Cagliari (Sardaigne)


07.07.21 - Guillaume - 716lavie
- Infos Pratiques -

Y aller

Vols directs Ryanair depuis Beauvais.

Sur place

Depuis l’aéroport

Le train coûte moins de 2 euros et il vous mène au centre en 10 minutes. Un taxi vous coûtera entre 20 et 25 euros.

En ville

Carte de transports publics (bus, tram) hebdomadaire à 12 euros, c’est donné. Vous l’achetez sur le site de la compagnie CTM ou sur leur app. Sachez que les transports publics marchent très bien, les horaires sont intégrés à Google Maps, les bus sont à l’heure, les lignes sont efficaces, un vrai bonheur.

- Le résumé -

Cagliari, c’est l’histoire d’un coup de coeur. J’avais déjà été dans le nord de la Sardaigne il y a des années mais jamais tout au sud. Par ailleurs, j’entendais parler régulièrement de la Sardaigne pour son côté estival, ses plages, etc… mais beaucoup moins pour sa “capitale” ou encore pour sa gastronomie ou ses sites archéologiques. Nous avons vu des promos Ryanair et l’occasion a fait le larron.

J’y ai trouvé un peu de Naples, de Palerme et d’Ajaccio et rien de tout ça non plus. Cagliari est une ville ouverte sur le monde comme peut l’être Palerme, fait rare en Italie, à fortiori sur une île, j’y ai trouvé plusieurs restaurants de cuisine étrangère de qualité (kenyan, kurde, indien). Deuxièmement la ville est superbe, à la fois de par son site naturel et son architecture. Globalement dans le centre, il n’y a pas eu de faux pas architecturaux majeurs dans les 60, 70, la ville a ainsi un aspect cohérent.

Il faut choisir de rester en bas ou en haut, je dis clairement en haut, c’est moins touristique, la vue est plus belle et on a l’impression de descendre en ville chaque matin en s’offrant le luxe d’une vue prodigieuse sur la mer et la ville en contrebas. Par ailleurs les bus marchent très bien, leurs horaires sont intégrés dans google maps et on n’hésite ainsi pas à prendre un bus pour remonter.

Enfin, il y a peu d’options culinaires traditionnels pas chers comme à Naples mais on se régale au marché San Benedetto (le marché couvert de poissons le plus important d’Europe m’a-t-on dit) ou au marché des producteurs régionaux Coldiretti le jeudi. Ainsi on cuisine beaucoup chez soi, je vous invite à louer un appartement et quand on sort manger, on se fait plaisir. Et quel plaisir, on est tombé sur des adresses solides de chez solides.

Toujours dans le registre culinaire, on peut facilement trouver des produits locaux de grande qualité sans se ruiner, à condition de savoir où aller et ainsi non seulement on mange des pépites sur place mais on peut aussi en rapporter un paquet à la maison.

La ville a aussi cet intérêt de permettre en peu de temps, via des transports publics, de s’échapper en pleine nature : plage d’Il Poetto bien sûr, mais aussi randonné à la Sella del Diavolo, plage, ou encore marche ou jogging dans les marais salants de Molentargius.

Il reste la richesse archéologique, j’étais loin de me douter avant de venir que les fondements de la ville remontaient à 3, 4000 ans avant Jésus-Christ, dans le centre on peut notamment voir un amphithéâtre mais aussi visiter le musée archéologique; mais à l’extérieur il y a aussi pléthore de sites dont le fameux complexe archéologique Sant’Antiocco à 1h20 de voiture mais également d’autres plus près comme l’ancienne cité phénicienne de Nora à seulement 35′.

Lors du 2ème voyage, nous avons utilisé les scooters de myscoot.net (voir infos pratiques) et avons pu aller à la fois à l’est sur les plages du côté de Villasimius et à l’ouest sur la plage magnifique de Terrueda et sur le site de l’ancienne cité de Nora.

- Un peu d'histoire -

La Sardaigne est un des plus anciens sites de peuplement en Europe puisque les premières traces remontent au Paléolithique mais c’est seulement au Néolithique vers 6000 avant JC qu’on y repère des habitations stables. Assez vite, leurs origines sont diverses : péninsule ibérique via les Baléares pour ceux de la zone centrale de l’île, Afrique pour le golfe de Cagliari et plus tard Anatolie et Egée.

A partir de 1500 avant JC environ, les villages furent établis au pied d’une forteresse appelé nuraghe. Vers 1000 avant JC, les Phéniciens qui se rendaient du Liban jusqu’en Angleterre avaient besoin de mouillages et devinrent des habitués des côtes sardes. En 509 l’implantation phénicienne se faisant grandissante, les Sardes indigènes les attaquèrent avec l’aide de Carthage. Les Carthaginois en vinrent à prendre possession de l’île excepté de sa partie montagneuse centrale. Il y eut ainsi un mélange de civilisation carthaginoise et nuragique (de nuraghe) indigène.

En 238 avant JC, les Romains vaincurent les Carthaginois et la Sardaigne, devenue province de Rome, vit ses villes agrandies et embellies par les Romains qui exercèrent leur domination jusqu’en 456. Néanmoins les Sardes des montagnes continuèrent de s’opposer aux Romains.

Je vous laisse découvrir la suite en ouvrant un livre d’histoire. Comme pour la Corse, le nombre de puissances ayant voulu s’approprier l’île est si grand qu’il est impossible d’en faire l’historique exhaustif. Retenez que parmi ceux qui sont restés le plus longtemps, il y a les Romains donc, mais aussi les Byzantins, les Espagnols, Aragonais entre autres et les Piémontais. Je vous conseille le livre “L’histoire de la Sardaigne” de Francesco Cesare Casula disponible à la boutique du musée archéologique de Cagliari, il est parfait.

