avait aussi recommandé précise : “qu’on ne mange pas sur place et donc dans la rue, en marchant, sur le chemin de la Marsa ou de la Rose de Tunis, où on prend un dessert avec un thé à la menthe.”

 

A-Tay
5 Rue Alfred Curtel

Le monsieur a repris le resto vietnamien créé par ses parents.  Il est dans le quartier de la Capelette, non loin de l’hippodrome de Pont de Vivaux. D’ailleurs ce quartier a beaucoup changé nous a-t-il dit depuis l’époque où ses parents avaient créé le restaurant : de petit quartier populaire, c’est devenu un quartier dans lequel de nombreuses entreprises se sont installées et des résidences modernes ont été crées si bien que le resto marche désormais surtout les midis de semaine, le soir c’est calme. La cuisine n’est pas exceptionnelle mais malgré tout séduisante et l’ambiance tout ce qu’il y a de plus authentique. Monsieur qui assure le service n’hésite à prendre le temps de répondre aux questions et il paraît souvent débordé par le service bien que ce soir il n’y ait que 3 tables dont la nôtre. Néanmoins  gros avantage : il est ouvert le dimanche, jour où nous y sommes allés. Nous avons passé un très bon moment.

 

Phenicia
187, Boulevard Libération

Je remets ici le restaurant préféré de mes précédents séjours dans Marseille en 2014, un arménien sans chichis et familial, voici mon article d’alors.

 

Brunches

Ashourya
3 Boulevard National
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Ashourya est un resto syrien proposant notamment des brunches à 17 euros le dimanche de 11h30 à 20h. Sinon, c’est tout de même pas donné bien que ce soit on ne peut plus authentique puisque c’est une famille syrienne qui a monté le lieu.

 

Nour
10 Rue Bernex
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Le brunch de chez Nour, le centre culturel égyptien, situé en face d’Ashourya, est réputé, mais il était fermé quand j’ai voulu y passer.

Le Chaudron Africain
27 rue Adolphe Thiers

A partir de mars 2019, le bassiste Azaiez Mami, qui m’a aussi recommandé le restaurant comorien cité plus bas (Dombizani) y organisera des afro-brunches avec prévente, surveillez sa page facebook.

Les restaurants qui m’ont été conseillés mais que je n’ai pas essayés :

Nguyen Hoang
6 Rue Méry

Le restaurant vietnamien dont je vous parlais en introduction, les louanges sont telles sur les différents sites d’avis ou blogs que cela fait envie.

3 restaurants associatifs recommandés par Julie de l’association Hôtel du Nord

La Cantine du Midi
36 Rue Bernard
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Ce resto associatif propose des déjeuners bio à bas prix du mardi au vendredi, mais aussi des ateliers cuisine, des ventes de produits artisanaux et organise des évènements.

L’Equitable Café
54 Cours Julien
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L’Equitable organise aussi bien du spectacle vivant (théâtre d’impro, stand up) qu’une “Bouffe à prix libre en soutien à l’Asile 404” et propose à la vente et à la dégustation des produits locaux, artisanaux et bio (bières, épicerie).

La Marmite Joyeuse
33 Boulevard National
le site

Ce petit café propose de 11h à 20h une cuisine bio préparée sur place à partir de produits locaux et organise aussi des ateliers cuisine et des évènements : l’équipe de Pastels World a ainsi été invitée à venir vendre leurs pastels ici.

 

Pizzeria

Les Pizzas de Charly
Place Sébastopol
le site

Ce que je regrette, ne pas avoir mangé les pizzas de Charly, le camion à pizzas de la place Sébastopol. Marion Fabre de l’office du tourisme m’en a vanté les mérites et les avis sur google allaient tous dans le même sens. Attention à ne pas confondre avec Charlie Pizza qui, elle, est une pizzeria, pas un camion. D’ailleurs saviez-vous que les camions à pizzas avaient été inventés à Marseille ? Le premier au monde aurait vu le jour à Marseille à la fin des années 60.

 

Exotique

Le Port Au Prince – Chez Eugenie
40 rue Saint Savournin

Restaurant haïtien sans prétention mais à l’ambiance chaleureuse semble-t-il.

Dombizani

217 Boulevard National 

Un restaurant comorien ouvert en 2018. Le bassiste Azaiez Mami qui habite à côté m’a écrit : “très bonnes brochettes de boeuf avec ailes de poulet, poulet yassa, menu à 5 Euros seulement, superbe accueil.”

- Cafés -

Si par Azar
18 Rue Pastoret
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Voilà un salon de thé qu’on m’a conseillé mais que je n’ai pas essayé.

La Maison Geney
38 Rue Caisserie
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Un petit lieu dans le quartier du Panier où prendre un petit déjeuner ou quelques wraps.

Glacier Vanille Noire
13 Rue Caisserie
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Les recettes de Nicolas Decitre, mises à exécution dans le laboratoire situé derrière le glacier, font la différence.

La Marsa
11 Rue Rouvière
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Pâtisserie orientale au coeur de Noailles dans laquelle on peut se poser pour un thé.

- Clubs -

Danceteria
18 Rue Saint-Saëns
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Nommé en référence au mythique club new-yorkais, Danceteria est le nouveau club électro du centre ville créé par le dj Anticlimax et son crew des Brohemians. Anticlimax anime Bienvenue au Club sur LA radio marseillaise Radio Grenouille et gère le label Tcheaz avec sa division plus dancefloor PPPLUS.

Antre De Monde
40, rue Estelle (escalier du Cours Julien)
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C’est une galerie d’art / squat africain dans laquelle j’ai été car Nuno de Kêtu records y jouait (vidéo) lors d’une soirée organisée en l’hommage d’une amie, Simona, décédée lors de l’effondrement de l’immeuble à Noailles.

