La cuisine palestinienne d’Ardi – Paris (75018)


18.12.22 - Guillaume - 716lavie
Ardi
10-12 Allée Lydia Becker
75018 Paris
09 80 82 21 02 et résas par msg Whatsapp: 06 61 59 37 48
Ouvert jeudi midi et soir, le dimanche midi
Métro : Porte de la Chapelle (12)
Bus : Porte de la Chapelle (38), Boucry (60, 302)
Tramway : Diane Arbus - Porte des Poissonniers (T3b)
https://www.facebook.com/ardiconceptstore/
- Le résumé -

Ardi est un concept store – restaurant palestinien ouvert au printemps 2020, cela tombe bien car Paris manquait d’une adresse qui propose ces spécialités. C’est réussi, fin, pas forcément donné sans être cher non plus. Le lieu est situé dans un quartier tout juste sorti de terre et c’est toujours intéressant de fréquenter ces coins de la capitale à ce moment-là de leur histoire, pensez au quartier chinois qui se trouve dans les Olympiades qui datent du début des années 70.

- La petite histoire -

Je l’ai découvert en regardant la page facebook du groupe Hungry Expats in Paris qui propose des dîners organisés par certains de ses membres dans des restaurants parisiens proposant la cuisine de leur pays d’origine.

- Lieu -

Le lieu est moderne mais chaleureusement décoré. Outre l’activité restauration, il y a donc aussi la partie concept-store et des évènements culturels sont aussi organisés.

- L'équipe -

Ardi a été fondé par Rania, une franco-palestinienne qui était une professeure dans sa vie professionnelle précédente, mais proposait déjà ses recettes sur son blog les petites recettes de Rania qui était largement suivi (aussi sur facebook et instagram).

Ardi signifie « ma terre » en arabe. Rania a été la première à s’installer dans ce nouveau quartier et raconte l’avoir vu sortir de terre.

J’ai appelé en début d’après-midi pour être bien sûr que ce soit ouvert le soir. J’ai eu Rania qui m’a dit de laisser un message dans l’après-midi sur whatsapp pour indiquer notre nombre afin que la cuisine sache combien de personnes viendraient. J’ai été un peu surpris car c’est assez inhabituel et j’ai donc attendu qu’on soit totalement sûrs d’y venir. Sur place, il y avait Rania, mais aussi une serveuse charmante encore en formation, mais qui avait déjà de bons réflexes et les deux chefs, c’est beaucoup pour un petit resto comme ça.

- Le repas -

La carte est appétissante et cela fait plaisir de voir (enfin) ce type de plats proposés à Paris.

 

 

Entrées

Nous étions trois avons pris trois entrées : hommos maison, trio d’olives, feta au zaatar et à l’huile d’olive. Tout est très bon, les olives notamment qui sont souvent le parent pauvre des entrées en France, sont ici savoureuses. Le zaatar est un des mélanges d’épices les plus anciens, on en trouve trace dans l’Egypte Antique : thym, épices divers et sésame. La composition peut varier mais aujourd’hui c’est principalement, du thym, du sumac, des graines de sésame grillé auxquels on ajoute souvent de l’origan, du sel, parfois de l’anis.

Plats

Première chose à dire sur les trois plats avant de détailler chacun, d’eux, c’est propre et on voit tout de suite que ce n’est pas gras, la cuisine ne triche pas. Les deux derniers sont particulièrement bien colorés et élégants, on remarque la finesse de la viande hachée.

Idreh

C’était le plus consistant de nos 3 plats, il faut dire que riz + pois chiches, c’est nourrissant et en plus avec du poulet. La personne qui l’a pris ne l’a pas fini, pour l’avoir goûté, j’aurais peut-être ajouté une pointe d’acidité en plus (bien entendu ce n’est pas la recette traditionnelle), du citron par exemple, comme dans le kotthu parotta srilankais.

Fatteh bettinjan option viande

Aubergine mijotée à la sauce tomate et à l’ail

Hommos au boeuf haché

C’est ce que j’ai pris, j’ai demandé à la serveuse quels étaient ses plats préférés, elle m’a dit un plat que j’ai oublié (je crois que c’était Idreh) et hommos au boeuf haché qui était ce que je voulais prendre. C’est très fin, j’aime la grenade, j’ai l’impression qu’il y a des brisures de cacahouètes mais je n’en suis pas sûr, cela m’a évoqué aussi certains plats iraniens (je parle de ce que je connais); cela étant, si on a déjà pris du hommos en entrée, cela fait un peu beaucoup dans le même repas.

Dessert

Le knaffeh est à 8,50 ce qui est plus cher que ce qu’on voit dans les restos turcs comme Özlem (4,50 euros) ou kurde (7 euros) comme Anatolia village. Alors il ne faut pas comparer non plus ce qui n’est pas comparabale, Özlem est un döner qui fait plutôt à emporter et Anatolia est un restaurant assis, mais à la cuisine plus simple qu’ici; cela étant, cela donne une idée, on est dans une gamme de prix haute pour ce dessert. J’étais étonné de la couleur orange et Rania m’a expliqué qu’elle mettait un colorant naturel. C’est très bon mais trop sucré pour moi, j’avais besoin d’un thé pour finir.

- Le bilan -

On nous a gentiment offert le thé, nous en avons eu pour 95 euros à 3, soit 33 euros par personne pour 4 entrées pour 3, 3 plats, 2 desserts et une bouteille individuelle d’eau minérale. C’est une cuisine fine et unique dans un cadre propre et accueillant. On bénéficie aussi du travail de 2 chefs pour un petit resto, cela se paie. Voilà pourquoi mes remarques sur les prix sont seulement pas là pour situer l’offre, nullement pour critiquer. Pour ma part je suis volontiers prêt à payer ce prix pour déguster une cuisine fraîche et délicate et soutenir le projet, qui est n’est seulement culinaire, mais aussi culturel.

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