- Hôtels -

Nous avions repéré celui-ci en bord de mer et nous sommes finalement allés dans un appartement qui s’est révélé parfait. En effet peu avant notre arrivée, il a été décidé que les restaurants ne pourraient plus accueillir de public sur place après 18h rendant compliqué le séjour à l’hôtel.

Birkin Marina
Viale Regina Margherita, 6
le site

Birkin Castello
Via Alberto Lamarmora, 116

Ils en ont aussi un près du château, actuellement tout près de l’appartement où nous sommes restés.

Pour avoir le lien de notre appartement, je vous invite à me contacter en direct.

- Guide -

Myscoot.net
Viale Trieste, 95
+39 334 165 7846
le site
Dites à Michele le boss que vous venez de la part de 716lavie et vous aurez 10%

C’est le plan scoot’ en or de Cagliari, d’ailleurs il a lancé une franchise en Italie et se veut le 1er loueur franchisé de scoots en Europe. Le mec est sympa, sûr, pas de carottes : il filme le scooter avec toi au téléphone pour l’état des lieux avant location, tout est simple et souple et mon petit doigt me dit que si tu viens de @716lavie, ça va très bien se passer.


C’est mortel pour rayonner au-dehors de Cagliari mais même s’en servir en ville comme quand tu vas faire une razzia au marché « coldiretti » de producteurs locaux le jeudi, pas un touriste et produits au top.

Nicola Dessi
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Ce jeune archéologue fait beaucoup pour faire connaître la richesse de la région. Il anime des ateliers, organise des visites, des soirées thématiques. Je trouve d’ailleurs qu’on manque d’archéologues qui aient cette fibre entrepreneuriale les amenant à faire évoluer leur métier vers celui de guide. Nous n’avons pas pu faire une excursion avec lui faute de temps.

 

- Evènements -

Fête de Sant’Efisio le 1er mai
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Au début du mois de mai, chaque année depuis 1652, une procession accompagne la statue de Sant’ Efisio de Cagliari jusqu’à Nora, à 80 kms de là. (la photo ci-dessous provient du site blualghero)

- Lieux -

Voici ma google map de Cagliari retrouvant toutes les adresses que je recommande :

 

Bastione di Saint Remy

Si vous résidez dans la vieille ville alors il y a de la chance que tous les jours vous descendiez en ville par cette porte, ce qui constitue une joie du matin non négligeable.

 

Amphithéâtre
Via Sant’Ignazio da Laconi
Entrée : 3 euros tarif plein, 2 euros tarif réduit

Non seulement le site est époustouflant, mais nous n’étions par ailleurs que tous les deux. Malheureusement il est en chantier depuis 2011, date à laquelle les concerts qui s’y sont donnés de 2000 à 2011 ont pris fin. Nous n’avons pas eu d’explications sur place mais on était content de le voir. Il est impressionnant car construit à la fin du 1er, début du 2ème siècle, en majeure partie directement dans la roche et les spectateurs avaient une vue sur la mer.

Musée archéologique national
Piazza Arsenale, 1
Entrée tarif plein 7 euros, réduit 3,5

Il est situé à l’intérieur de la Citadelle des musées dans le quartier du château. La Citadelle des musées regroupe différents musées au sein d’un bâtiment moderne : le musée archéologique, la pinacothèque, le musée d’art oriental et la collection de cires du sculpteur florentin Clemente Susini. Les collections du musée archéologique sont tirées de fouilles effectuées dans l’île sur des sites de l’époque pré-nuragique et byzantine (voir la partie “Un peu d’histoire” plus haut). Prêtez attention aux petites statuettes, elles sont très originales et d’une grande finesse d’exécution. Le musée est relativement petit mais comporte de nombreuses oeuvres d’une très grande qualité.

Galeria Comunale d’Arte
Viale S. Vincenzo, 2
Entrée : 6 euros coll. permanente, 8 expo temporaire, pour les tarifs réduits (3 et 4 euros).
le site

Elle est située dans le superbe jardin public qui se trouve au pied au château mais néanmoins en haut de la ville. La façade néoclassique du bâtiment date de 1828 mais le bâtiment a été modifiée en 1933 afin d’en faire un musée. Nous y avons notamment vu une belle collection de statues contemporaines mélangeant formes classiques et figurations contemporaines.

Et quand vous sortez vous êtes directement dans le jardin public qui a beaucoup de charme. Il y avait beaucoup de familles avec enfants mais aussi des locaux faisant leur balade du soir ou promenant leur chien.

Le jardin public

Le jardin botanique
Via Sant’Ignazio da Laconi, 11
le site

J’adore les jardins botaniques, mais là, j’ai été un peu déçu : je trouvais qu’il manquait d’âme, il n’y avait pas comme dans un jardin réussi, d’endroits où l’on souhaitait se poser. Il vaut néanmoins le coup d’oeil, la personne à la caisse nous a conseillé les thermes romaines mais leur entrée était inaccessible. Le jardin donne néanmoins l’occasion d’une jolie balade et il y a des coins réussis comme cette énorme roche.