Le Kaloum
3 Rue de l’Arc
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“Un bar culturel et musical ouvert depuis juin 2002 à l’initiative de Momo, guinéen installé à Marseille depuis plus de 10 ans. Spectacles de danse, de musiques actuelles et traditionnelles, soirées contes, théâtre, des défilés de mode, des repas africains, des projections de film, des cours de chant africain, des cours de danse, des expositions d’artisanat…”

Dame Noir
Le bar : 43 Quai de Rive Neuve
Le dancing : 24 Quai de Rive Neuve
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Le crew de la Dame Noir, Phred Noir et Relatif Yann, représente toujours la scène dark disco à Marseille, il y a le bar et le dancing, tous deux situés Quai de Rive Neuve, mais à deux numéros différents.

Le Molotov
3 Place Paul Cézanne
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Une salle de concerts underground dans laquelle on entend aussi bien de la pop indé islandaise d’Árstíðir que du rap avec Dj Djel de la Fony Family. Elle est réputée autant pour sa prog indé que sa bonne atmosphère.

- Magasins -

Librairie Maupetit
142 La Canebière
Tél : 04 91 36 50 50
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Il y en a 2, une au Mucem, une en haut de la Canebière, on m’a plutôt recommandé la 2ème

Les Puces de Bougainville

A faire le dimanche. Le marché est menacé par l’extension d’Euromed, mais subsiste toujours jusqu’à aujourd’hui, en 2019. Voici néanmoins un article qui explique bien ce qu’il en est du marché et des craintes qui l’entourent.

Magasin de chaussures Creatis
80 rue Grignan

Nous cherchions des chaussures pour ma compagne et voilà le lieu qui nous a été conseillé.

- Musique -

Voici deux acteurs de la scène “world music” de Marseille : Damien de l’association marseillaise Phocéephone et Nuno de Kêtu records.

Phocéephone est une association qui s’est donnée pour but la préservation du patrimoine discographique (disques vinyles), et en particulier des musiques orientales. Récolte, nettoyage, archivage, numérisation et diffusion la plus large possible sont les activités de l’association. Damien joue des vinyls de musique orientale un dimanche après-midi par mois au Café Citoyen du quartier de Belzunce. C’est à Belzunce qu’a été produite la majeure partie de la musique orientale enregistrée à Marseille.

 

Nuno est un insatiable voyageur que j’ai rencontré en Ethiopie dans la maison de Dj Mitmitta, un grand collectionneur de vinyles éthiopiens. Nuno parcourt beaucoup l’Afrique, Nigéria, Ethiopie, Côte d’Ivoire et j’en passe afin de chercher des vinyls. C’est un pur, un mélomane qui refuse la starification récente des crate diggers (ceux qui justement voyagent pour chercher les vinyls rares et en tirent souvent des compilations par la suite). Ne ratez pas Nuno si vous êtes sur Marseille, c’est un dj passionné qui joue pour la musique, pas pour la célébrité, ça fait déjà une sacrée différence. Il aime surprendre lors de ses mixes, se laisser guider par l’inspiration, varier les styles fréquemment, les mots peuvent sonner galvaudés mais attendez-vous à voyager. Voici la vidéo d’un court extrait de son set à l’Antre De Monde (voir la partie Clubs)

– Damien et Nuno ont réalisé ensemble le mix de musiques soudanaises : Souffles Sidanis

– Damien a aussi réalisé un mix pour 716lavie : Machreq, qui comprend des musiques du Liban, de la Jordanie, de l’Egypte.

- Alimentation -

Cave Damiani
86 Boulevard Mireille Lauze
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Cave exceptionnelle avec large choix de whiskies, de rhums et d’alcools rares, située à côté du restaurant vietnamien A-Tay (cf. partie Restaurants)

Le Panier d’Epices
2 Rue du Panier
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Ce magasin ouvert depuis peu et spécialisé dans les épices de Madagascar a vite séduit sa clientèle car les produits sont de grande qualité, les prix vont avec.

- Photos -

Arrivée Gare Saint-Charles par un beau soleil, ça y est vous êtes à Marseille.

Arc de Triomphe de la Porte Reconnaissante

Eglise Saint-Vincent de Paul

La cathédrale La Major

Le port et la basilique Notre-Dame de la Garde en arrière plan

Ile du Frioul

L’église Saint-Cannat, initialement construite de de 1526 à 1619, mais on lui a adjoint en 1739 cette façade de type baroque tardif triomphant (un autre point commun avec Naples)

Le mémorial de la Marseillaise

D’imposantes cariatides rue de la République

Le quartier de Sainte-Marguerite la nuit

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6 comments
    01.02.19 - 13 h 09 min - Corto

    Merci pour ton blog!! A Marseille depuis un an, je ne peux que confirmer les bonnes adresses que tu cites et j’en ai appris d’autres à découvrir!

      01.02.19 - 13 h 46 min - Guillaume - 716lavie

      Oh merci du retour, ça me fait très plaisir, ravi que ça puisse te servir et que y trouves ton compte! C’est tout ce que je demande 🙂

    01.02.19 - 16 h 47 min - Mahé Julie DESCHARD

    Super

    03.02.19 - 13 h 29 min - Sébastine

    Bien dit , bien vu . Suis marseillaise , et ton blog donne envie de découvrir des nouvelles adresses . Merci

      03.02.19 - 19 h 48 min - Guillaume - 716lavie

      Merci beaucoup, rien ne peut plus me réjouir que l’article soit validé par des marseillais et qui plus est, qu’ils puissent y découvrir de nouvelles adresses. Bien cordialement,

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