Le McQueen – Paris (75001)


20.12.22 - Guillaume - 716lavie
Le McQueen
16 Rue Molière
75001 Paris
01 42 61 54 67
Ouvert du lundi au samedi de 18h à 23:30, la cuisine ferme à 21h30
Métro : Pyramides (7, 14)
Bus : Palais Royal - Comédie Française (27, 39, 95)

https://lemcqueen.fr/
- Le résumé -

Un drôle de lieu que ce resto qui a remplacé l’ancienne izakaya tonitruante que j’adorais, Ten (tenue par Julien qui a depuis monté Kanade). Depuis c’est beaucoup plus calme, sans doute trop, mais c’est bon : pas encore un coup de coeur à cause de l’ambiance un peu pesante, mais à explorer à nouveau pour en avoir le coeur net.

- La petite histoire -

C’est l’excellente Osara Lacoste qui me l’a conseillé lorsque je lui ai demandé ses adresses japonaises préférées à Paris.

- Lieu -

Le lieu est petit, assez intimiste avec les tables toutes alignées. Il a gagné en confort depuis Ten, les peintures ont été refaites. Son gros avantage st d’être totalement sous le radar dans ce quartier qui est devenu un enfer touristique. N’importe quel soir de la semaine, vous avez des files d’attente devant chacun des restos du quartier, c’est totalement dissuasif. Ici vous êtes non seulement dans la rue Molière, beaucoup plus calme que les autres rues du quartier japonais, mais en plus, le resto ayant une façade noire et une absence de signe clair, il brille par sa discrétion – surtout qu’à côté se trouve un resto avec une déco à la mode super flashy.

- L'équipe -

Il y a donc le patron et chef, musicien de formation : il avait un groupe y compris durant ses 4 premières années à Paris, mais depuis qu’il a le restaurant, il ne peut plus. Il est aidé d’un serveur gentil mais discret. J’avoue que j’ai eu du mal à sentir l’ambiance. L’histoire du lieu : un musicien qui adorait un resto dans sa ville natale d’Osaka nommé MacQueen, a décidé de le recréer à Paris, m’avait laissé imaginer un endroit plein de vie et de passion, au lieu de cela, c’était pour le moins distant voire froid. J’avais appelé pour réserver et j’avais manifesté mon enthousiasme en m’expliquant qu’on m’avait recommandé le lieu et que je fréquentais l’endroit à l’époque de Ten et on m’avait répondu plutôt sympathiquement. J’avais donc réservé. En revanche lorsque je suis entré et que j’ai dit que c’était moi qui avais appelé, on n’a pas semblé faire le lien.

Mais le truc énorme, ça a été lorsque le serveur nous a demandé ce que nous voulions boire avant qu’on commande à manger, nous avons dit 3 bières. Au bout de 5 longues minutes, pas de bières (il n’y avait que 2 ou 3 tables en plus de la nôtre), je demande où sont nos bières. On me répond : ” ça arrive”. Rebelote au bout de 5-10 minutes. Et enfin une 3ème fois, on les a eues au bout de 25 minutes, de la science fiction totale, surtout que c’était sans aucune explication, le serveur se contentant de nous répéter : “elles arrivent”. J’ai voulu partir, mes amis souhaitaient rester. Le chef-patron a l’air d’être le seul autorisé à manier la tireuse et il ne la manie qu’une fois qu’il a fini de cuisiner les plats des autres tables déjà commandés.

C’était la douche froide, j’imaginais une ambiance d’izakaya, peut-être moins rock and roll que celle de Ten, mais quand même un truc joyeux dans lequel on prend l’apéro, mange, boit des coups, rigole. En 16 ans de chroniques de restos, je n’ai encore jamais vu ça, ni à Paris, ni nulle part ailleurs. Le pire c’est que si ça existe depuis 6 ans, ça veut dire que soit personne n’en a jamais parlé à l’équipe (je n’arrive pas à le croire), soit l’équipe souhaite que ça reste ainsi.

Heureusement à la fin du repas, il n’y avait plus que nous et j’ai trouvé le moyen de briser la glace en leur mentionnant que je venais de la part d’Osara. Puis nous avons échangé, je suis revenu sur les bières car je voulais éclaircir le point je lui ai dit que j’étais obligé de mentionner ce point dans l’article : le patron m’a confirmé, mais ce n’était pas clair, qu’il les servait après les plats des autres tables. Sinon il était plutôt sympa, on se demande alors ce qui les empêche d’être plus chaleureux, expansifs surtout dans un resto aussi petit.

- Le repas -

Voici la carte du soir, on nous a dit qu’elle avait légèrement changé mais globalement tout ce qu’on a pris est dessus. En revanche, je n’ai pas réussi à comprendre leurs formules, trop complexes selon moi. Avant d’aller dans le détail, je dois dire que autant question service on voit bien que c’est une reconversion et que le patron n’est pas du milieu, autant pour le soin apporté à la cuisine, j’ai été bluffé car sa cuisine n’avait pas les défauts qu’on trouve parfois chez ceux qui ont ouvert un resto sans formation préalable, à savoir un côté tambouille et un manque de soin dans les compositions des plats et de finition dans les dressages.

Nous avons pris plusieurs tapas :

– 6 gyoza poulet (7€) et 6 boules de poulpe “Takoyaki” (7,50€)
Les gyoza étaient délicieux, ça se voyait avant même de les manger : ils n’étaient pas gras, bien frits. Les boulettes de poulpe étaient aussi très bonnes mais alors super chaudes. Je ne sais pas si le chef fait tout maison, je suppose que oui, mais je n’ai pas trouvé ça cher pour la quantité et la qualité de ces gyoza et taokyaki ainsi que de leurs assaisonnements.

– citrouille “kabotcha” mijotée 7€

Je n’ai pas trouvé ça dingue, la citrouille est servie très froide (réglage du frigo) et perd donc en saveur, par ailleurs le goût n’est pas renversant, 7 euros c’est assez cher pour ça.

– chou chinois pimenté maison 5€

– riz avec poulet frit kara agué à la sauce soja sésame 17€

J’ai demandé au serveur quel était son plat coup de coeur et il a accepté de répondre, ce qui est appréciable. J’étais effectivement très content avec mon choix, le poulet est bien bon, il y a beaucoup de morceaux et le plat est complet car il y a riz, salade, oeuf et poulet. C’est selon moi un très bon rapport qualité-prix.

– riz et anguille japonaise “unagui” 22€

La personne qui l’a prisé a apprécié, j’ai trouvé que l’anguille était un peu molle.

– riz avec poitrine de porc “Kakuni” 15€

La personne qui l’a mangé a kiffé son porc mais regrettait qu’il n’y ait pas plus de morceaux, effectivement c’était vite avalé.

On a fini avec un saké du jour à 6 euros, servi généreusement.

- Le bilan -

Bilan contrasté et pourtant envie d’y retourner car cela donne l’occasion de bien manger, au calme dans ce quartier ultra-fréquenté et peut-être que lorsqu’on est plus habitué du lieu, cela se passe mieux.

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