Le Parc du Mont Urpinu et la descente le long de Viale Europa
Viale Europa

Il faut aller au parc du Monte Urpinu à Cagliari à l’est de la ville, prendre le temps de se perdre au milieux des locaux (familles, dame chic ayant sa leçon de gym avec une prof autoritaire plus jeune mais pas beaucoup plus, duos d’amis) et aller jusqu’au point de vue panoramique en hauteur. De là vous redescendez par la Viale Europa, y a un de ces mondes dans les voitures garées, impressionnant, on se sait pas ce qu’ils trafiquent, bisous, discut’ ou je ne sais quoi. Et puis avec de la chance vous tomberez peut-être sur un paon. Je discutais avec une dame de l’office du tourisme ce matin, je lui disais : « je reviens du marché de producteurs, mon sac est plein, je suis là pour donner envie à mon audience de se poser 4, 5, 6, 7 jours à Cagliari, prendre un appart’, se faire à bouffer, kiffer la ville et les environs. » Elle m’a répondu : « Ah oui on en a besoin, c’est tout le travail qu’on essaie de faire, les français et d’autres viennent et disent : « Bon à Cagliari il y a la plage et ensuite qu’est-ce qu’on pourrait faire ». « Et ben voilà lui dis-je, c’est pour ça que j’ai besoin d’être soutenu, je ne suis pas le Messie, l’unique ou que sais-je mais j’ai beaucoup fouillé le web avant de venir ici et c’est pas comme si j’avais vu 10000 articles qui fouillaient Cagliari en profondeur. En revanche des « Les 3 meilleures adresses de Cagliari » torchées en 2h voire moins, ça j’en ai vu, un paquet. »

Basilique Notre-Dame de Bonaria
Piazza Bonaria, 2

C’est le temple chrétien le plus célèbre de l’île avec son sanctuaire du XIVème siècle attenant. La légende veut qu’en 1370, un navire pris dans la tempête avait jeté sa cargaison par-dessus bord. La tempête s’est alors mystérieusement calmée lorsqu’une caisse en particulier fût jetée à l’eau. À l’intérieur se trouvait une statue en bois de la Vierge avec un enfant dans ses bras et une bougie à la main, qui restait miraculeusement allumée. La Sardaigne se mit à vénérer cette statue conservée dans l’autel du petit sanctuaire, un des premiers exemples sarde de l’architecture gothique-catalane construit par Alfonso d’Aragona (1324). Les moines ont construit leur couvent, encore habité aujourd’hui, à côté de l’église.

Cimetière monumental de Bonaria

Il vaut le coup d’oeil, il est gigantesque.

 

Basilique Paléochrétienne de San Saturnino
Piazza S. Cosimo
Entrée gratuite, ouvert de 9h à 13h30 du mercredi au samedi.

La zone archéologique de San Saturnino se situait, dans l’Antiquité, à l’extérieur du centre, dans la nécropole qui s’étendait à l’est de la cité.  On peut encore admirer les vestiges de la nécropole ainsi que la basilique dédiée au martyre Saturnin. C’est l’un des plus anciens monuments chrétiens (IV, Vème siècles) de Sardaigne édifiée là où saint Saturnio a été martyrisé en 304. Une coupole lui a été ajoutée à l’époque byzantine et uu XIe siècle, les moines de Saint-Victor de Marseille lui donnèrent un aspect romano-provençal. Elle s’est ensuite dégradée à la suite du départ des moines. Elle fût restaurée à la suite des bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Je n’ai malheureusement pu y aller car les horaires ne coïncidaient pas avec mon agenda.

 

Cattedrale di Santa Maria Assunta e Santa Cecilia
Piazza Palazzo, 4/A

 

Plage Sant’Ellia, Faro de Capo Sant’Elia, Sella del Diavolo

Prendre le bus 6 jusqu’à l’arrêt “Schiavazzi (fronte Lazzareto)”, vous êtes à Lazzareto de Cagliari. De là entamez une belle balade jusqu’au phare de Capo Sant’Elia puis marchez ensuite jusqu’à la Sella del Diavolo (le rocher qui a la forme de la selle du diable).

Faro de Capo Sant’Elia

La sella del Diavolo

Plage de Poetto

Il n’y a pas d’accès direct à la plage du Poetto depuis la Sella del Diavolo, bien qu’on la voit en contrebas. Il faut redescendre puis marcher 15 min pour attraper le bus qui vous emmènera à Il Poetto. Cependant en été, un bus est disponible en bas du sentier qui à mène à la Sella del Diavolo. Ces 8 kms de plage qui démarrent à 3 kms du centre ville sont devenus un lieu de baignade et tourisme seulement au XXème, jusque-là c’était une protection contre les éventuels envahisseurs, toute la zone à côté de la Sella del Diavolo étant un fort militaire et la plage du poetto est une fine bande comprise entre la mer et les marais salants de Montelargius, qui sont eux-même accolés à la ville. Cette grande plage est prisée des locaux comme des touristes, il y a de nombreux cafés-restos avec plage privée mais vous pouvez tout aussi bien vous poser gratuitement sur le sable.

Nous sommes allées y passer un dimanche après-midi de juin et ça vaut le coup. C’est noir de monde, populaire et il y a tous les âges, des familles, des jeunes, des couples, des ados, des amis, etc… Attention venez avec votre parasol car il fait extrêmement chaud et sans parasol on cuit totalement. Sinon l’eau est bonne. Prévoyez un petit pique nique car il y a beaucoup de restos à la con dans le coin. Vous pouvez bien évidemment vous offrir un sandwich à la viande de cheval (caddozzone), chez Caddozzoni ou Baffa par exemple (les avis ont l’air bien partagés sur ce dernier) mais il faut marcher 10 min.

 

Parc Naturel Régional des marais salants de Molentargius

Sur google des gens se plaignent de ne pas avoir vu les flamands roses, nous, à peine arrivés, ils étaient là, magiques et tranquilles avec une superbe lumière douce de fin de journée. Le parc naturel Montelargius Saline est très prisé des locaux qui y étaient nombreux le soir de notre visite, un jeudi de novembre à 17h, à faire leur sport : vélo, course, kayak, équitation ou alors à marcher activement. Un moment de bonheur au milieu de ces marais salants coincés entre la ville et la mer, une parenthèse magique car naturelle et pas trop cadrée.

