Un Korus sans fausses notes au déjeuner – Paris (75011)


06.10.18 - Guillaume - 716lavie
Korus
73 rue Amelot
75011 Paris
01 55 28 53 31
Ouvert du mercredi au samedi midi et soir, dimanche le soir
Métro : Saint-Sébastien - Froissart (8)
Bus : Saint - Claude (20, 65)
http://restaurantkorus.com/
- Le résumé -

Je n’ai essayé Korus qu’au déjeuner et ne me prononce donc que sur le menu déjeuner car je sais trop bien la différence qui peut exister entre le rapport qualité-prix d’un déjeuner et d’un dîner à Paris. Cela étant, pour le déjeuner, c’est, de mémoire, celui m’a le plus séduit à Paris avec celui d’Abri.

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- La petite histoire -

J’aimerais pouvoir vous dire où j’en ai entendu parler mais je ne sais plus. Je crois que c’était dans un magazine.

La serveuse nous a expliqué que le restaurant devait s’appeler Chorus au départ mais comme logo était une feuille, ils ont finalement bifurqué pour Korus qui est une fougère de Nouvelle Zélande.

- Lieu -

Il est situé rue Amelot, entre les métros Saint-Sébastien Froissart et Filles du Calvaire. A l’intérieur, j’aime la disposition des tables qui évite l’alignement façon salle de classe de tables de deux que je déteste. Il y a de l’espace entre les tables et à tout le moins, celles-ci sont larges. Lorsque je suis rentré et que j’ai annoncé ma réservation, on m’a laissé le choix parmi plusieurs tables de 2 et cela, je l’ai apprécié grandement. Ensuite, on nous a même mis une 2ème table à côté de la nôtre afin que nous ayons plus de confort vu que nous avions pris pas mal de choses. C’est sûr que c’était au déjeuner et qu’ils ne sont par ailleurs ouverts au déjeuner que depuis un mois – alors que le restaurant fonctionne depuis un an -, mais quand même cette attention est fort appréciable. Là encore, on note que le confort du client est une des priorités.

Dans l’ensemble la déco est assez “calme” (oui je sais ça fait bizarre de qualifier une déco ainsi mais c’est ce qui me vient), les murs sont dans des tons assez pâles que viennent colorer les oeuvres accrochées au mur et les dossiers des chaises.

Un petit point que j’aurai voulu leur dire directement, mais je n’ai pas trouvé la bonne occasion pour le faire discrètement, c’est de nettoyer la cuvette des toilettes, sous la lunette c’était bien sale. C’est con, mais dans un décor tout clean, ça pêche un peu. Sinon les toilettes sont bien aménagées, le lavabo, le robinet et les serviettes sont bien disposés.


- L'équipe -

Très bien, il y avait un homme et une femme. Quand je suis entré, le monsieur derrière le comptoir m’a salué et s’est enquis de savoir ce qu’il pouvait pour moi, j’ai donc annoncé ma résa comme dit plus haut, ensuite quand j’ai traversé la salle,  la femme m’a dit : « Bonjour » également. Alors que je prenais place, le serveur m’a demandé si je voulais de l’eau plate ou pétillante, “les deux sont en carafe” m’a-t-il dit, “donc ça ne change rien”. J’ai apprécié 1) qu’on me propose immédiatement de l’eau 2) que la normale comme la gazeuse soient en carafe et donc gratuites. Rien à voir avec le resto où je suis allé l’autre jour et où à ma phrase « J’aimerais avoir de l’eau s’il vous plaît « , on m’a répondu : « oui ça me plaît » (je suis parti).

Le chef canadien Hanzhou Piao est passé par les cuisines de Gordon Ramsay (Conrad, Tokyo) et de David Toutain et il a comme second une jeune chef japonaise.

- Le repas -

Donc penchons-nous sur le menu E/P/D à 20 euros. Déjà 20 euros c’est rond et ce n’est pas 22 donc forcément les chakras sont déjà relativement ouverts quand on entame la lecture.

La carte me parle de fou. Les hors formule sont à des prix super corrects. Il y a une diversité, du mais, des anchois, du foie gras, des Saint-Jacques, des gyoza, du fromage, terre, mer, légumes, viande, poisson, on trouve de tout. Ensuite le menu est léger et percutant.

Belle sélection de vins au verre, ça démarre à 6 donc c’est bien aussi.

Nous prenons des hors formule en plus du menu. 1 gyoza à 11 et 1 maïs à 7.

Les entrées ont mis du temps à arriver et je me suis un peu impatienté – car on les avait prises en plus du menu – mais au final on nous les a apportées avec des excuses car c’est le maïs au manchego 24 mois qui prend des plombes à cuisiner semble-t-il, c’est certainement difficile de rendre un maïs fondant mais sans doute qu’il faudrait optimiser le process de la recette. Je dis ça pour ceux qui sont en mode déjeuner et n’ont pas tout le temps. Sinon ce maïs est divin, voilà déjà un légume que j’adore, là il est fondant et cuit avec du manchego qui donne un côté crémeux et savoureux au plat. Un délice.

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En plus le pain est délicieux, servi chaud, avec une belle mie et une croûte croquante à souhait, donc on ne se prive pas de saucer.

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Pour le coup les gyoza étaient un peu trop riches en goût comparés au reste de notre déjeuner. Ils sont servis avec une sauce au vinaigre, trop acide à mon goût, j’aurais préféré une sauce soja. Pour accompagner le maïs et le gyoza, on m’a suggéré un verre de Coteaux du Giennois, 80% Gamay – 20% Pinot Noir, qui a parfaitement fait l’affaire.

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Mousse de foie de volaille, pickles et toast en entrée du menu

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Salade de haricots verts, noisettes, ça j’adore. Je kiffe les haricots verts, surtout quand ils sont croquants et nature, c’est tellement sain et alors servis avec des noisettes, c’est super bien vu.

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Mulet noir, moules de la Laïta, pommes de terre grenaille

On va être franc, quand le plat arrive, je n’ai déjà plus grand faim. Le morceau de mulet est petit mais on le comprend aisément en le rapportant au prix du menu. Cela étant, le poisson a de la matière, est nourrissant. Mon regret? Nous avons tous deux laissé notre assiette à moitié vide avec quelques pommes de terre et des moules qui restaient. Si je trouve que le concept du plat est généreux, il me semble que cela dessert ces moules au demeurant très bonnes. Il n’y aurait que du poisson ou des moules, cela m’irait très bien aussi, question quantité.

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On se laisse tout de même tenter par le cake à l’huile d’olive servi avec de belles figues.

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Encore quelques mignardises servies avec le café (3 euros). Au oui, j’ai oublié de dire que j’aime beaucoup leurs tasses à café.

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Au total nous en avons eu pour : 2 menus à 20 euros, 1 maïs à 7 et un gyoza à 11, 1 verre de vin à 8, 2 cafés à 3 = 74 euros. Franchement c’est donné.

- Le bilan -

Coup de coeur pour ce menu déjeuner qui, de plus, est disponible le samedi aussi. Je suis devenu très sélectif sur les tables bistronomiques parisiennes mais quand on tombe sur un tel rapport qualité – prix avec le service qui va avec, on crie hourra.

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