Difficile de retranscrire la douceur de la lumière. D’ici 2022, ce ne sont pas moins de 60 kms de sentier de randonnée et de piste cyclable qui devraient être aménagés sur le parc. Ici se trouve la plus ancienne usine de sel du monde. Depuis l’époque des Phéniciens jusqu’aux années 1980, il a alimenté l’Europe, particulièrement les pays scandinaves où jusqu’au début du XXème siècle on l’échangeait contre du riz. La production s’est désormais arrêtée et les lagons sont devenus protégés. C’est justement le mélange de bâtiments anciens et de vieilles machines au milieu d’un parc industriel devenue réserve naturelle peuplée d’une riche population d’oiseaux qui fait tout le charme de ce lieu unique.

- Restaurants -

Au départ je voulais trouver des restos de poissons ou de cuisine sarde traditionnelle type osteria à des prix napolitains. J’ai vite déchanté. En effet, il y a une multitude de restaurants de poissons dont la majorité est concentrée autour de la rue n mais quand on gratte les avis et les photos on s’aperçoit qu’aucun ne fait l’unanimité, les notes google sont rarement au-dessus de 4,3 et quand j’en ai parlé à des locaux, aucun ne recommandait le même endroit. Par ailleurs les menus sont assez chers, autour de 30 euros. On est donc parti sur une option de manger à la maison, notamment du poisson frais acheté au marché San Benedetto et de sortir seulement dans des restos dont on est sûr qu’ils valent le coup, donc plutôt chers ou alors des pizzerias. Néanmoins j’ai tellement bossé pour la partie Restaurants de ce voyage que je les connais tous, c’est pourquoi je vous mets en bas de cette section les noms que j’avais retenus.

Restaurants gastronomiques / bistronomiques

Josto
Via Sassari, 25

Nous sommes allés déjeuner à Josto, le resto contemporain vers lequel toutes les recos convergeaient. La nouvelle cuisine sarde est ici ou chez Pomata. Pierluigi Fais est un serial entrepreneur malin et talentueux : la pizza Framento plus bas, c’est lui, il y a Josto et le dernier né, la macelleria Etto pour boire un coup avec de la barbac’. Pour Josto, j’avais vu les photos des plats et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Pas mal de restos que j’ai examinés à Cagliari sophistiquent un peu trop leurs plats selon moi. Allons droit au but : on s’est régalé. Je ne vais pas souvent dans ce type de resto, mais ça a été notre plus grand coup de coeur du genre depuis le resto 1918 à Vilnius. 45 euros le menu dégustation ici.

Le Pain maison est phénoménal. Question plats, tout a du goût, voire plusieurs, c’est surprenant et profond en termes d’association de saveurs et de textures comme ce tartare de mulet infusé au fenouil de mer (première fois que j’en mangeais) ce qui lui donne un peu un goût de thé, fenouil de mer et le tout repose sur une pâte sarde typique à base de semoule, la fredola, ici dans sa variété très fine. Divin. Il y a eu un plat de folie : cèpes et pleurotes aux coings ayant été réduits 3 fois. J’ai oublié le fromage frais qui servait de farces aux pâtes, le « kebab » sarde de la macelleria Etna était délicieux. En desserts une glace crémeuse à l’intérieur avec oranges et amandes, servie avec un gâteau sarde réduit en miettes (j’ai adoré) et un gâteau aux amandes sardes.

Excellente carte des vins, on n’a bu que du sarde, de toutes les couleurs.

Sa Cardiga e Su Schironi
Localita’ La Maddalena Spiaggia

Ca a commencé comme ça et puis ça s’est emballé comme jamais à Sa Cardiga e Su Schironi, le resto de poissons célèbre à l’extérieur de Cagliari, existant depuis 1967. On a choisi nos poissons et zou.
– thon, oignon, vinaigrette
– boutargue à l’artichaut
– anémones de mer sardes, les orziadas : 1ère fois de ma vie, une folie
– coratella de vitello : abats de veau avec des tomates séchées, la recette traditionnelle est avec de l’agneau mais là c’était du veau. Régulièrement un serveur passe à chaque table avec une immense brochette d’une spécialité et la propose. On a donc pris des anguilles et de la coratella.
– capone (dorade coryphène), tomates, câpres de Selargius
– sorbet de citron avec liqueur de myrte, sorbet de pêche avec je sais plus
En vins, on a bu un Moscato sec puis un Torbato. Comptez 70 euros par tête. J’ai trouvé le paradis sur mer.

 

Luigi Pomata
Viale Regina Margherita, 18

L’autre adresse contemporaine tendance de la ville.

Cucina.eat
Piazza Galileo Galilei, 1

Contemporain classe en mode épicerie de luxe et restauration. Menu midi avec des plats à moins de 10 euros.

Dal Corsaro
Viale Regina Margherita, 28

C’est LE gastronomique historique de la ville, compter 70 euros min. le menu dégustation.

 Sabores Formaggi e Vini
Via Lodovico Baylle, 6

Attention de ne pas le confondre avec Sapori di Sardegna, une épicerie que j’ai trouvée chère et touristique située non loin, c’est la même famille mais pas le même esprit. Ici c’est strictement vin nature avec une cuisine de petites assiettes que j’ai trouvées fort bonnes. L’accueil est assez impersonnel mais c’est une très bonne pioche proche du port, bien qu’on soit à l’ombre dans cette petite rue qui remonte. Cela évite d’être au milieu des touristes des grandes artères piétonnes et permet de s’assurer qu’on déguste des produits locaux et véritablement cuisinés. C’est très très bon, terrine aux pistaches et poivrons/anchois/prosciutto, le tout avec du et nous avons bu du Renosu à 4 euros le verre, en blanc et en rouge, c’est l’entrée de gamme d’Alessandro de Torri, un des grands vignerons sardes situé au nord, on a eu un coup de coeur pour le rouge et la bouteille est vendue seulement 13 euros à emporter.

 

Tandoori
Via Giovanni Maria Angioy, 25

Un indien du sud solide et sympathique. On a pris à emporter pendant le confinement et c’était bien goûtu. Le resto a d’abord été créé à Sant’Elena dans la “banlieue” de Cagliari puis ils ont ouvert celui-ci dans le centre.

Pizzerias

Framento
Corso Vittorio Emanuele II

La pizzeria Framento est considérée comme une des deux meilleures de Cagliari. Le chef Pierluigi Fais a changé sa recette afin que sa pizza soit encore bonne bien qu’emportée dans un carton. En effet sa pizza traditionnelle, à corniche haute (« cornicione », le rebord) devenait trop humide dans un carton. Il a ainsi supprimé la corniche et créé une version croustillante lors du confinement n°1. Elle a eu un tel succès que lors du déconfinement certains ont voulu pouvoir la manger sur place. Malgré nos 10 petites minutes de marche, les pizzas Nonno Giovanni et Pizza toast (la 2ème avec ses champignons noirs divins) étaient toujours chaudes et croustillantes. Les prix indiqués sont assez élevés pour l’Italie mais au final nous avons payé 22 euros pour les deux. Un bon premier repas en Italie commence souvent par une pizza. Merci @lucianasquadrilli pour le super article que tu as écrit sur le site @pizzaontheroad à propos de cette V2 de la Framento, il nous a permis de tout comprendre!

 

Sa Scolla Cagliari
Via Luigi Galvani, 2

Pizza phé-no-mé-nale et je ne mâche pas mes mots. En plus là, ça partait pas gagné. La pizzeria Sa Scolla m’avait été conseillée par Luciana Squadrilli, journaliste italienne spécialiste – entre autres – de pizza et par d’autres experts locaux dont le producteur de musique électronique Dusty Kid (j’ai découvert que malgré son pseudonyme à la consonance berlinoise, il était de Cagliari et m’a donné de nombreux conseils car c’est une fine bouche!). Mais malgré ces recos, certains avis que j’avais lus me faisaient douter et en plus la pizza est un peu loin au nord-est, surtout il y a rien d’autre ici, y a que des immeubles façon csp+ et pas un commerce. Ah si, il y a aussi le caviste conseillé par Enrico Melis : l’Enoteca Palestrina (voir Alimentation plus bas). On a acheté deux bons vins locaux en attendant que la pizzeria ouvre. Puis on a marché dans des rues sans personne ni commerce, marché le long d’une avenue où les voitures filent à toute allure. Puis on est arrivé, juste avant l’ouverture…, sauf qu’il n’y a pas d’ouverture sur place vu qu’à 18h les restos ne pouvaient plus servir sur place à cause du confinement. Ca on le savait, on a donc pris à commander, une seule piz’ car on savait qu’on allait la manger sur un parking d’une résidence juste à côté (on n’a pas le droit de manger dans la rue). Je dis que je connais Luciana et que j’écris sur la ville, on est super bien accueilli, je demande à la jeune femme (y avait toute l’équipe à une table en train de discuter) la pizza qu’elle recommande sachant qu’ils ont des classiques et des gourmet. Elle dit : la pizza au mouton mariné. Vas-y. On prend une bière locale non filtrée type Lager, une Pozzo 16 qui s’est avérée fantastique. On part, on trouve un banc en plastique sur le parking d’une auto-école et on attaque.
Et là, mamma mia, cette pâte, une « corniche » importante mais très aérée et croustillante. La sauce tomate est bonne, un peu aillée. La viande joue le rôle d’accompagnateur docile, ce n’est pas elle qui tient le premier rôle contrairement à ce qu’on pourrait croire. Ils ont une pizza au mulet aussi et j’ai lu des commentaires comme quoi on ne le sentait pas beaucoup. Peut-être qu’ils ne sont pas optimaux dans l’association des ingrédients, je n’en sais rien. Il faudrait que je revienne et en goûte deux de plus pour en avoir le coeur net. Ce qu’on peut dire c’est que celle-là nous a rendu fou dès les premières bouchées et nous a beaucoup plus marqué que celle de Framento en début de séjour (l’autre pizza gourmet top de la ville). Il est vrai que pour Framento on l’avait rapportée chez nous et mangée au bout de 10′ et que le chef avait par ailleurs changé sa recette pour qu’elle soit plus croustillante malgré le fait qu’elle soit à emporter donc on ne l’a peut-être pas dégustée dans les conditions optimales. Mais je pense qu’on peut dire sans se tromper qu’ici c’est autre chose. Phénoménal.

 

La pizzetta d’Oro
Via della Pineta, 29
Tél : +39 070 1524 1622

Ce spot est juste à côté de la gelateria Copacabana, je n’ai pas eu l’occasion d’y manger mais nos amis locaux qui habitent au-dessus nous ont dit que c’était très bien, il faut reconnaître qu’il y a tout le temps du monde et que ce sont seulement des locaux car le coin n’est pas touristique.

 

Madriga Forno
Via Università, 31
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Je ne l’ai pas essayée mais elle fait des pizzas à part qui ont l’air bien bonnes.

Les restaurants étrangers que je n’ai pas essayés

Ce qui m’a marqué à Cagliari comparé aux autres villes italiennes que j’ai pu visiter, c’est la diversité de l’offre en ce qui concerne les cuisines du monde, chose d’autant plus rare qu’on est sur une île. J’ai seulement testé Tandoori parmi ceux ci-dessous, mais il m’a paru intéressant de faire figurer les autres qui ont tous de bonnes critiques et proposent une cuisine assez inattendue.

Kilimangiaro
Via della Pineta, 67

Un restaurant kenyan devant lequel je suis passé en bus en repartant du Parc du Mont Urpinu et après avoir descendu la Viale Europa. Cela m’a intrigué, j’ai été voir sur le net et ça a eu l’air intéressant, il est bien noté et c’est une cuisine qu’on n’a pas à Paris.

Cucina di Mariam
Via Oristano, 25

Un petit traiteur sénégalais qui nous a paru bien sympathique, avec possibilité de manger sur place.

Nasip
Via Napoli 55

Un restaurant kirghize

Smell Brasil
Via Nuoro 27/a

El sabor argentino
Via Pola, 16
le site

On a découvert ce resto argentin en allant chercher le scooter à louer. On a eu ensuite confirmation par nos amis que c’était très bon, le patron, ancien rugbyman, est connu pour boire un certain nombre de bières argentines en compagnie de ses invités:)

Les restaurants dans lesquels que je n’ai pas été mais où j’aurais aimé aller

Oyster
Via Sardegna, 30

Un resto un peu dans le style de Sabores Formaggi e Vini, des huîtres, du très bon vin et la possibilité de manger aussi de belles assiettes.

Old Friend Bistrot
Via Giuseppe Abba, 51

Un bistrot contemporain chaudement recommandé par le fromager de la Formaggeria Carmelo Monni au marché San Benedetto.

Mari Mannu Cagliari
Corso Vittorio Emanuele II, 206

Une table plutôt bistronomique dans l’esprit bien que sans chichis.

Trattoria Macelleria Vivarelli
Via Torino, 4

Ca a l’air très très bon : une boucherie trattoria qui propose une cuisine régionale authentique à base de bons produits.

Les restaurants dans lesquels que je n’ai pas été mais qui ne sont pas ma priorité

Les 3 prochains sont dans la même rue proche de la Marina qui concentre la majorité des restos de ce type.

Da Lillicu
Via Sardegna 78

Stella Marina Di Montecristo
Via Sardegna 140

Antica Cagliari
Via Sardegna 49

La Balena
Via Santa Gilla 123

Petite trattoria familiale et populaire un peu à l’écart du centre.

Panini del caddozzone

Les panini del caddozzone sont typiques de Cagliari, on peut les trouver dans toute la ville : il y a le sandwich classique avec de la saucisse sarde fraîche et de l’oignon frit puis il y a les variantes avec frites ou steak de cheval coupé en lamelles.

Ammentos
Via Sassari, 120

Resto proposant la cuisine sarde traditionnelle de montagne.

Quo Vadis
SS554, Km 6,300,
Monserrato

Nous avons pris le tramway jusqu’au terminus qui est l’hôpital. En chemin je regardais sur mon téléphone les restos qui apparaissaient dans la zone. En effet c’étaient des quartiers plus populaires que le centre ville, sans touristes et on y trouve donc souvent des adresses authentiques intéressantes qui font la différence. Ce Quo Vadis a surgi de mon google maps avec d’excellents avis déposés strictement par des locaux. Ambiance sans chichis, limite dans un hangar, cuisine de poissons. Pas sûr qu’il n’y ait que du frais, il doit aussi y avoir du congelé d’après ce que je l’ai lu, mais ça reste à vérifier. L’adresse a l’air intéressante.

- Cafés -

I Fenu gelateria e pasticceria
Piazza Galileo Galilei, 35

I Fenu est considéré comme le summum du glacier à Cagliari. Les parfums varient en fonction des saisons : on a pris une mangue – crema vernaccia (le vin qu’on boit avec la boutargue) et figue d’Inde (c’est la saison) – pardula (biscuit sarde).

 

PBread Bakery
Viale Cristoforo Colombo, 2
Tél : +39 070 464 9121
le site

Grâce à Enrico, contact local en or, on a mangé à P Bread : cette boulangerie d’excellence c’est connue des seuls initiés car elle est au bord de la route à 100m de la mer : sa terrasse est fort agréable et on sent la mer toute proche mais ce n’est clairement pas une zone marchande dans laquelle viendraient baguenauder les touristes en goguette. Le patron, Stefano Pibi, ancien informaticien, sur la photo ci-dessous, a sauté le pas et s’est entièrement consacré à la passion du pain qui l’animait depuis des années. Ici on mange des antipasti sur un pain de mamma mia et des pizzas croquantes à souhait. On en avait un peu marre des pâtes et pizzas et pourtant on a totalement craqué sans retenue, un délice. Le blanc fût fort bien choisi par Enrico, expert en vins.

 

Gelateria Copacabana
Via della Pineta, 28
Tél : +39 331 263 3346

Un glacier à l’ancienne : peu de glaces, aucun additif, cela paraît sans chichis de l’extérieur et pourtant c’est très bon, goûtez leur glace au melon. C’est un ami qui habite au-dessus qui nous l’avait conseillé. Par ailleurs, la porte à côté, il y a une pizzetta qui propose à emporter et devant laquelle il y a toujours du monde, la pizzetta d’oro.

- Gastronomie -

Des spécialités sardes, il y en a pléthore et de tout ordre.

Sebada, un dessert chaud à base de ricotta avec du miel, ça m’évoque le künefe turc

Des raviolis farcis à la ricotta

Les pardula, petits gâteaux à la ricotta et parfumés au safran

La boutargue ou poutargue bien sûr

C’est une spécialité locale à base d’oeufs de mulet, très prisée des locaux mais il faut savoir que les mulets sont très rares en Sardaigne et que donc 95% de la production des oeufs vient de pays étrangers. La boutargue est naturellement très salée, elle se marie très bien avec une salade d’artichauts crus. Vous pouvez aussi faire des pâtes avec de la poudre de boutargue et vous rajoutez sur le dessus quelques tranches. Ou sinon ça se marie aussi très bien avec une salade de fenouil, céleri branche, orange, vinaigrette au jus d’orange. Ca s’accompagne d’un vin vernaccia.

Les câpres de Selargius, petites câpres

Nous avons été invités à manger chez une amie sarde, cheffe de son métier. Elle avait notamment travaillé dans un restaurant à Caloforte qui est le chef-lieu de la pêche au thon en Sardaigne. Ils ont la réputation d’utiliser la moindre partie du thon. Elle avait cuisiné toute la journée pour ce repas et ce fût incroyable. Voici les spécialités :

Pane coccoi

C’est une pâte de blé dur avec un levain de levain appelé “su fragmentu” ou “su frementu” ou “sa maddrighe”, on travaille la pâte énormément jusqu’à ce qu’elle devienne presque blanche. Les cuisinières locales y apposent leurs propres dessins de leurs mains expertes car ils sont complexes à réaliser.

Le pane carasau qui est un pain typique appelée aussi carta musica (« papier à musique ») en raison de sa finesse, les bergers l’emportaient avec eux et celui-ci pouvait se conserver des semaines voire des mois.

Il y avait aussi une focaccia pugliese avec les tomates

On appelle ça “capunada carlofortina”, c’est une version sarde de la caponata sicilienne (sorte de ratatouille), sauf qu’ici comme elle est de Caloforte, il y a bien évidemment du thon : thon bouilli, oignons, concombres, tomates, câpres, basilic et un ingrédient important les galette (pain sec), ce sont les gros bout qu’on voit qui ressemblent à de la chair de crabe.

Ca, c’était magique, un petit requin type roussette qu’on appelle “gattuccio di mare” (poisson-chat) avec des câpres, le plat s’appelle “burrida cagliaritana”.

Des moules à la sauce tomate et au basilic

Fregola avec fregula avec arselle (“palourdes”) et poudre de boutargue et le secret c’est un zeste de citron à la fin, les fregola sont ces petites pâtes de blé dur typiquement sardes qui ressemblent à de la semoule et sont préparées à la façon d’un risotto.

Et enfin des cantucci maison.

Le top étant d’en laisser un bout trempé dans son vin de dessert, ici un Latinia de chez Santadi, vigneron sarde renommé.

- Bars -

Libarium Nostrum
Via Santa Croce, 33

C’est un bar assez jet set mais qui offre une vue imprenable depuis le Castello. Les spritz sont à 7 euros mais on ne boude pas son plaisir. Le service est variable, il faut parfois s’imposer pour choper une bonne table avec vue.

- Clubs -

Le Jazzino
Via Carloforte, 74

On m’a conseillé ce club de jazz, mais je n’y suis pas allé. La cuisine a l’air sans intérêt d’après les photos mais le côté musique est sûrement plus pertinent.

Exma
Via S. Lucifero, 71
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Ce n’est pas un club mais plus exactement un centre culturel avec pas mal de concerts et d’évènements qui a pris la place des anciens abattoirs. On l’a repéré parce qu’un soir en passant devant on a entendu un concert de jazz assez sympa.

- Musique -

Disquaire Potente
Via San Domenico 52
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Ambiance à la cool chez ce petit disquaire vinyl, le gars a une sélection intéressante, pas folle mais on peut trouver des disques d’occase intéressants pour un prix raisonnable.

- Alimentation -

Marchés

Marché de San Benedetto
Via Francesco Cocco Ortu, 46

Le marché couvert San Benedetto existe depuis une soixantaine d’années, il était avant ouvert et dans le centre ville, c’est donc le plus grand marché couvert de poissons d’Europe : il y a des stands spécialisés, des allées consacrées aux revendeurs, d’autres aux pêcheurs locaux qui vendent le fruit de leur pêche. Sur les photos dans l’ordre : stand strictement de fruits de mer, murène, très beau stand de poissons, le stand de la seule famille à être encore spécialisée dans le thon rouge, le thon gras qui part au Japon. Le thon arrive gras en Méditerranée où il vient se reproduire : il va ensuite se consacrer à cette activité et perdre du poids. C’est donc à son arrivée qu’il est le plus gras et donc le meilleur, l’affichette précise même « tonno obeso ». Autre spécialité, ce petit requin qu’on cuisine beaucoup ici, il s’appelle gattuccio, la recette typique est la burrida. Ces artichauts dits « piquants » sont une spécialité de la Sardaigne. En sortant ou avant d’aller au marché vous pouvez faire un tour à la Pasticceria Piemontese, Via Francesco Cocco Ortu, 39, juste devant le marché. Elle ne mérite pas un détour particulier, voilà pourquoi je ne l’ai pas mise dans la partie Traiteurs plus bas mais si vous êtes dans le coin, ça peut être sympa de prendre son café là-bas et d’acheter quelques douceurs, je vous conseille les morceaux d’oranges confits au chocolat.

Nous avons eu de la chance que Michele Cherchi en personne, sans doute le fromager le plus réputé, nous le fasse visiter personnellement. Nous avions déjà vu Michele dans son magasin gourmand Salsamenteria (plus bas) mais il a aussi un stand au marché.

Un autre stand de fromages que j’ai beaucoup aimé pour la mozzarella de vache fraîche du matin, le parmesan, la crème de fromage, la boutargue, en bas à droite de la photo ci-dessus, c’est Formaggeria Carmelo Monni, il est juste à côté de Cherchi, à un angle, tenu par la mère et son fils, vous ne devriez pas le rater. Ils sont adorables tous les deux.

 

Le marché de campagne de Coldiretti Cagliari le jeudi
Piazza dei Centomila
le site

Il se déroule tout près de la mer. Je croyais que ce serait un marché type bio avec peu de personnes, en fait non, il est très prisé des locaux. On y trouve les stands de producteurs locaux qui portent tous une affichette avec leur nom et le type de production. J’y ai fait une razzia représentée ci-dessous. J’ai trouvé les excellents pois chiches de l’Azienda Agricola Fratelli Brughitta, ce sont deux frères situés près de l’entrée du marché et ce sont les rares à vendre les pois chiches qu’ils produisent eux-mêmes.

Traiteurs

La Salsamenteria
Via Sidney Sonnino, 154

La Salsamanteria est un super plan de Cagliari pour trouver des bons produits, notamment si vous avez un appart’ où vous voulez cuisiner : des légumes locaux, de la viande préparée maison (la saucisse sarde typique de Maiale par exemple), du bon vin et les pâtes préférées du patron de la maison toscane Martelli qui date de 1926 : des pâtes 100% semoule.

La Bisaccia
Via Giovanni Battista Tuveri, 70

Pour ce voyage à Cagliari, j’ai beaucoup bossé, recueilli des avis d’experts : journaliste gastronomique italienne, nombreux locaux, j’ai lu la presse, suis tombé sur un article de Gaudry dans l’Express, j’ai fait mes propres recherches, bref j’ai une synthèse de toutes les adresses qui comptent. Mais c’est sans compter sur la bonne trouvaille, celle qu’on fait soi-même au hasard d’une marche, l’adresse moins connue, qualitative, d’un super rapport qualité-prix et avec un accueil en or. Ca s’appelle la bisaccia qui est le sac traditionnel sarde (besace), cette épicerie – cave gourmande est à côté de la pasticceria d’Elite, une des plus cotées de la ville. On voulait choper un truc léger et sain avant de partir à la plage : on est tombé sur cette focaccia du jour divine à base de crème de parmesan, salami ibérique et courgettes grillées. On l’a accompagnée d’un coca italien et d’une boisson à la mandarine, 14 balles le tout en mangeant sur place : on peut manger sur place jusqu’à 18h en Sardaigne. En plus, le gars a de la boutargue locale de compét’ à un prix défiant toute concurrence. On reviendra.

La Bottega di Cibele
Via Giacomo Puccini, 3/a

J’ai trouvé pas mal de boutiques alimentaires sérieuses à Cagliari, des enseignes incarnées qui proposent des produits de producteurs de qualité et à des prix abordables, en un mot qui respectent leurs clients, à l’image d’Agrology à Paris : la Salsamenteria, La Bisaccia et la Bottega di Cibele (photo). A la Bottega, on trouve de tout, la maman ne voulait pas apparaître sur la photo alors c’est la fille qui s’y est collée, la même fille qui ne comprenait pas pourquoi sa mère fuit les objectifs. La boutique n’est pas loin du marché, dans une rue discrète. La mère et la fille sont adorables et on a beaucoup échangé lors de mes deux visites. Elles ont entre autres des biscottini de folie, la petite génoise traditionnelle. J’ai aussi acheté les câpres locales de Selargius. Elles m’ont fortement conseillé d’aller dans un resto de poissons hors de la ville (voir Sa Cardiga dans la partie Restaurants) qui m’avait déjà été recommandé. Elles ont appelé leurs amis là-bas pour leur dire que je venais. En tout cas retenez le nom de cette boutique : Bottega di Cibele.

 

Enoteca Palestrina
Via Pierluigi da Palestrina, 86

J’ai été là acheter du vin car elle m’avait été conseillée par Enrico Melis, spécialiste en vins qui nous a aidé pour ce voyage. Il y a d’autres caves mieux notées sur google dans la ville, à vous de voir. Ici vous n’êtes pas si loin de la pizzeria Sa Scolla, vous pouvez faire d’une pierre deux coups. Pas de vins à base de cabernet, il faut prendre les cépages locaux : canono qui ressemble à la grenache, carignano, vermentino. J’y ai acheté ce très con carignano.

- Photos -

Il y a des bâtiments intéressants dans le style de l’architecture fasciste italienne (voir ce site).

Palais de Justice

Comando Legione Carabinieri Sardegna

Je n’ai jamais vu en Italie autant d’églises contemporaines dingues qu’à Cagliari

Chiesa Cristo Re Cagliari

Chiesa dei Santi Martiri Giorgio e Caterina

Parrocchia Vergine della Salute près de l’arrêt du bus de la plage du Poetto

Le cimetière San Michele, un peu à l’extérieur de la ville mais quand on a un scoot, c’est parfait.

Archi plus contemporaine en revenant du cimetière

Un barbier

Chiesa di San Giacomo

Couvent San Domenico

J’adore l’architecture de ce couvent San Domenico qui m’évoque beaucoup celle de la bibliothèque Sainte Geneviève d’Henri Labrouste  à Paris avec son mélange de briques et de pierres de taille.

Le Palais civique face à la gare, siège municipal de la capitale sarde

Le bord de mer juste derrière la Piazza dei Centomila où a lieu le marché Coldiretti

Lorsque vous descendez du Castello vers le Bastione di Saint Remy

La nature n’est jamais loin, ici sur les hauteurs de la ville, avant de rentrer dans le quartier du Castello, on surplombe des arbres en fleur absolument splendides

Déguster une glace d’I Fenu sur la charmante et tranquille place Galileo Galilei qui se trouve juste devant

La fin de journée

La nuit

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